‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 63 sur 470 · Bibîîol]}eca Cluniacensis, p · texte numérisé non relu

Bibîîol]}eca Cluniacensis, p

3. « Ohne Zweifel war um jene Zeit S. Martialis Cluniacensisch geworden » (Sackur, Die Cluniacenser.y t. I, p. 81 et ss.).

4. L*acte original est perdu, mais il s'en trouve une copie du xie siècle à la Bibl. Nat., dans le ms. latin 5^ (fd. 219 vo). Il a été publié par Mabillon (Annales Bcncdict., t. III, p. 459), et nous le rééditons dans nos pièces justif., cf. no IV,

5. Un manuscrit provenant de l'ancienne bibliothèque de Saint-Martial renferme plus de deux cents de ces actes d'association spirituelle. Il est conservé aujourd'hui à la Bibl. Nat. (ms. lat. 5243). Voir sur ces associations le chap. IV de notre II* partie.

l'abbaye a la fin du x« siècle 63

aucune hésitation à 1063 ^'\ Il est donc certain que Saint-Martial était pleinement indépendant au x^ siècle.

Uabbé Aimon, après avoir administré Tabbaye pendant six ans, mourut le jour des nones de mai 943 (7 mai) ^^\

Après sa mort, Tabbaye retomba pour trente et un ans aux mains des abbés séculiers avec Aimery. Adémar de Chabannes est encore plus sévère pour lui que pour Gonsindus. Il dit que l'abbaye resta trente et un ans sans pasteur ^^\ et on ne peut que partager son appréciation, quand on pense que ce prétendu abbé n'était même pas moine. C'était un intrigant, dont Lothaire avait voulu se débarrasser, en lui donnant, on ne sait de quel droit, l'abbaye de Saint-Martial. Le roi lui avait bien enjoint de prendre l'habit monacal, Aimery l'avait bien promis, mais il n'avait eu cure de tenir ses engagements qu'il ne se rappela qu'à la veille de sa mort ^^\

Avec un pareil abbé, le monastère fut loin de prospérer; les domaines et les églises, sous sa dépendance, furent distribués à tort et à travers aux parents ou amis de l'abbé ; le trésor fut dilapidé et ravagé par un incendie ^^\ Malgré ses défauts, Aimery rendit pourtant quelques services à son abbaye par l'énergie qu'il sut déployer dans plusieurs circonstances. Il parvint ainsi à obliger Boson le Vieux, comte de la Marche, et Géraud, vicomte de Limoges, à lui prêter le serment de fidélité qu'ils devaient lui rendre ^^\ Le monastère de Chambon^^^ qui relevait de Saint-Martial, était de même depuis de longues années inquiété par quelques seigneurs, qui par leurs déprédations semaient la terreur dans le pays. Aimery entreprit une expé-

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