Bernard Itier, éd. Duplès-Agier, p
4. « ... Tumulato pomifice [Eustorgio| eligitur a quibusdam in episcopum abbas Amblardus, qui protinus pontificalem thronum ascendit ... ; electusest ab aliis Geraldus, S. Aredii decanus... Faaum est contentio inter singulorum fautores. Petrus Laurès .-. pontificalem thronum abbati ex parte Summi Pontificis interdixit. Quapropter a Bonifacio, abbatis cliente, \Talneratus, sanguinem in veste fusum ab eo.prout potuit, Eugônio pape ostendit » (Geoffroy de Vigeois, éd. ■Labbe, Ncrja Bihî. mss., t. H, p. 30)).
5. « Romam Amblardus ire disponens Cluniacum petiit, auxilium ipsorum flagitans ; in nuUo ab ipso auxilîatus, retrogradum conficit iter. Geraldus iterum Romam venit ; petitio illius bene audita est » (Geoffroy de Vigeois, ihid.).
96 SACRE D*HENRI PLANTAGENÊT
cour pontificale du bien fondé de ses prétentions, il lui offrit un grand festin et, au dire de Geoffroy de Vigeois, à qui nous laissons bien entendu la responsabilité de l'anecdote, il obtint dès lors sans difficulté le siège épiscopal de Limoges ^'K L'abbé ainsi évincé eut le bon sens de se soumettre, et de ne pas prolonger inutilement le différend.
Sous la sage administration d'Amblard, l'abbaye prospéra et s'enrichit d'une relique bien précieuse pour elle. En 11 30, le chef de saint Martial fut découvert, et il y eut à cette occasion de grandes fêtes auxquelles assistèrent plusieurs prélats et, entre autres, l'archevêque de Bourges ^^\ L'abbé Amblard, comme ses prédécesseurs, enrichit le temporel de son monastère; il acquit notamment aux environs d'Excideuil un riche domaine, qu'il fit planter en vignes et où il fit bâtir un prieuré avec une chapelle ^*\ Il mourut le 12 des kalendes de septembre 1143 (23 août), après un abbatiat de vingt-huit ans, et fut enterré dans la salle capitulaire *^\
Vabbé Albert et le sacre d^ Henri Plantagenêt,
L'abbé Albert qui lui succéda était de famille noble ; l'un de ses frères, Géraud de Courcilles, était seigneur d'Aubusson; un autre. Bernard, doyen de Saint-Yrieix ^^\ Lui-même était un homme pieux et éclairé qui s'appliqua à réconcilier le monastère avec l'évêque Géraud, le concurrent heureux de labbé Amblard. Il y réussit pleinement. Lors de la fête de Saint-Martial, l'évêque et l'abbé participèrent
1. «... Evoluto tempore regressus est secundo Romam. Cemcns itaque suum .. differri negotium, vocat ad convivium majores curie romane » (Geoffroy de Vigeois, éd. Labbe, Kova Bibl. mss.y t. II, p. 505).
2. « MCXXX caput sancti Martialis repertum est » (Bernard Itier, éd. Duplès-Agier, p. $3). Cette prétendue découverte du chef de saint Martial est à rapprocher de celle du chef de saint Jean-Baptiste, au siècle précédent.
3. Continuateurs de la Commémoration éd. Duplès-Agier, p. 11.
4. Geoffroy de Vigeois, éd. Labbe, Nova Bibl. mss.y t. II, p. 306. Legros raconte dans un de ses manuscrits (Bibl. du Grand Séminaire de Limoges, ms. n© 35, p. 27) qu'on retrouva la tombe d' Amblard, quand on démolit la salle capitulaire au xviii« siècle.
5. Geoffroy de Vigeois, ibid. Voir aussi le Bull, de la Soc, des Lettres de la Corrh^e, 1890, p. 524.