‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 64 sur 470 · I. MabîUon, Annales Benedict.yl. IV, p · texte numérisé non relu

I. MabîUon, Annales Benedict.yl. IV, p

a. Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial, p. 240-242.

3. « Post Aimonem abbatem vacavit abbatia XXXI annis sine pastore. Illum enim qui tôt annis prefuit, tantum non profuit, nolo in cathalogo abbatum ponere cum hoc injustumsit.... » (Adémar de Chabannes, Commemoratio, éd. Duplès-Agier, p. 4).

4. « ... Tcrcio dieante mortem suam, habitum monachi induit, timens perjurium, quia régi Lothario in Franciam firmaverat, quando a rege abbas constitutus est. » (Adémar de Chabannes, Commemoratio, éd. Duplès-Agier, p. 4).

5. Adémar de Chabannes, Commemoratio, éd. Duplès-Agier, p. 4.

6. « ... Geraldum vicecomitem in manibus suis habuit commendatum et Bosonem vetulum de Marchia x (Adémar de Chabannes, ihid.).

7. Chambon Sainte- Valérie, ch.-l. de c^n de l'an*, de Boussac, Creuse. Cf. le mot Chamhon dans la liste alphabétique des prieurés dépendant de Tabbaye..

64 l'abbaye a la fin du x*^ siècle

dition contre eux, les défit, et détruisit de fond en comble leur repaire ^'K

Aimery mourut en 974 ^'^; mais nous ne connaissons pas le jour de sa mort, car les moines, justement irrités contre lui, se gardèrent bien d'inscrire son nom dans leur nécrologe.

Nous ignorons complètement l'histoire de l'abbaye, sous l'administration de Guignes, le successeur d'Aimery. Nous savons seulement que Lothaire vint à Limoges en 985 et ordonna à l'abbé de reconstruire l'enceinte du Château ^^\ La ville, en effet, s'était développée considérablement, depuis le temps où Charles le Simple avait fait construire par l'abbé Etienne les deux tours Orgolette et Justinie, au début du X* siècle ^*\

Guignes fit donc bâtir des murs nouveaux ; il fit en outre quelques travaux dans son monastère et, à la suite d'un accident, que nous a rapporté Adémar de Chabannes, il agrandit la crypte où se trouvait le tombeau de saint Martial ^^K Une nuit, en effet, un des nombreux cierges, qui brûlaient constamment en cet endroit, vint à tomber. Il communiqua le feu aux boiseries du ciborium en bois doré, qui surmontaient le tombeau, et les détruisit entièrement. Le gardien du sépulcre, un certain Gaubert, parvint à réparer les dégâts en moins de quinze jours ^^\ et l'abbé saisit l'occasion de cet incendie pour agrandir la crypte qui devait être fort exiguë. Guignes fut abbé pendant dix-sept ans, et mourut à Angoulême, le 3 des kalendes d'octobre 991 (29 septembre) ^'\

1. « ... Juxta Cambonense monasterium, destruxit castellum vi expugnatum Cambonearem, co quod molestum erat hominibus monachorum » (Adémar de Chabannes, Chroniquf, 1. III, ch. XXIX).

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