‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 316 sur 470 · Voir notamment en 1290 (p · texte numérisé non relu

Voir notamment en 1290 (p

2. Voir cet arrangement dans les Registres consulaires de Limoges, t. I, p. 9.

3. Gros Répertoires de Tabbaye, t. J, p. 287 et ss. (Arch. de la Haute-Vienne H 9469).

4. Bulletin de la Soc, archéoL du Liuiousitty t. XLII, p. 75. — L'Allemand Abraham Golnitz, lors de son passage à Limoges en 163 1, constate également que l'eau de cette fontaine est « utile aux ouvriers qui travaillent les métaux (les émailleurs], car sans elle ils ne pourraient pas donner la couleur bleue aux objets de cuivre ; leurs œuvres sont travaillées avec le plus grand art et sont expédiées en grand nombre chez les Turcs (?) », (Citation empruntée à Ducourtieux, Le cifUetière de la Courtine t p. 21.)

^r 330 LE MONASTÈRE DU XIII*^ SIÈCLE

trouvait le réfectoire; à Touest la cuisine et le cellier ^'^; des pièces consacrées à divers usages occupaient l'aile sud.

La salle capitulaire avait été bâtie dans le premier quart du xiii*= siècle, et en 121 3 le prévôt de la Souterraine, Pierre Ardalon, laissait aux moines une somme de mille sous pour la faire voûter^". Cétait une belle construction en style gothique. Jean Fayen notait ^^^ en 1575 que « le lieu où Ton souloit tenir le chapitre était fort admiré des connaisseurs, parce qu'il est assez grand, et que la voûte nest soutenue que d'un seul petit pilier par le milieu ». Cette description n'est exacte qu'en partie. La salle capitulaire était originairement beaucoup plus grande ; mais, probablement au xvi* siècle ^^\ elle avait été divisée en deux par une cloison ^^\ Au premier étage était le dortoir, qui avait été naturellement con- ^- truit à la même époque que le chapitre. D fut achevé un peu après 1217,

iy date à laquelle un escalier de pierre fut bâti pour communiquer avecle

t^ rez-de-chaussée ^^\ Après la sécularisation de l'abbaye, les nouveaux

if chanoines jugèrent inutile de conserver cette pièce, dont ils ne se ser-

P vaient plus. Ils votèrent sa démolition en 1541 ^'^; mais ils ne tar-

^ dèrent pas à revenir sur leur décision, et transformèrent le dortoir en

un grenier, où ils purent renfermer les redevances en nature qu'ils j 'percevaient ^^\

l^ Le réfectoire était une salle magnifique, que Jean Fayen décrit en

X ces termes :

p a A côté de ces cloîtres est le réfectoire où souloient manger les

L./ « religieux, lequel est grandement admiré par tous les architectes et

<c maîtres de maisons qui l'ont vu, pour être un bâtiment non com- |L « mun, la voûte d'icelui étant soustenue par le milieu de six petits

! I. Duplés-Agîer, Chroniques de Saint-Martial, p. 156.

, 2. Ihid., p. 90.

fr 3. Bulletin de la Soc. archeol. du Limousiuy t. XLII, p. 75.

4. Comme on peut le voir d'après le plan de Legros. (Voir PI. IL)

^ 5. A cette époque, en effet, le nombre des membres du chapitre fut réduit à vingt, et une

ï, aussi grande salle n'aurait plus eu sa raison d'être.

t 6. Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial ^ p. 100. — Voir plus haut.

',; 7. Feuillets d'un registre capitulaire conservé à Limoges (Arch. du Grand séminaire, papier

jr non coté intercalé dans le ms. de Legros no 40).

VÎ 8. Ce grenier a existé jusqu'à la Révolution, et Legros l'a indiqué dans son plan de la basi-

j, lique. (Voir PL IL)

« piliers fort éloignés les uns des autres J et est cette voûte toute a peinte d'azur semée d'étoiles d'or ^'^ ».

En 1735, les chanoines dépensèrent 300 livres pour restaurer le réfectoire ^^^ ; mais, trouvant son entretien trop coûteux, ils le firent démolir en 1745. Ils n'auraient du reste pu le cpnserver qu'avec de grosses réparations, car les pilier§ avaient perdu leur aplomb, et des pierres tombaient constamment de la voûte ^^\ La cuisine, placée à côté du réfectoire, fut construite par l'abbé Raimond Gaucelm (1226-1245)^^^ et démolie également en 1745 ^^\

Derrière ces bâtiments se trouvait l'infirmerie, qui avait un petit cloître spécial pour les malades ^^*. Nous n'avons trouvé sur elle aucun détail, car la grande infirmerie qui fut construite, au milieu du 'xii*= siècle, par l'abbé Pierre du Barri, et que son successeur l'abbé Isembert termina ^7*, devait être située dans l'ancien monastère et non dahs le nouveau ^^\

Comme toutes les grandes abbayes clunisiennes, l'abbaye de Saint- Martial avait des bâtiments spécialement réservés pour les pauvres et les malades. L'aumônerie ou hôtellerie se trouvait située sur l'emplacement délimité aujourd'hui par la rue du Pont-Hérisson, la rue du Mûrier, et la rue du Cloître. Peut-être à l'origine faisait-elle partie des bâtiments claustraux. En tout cas, elle en fut séparée dans la suite, et communiquait avec eux par un pont jeté au-dessus de la rue, qui s'appela de ce fait rue du Pont-Hérisson. A côté de ce pont se trouvait la grande porte du monastère ^^\

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