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Hugues d'Abbeville

17. Walon ou Galon de Montigny, Walo, misC" ratione divina^ abbas sancti Martini Ruricurtensis^ fils d'Eudes et d'Hersende, gouvernait Tabbaye en 1253, suivant les frères de Sainte-Marthe. En i256, il donna aux Cisterciens de Froidmont (3) la dîme du territoire de Brunvillers (4). En juin 1 2 58, il fit un échange de dîmes avec Tabbaye d'Ourscamp. Il lui abandonna toute la dîme de six mines de terre que Jean, fils de feu Mennessier de Rouvillers (5), avait lui-même donnée en échange à cette abbaye. Quatre de ces mines déterre se trouvaient au Chemin Vert, près delà croix du frère Dreux, et les deux autres mines, au chemin de Rouvillers à Estrées. En contre-échange, Tabbaye de Saint-Martin de Ruricourt reçut la dîme de huit mines de terre sises à TOrme-Thiéboud, près du chemin de Rouvillers àErreuses. Ces huit mines avaient été, par les Cisterciens, données en échange à Jean, fils de Mennessier (6).

Le nom de Walon paraît encore dans des titres de 1267 et 1271. Il fut enterré devant le maître-autel (7). L'obituaire fait mention de lui en ces termes: Le i5 août mourut Wallon de Montigny, de pieuse mémoire, qui, après avoir été abbé de SainL-Martin, y vécut en simple chanoine et donna au monastère vingt-deux

(i) Seine-et-Marne.

(2) Arch. de l'Oise, H. 193.

(3) Canton de Noailles, Oise.

(4) Canton de Saint-just, Oise.

(5) Canton de Saint- [ust, Oise.

(6) Car lui. d^Ourscamp, CVII, p. 73.

(7) G. Ch., t. IX, 828.

mines d'avoine de redevance annuelle sur la mairie de Coivrel : X VIII kal. septembris obiitpiœmemoriœdomniis Wallo de Montigniaco, vrimum abbas noster, poslea simplex canoniciis^ qui dédit nobis XXII minas avene iinoqiioqiie anno recipiendas in majoritate de Coyprel (i).

Les frères de Sainte-Marthe, dans leur Gallia^ ont inscrit deux abbés du nom de Walon. L'un figure chez eux en 1 171. Tautre, qu'ils mentionnent en 1 253, exerce encore sa charge en 1271. Le rapprochement de ces deux dates 1171, 1 271, ne serait-il pas l'indice d'une confusion de siècles ?

18. Hugues de Rouvillers. Si Ton en croyait les frères de Sainte-Marthe, il aurait vécu vers 1260. 11 a pu être abbé de Saint-Martin douze ans plus tard. A Tobituaire, sa mort est marquée au 23 octobre. Il est dit de lui également qu'après avoir été abbé, il descendit au rang de simple chanoine. X kal. novembrisobiit Hugo de Rouinllers^ primitus abbas hujus ecclesiœ, postea simplex canonicus, cui Deus sit propitius{2).

19. Raoul, déjà abbé en juin 1276, fut exécuteur du testament de l'évoque de Beauvais, Renaud de Nanteuil, en i283. Son nom et son titre se retrouvent dans des titres de 1284, i285, voire môme d'octobre 1288. Toutefois, le titre de 1288, venant de Ghaalis. ne porte que rinitiale R (3).

20. Ingelran de Ravenel, 1287, d'après les frères de Sainte-Marthe.

21. Ansout, Ausoldus^ figure comme abbé en I2()5, 1297 et 1299. Son obit est marqué au 3o septembre (4).

22. Pierre. Les frères de Sainte-Marthe rap|)cllent Pierre de Montdidierct le font vivre en i3()5. il existe

(1) Arch. de l'Oise, H. U)V

(2) Ibid.

(3) G. Ch., t. IX, 828.

(4) Arch. de l'Oise, H. u^.

aux Archives nationales (J 486) un acte d'adhésion souscrit par lui à Tindigne procès intenté par Philippele-Bel au pape Boniface VIII. Au bas du parchemin qui porte la date de i3o3, se trouve appendu un fragment de sceau ogival de 58 millim. C'est le type abbatial avec piédouche sur champ guilloché. On y lisait sigillum fratns Pétri k^batis sancti. Martini RVRicvRTENsis. Les majusculcs de notre texte sont les seules lettres qui restent. Au contre-sceau, se voit un bras tenant une croix accompagnée de deux quintefeuilles. A l'entour est cette légende : + Secretum Pétri AhBaiis sancti Martini (i).

23. Engerran paraît en i323. Robert Molepate, prévôt de Dammartin, notifiait en i336 qu'Engerran ou Enguerrand, abbé de Saint-Martin-aux-Bois, venait de bailler à cens, à Mahiu le cordier, une maison et masure sises au coin du prieuré de Dammartin, à raison de 8 sous parisis de cens (2). A Tobituaire, sa mort est notée au 7 mai avec cettç mention: Il a donné pour la pitance des frères vingt mines de froment et aussi cinq mines et demie d'avoine. Nonis Àlaii, obiit bonœ memoriœ IngerannuSy abbas hiijus ecclesiac, qui dédit ad refectionem fratruin XX minas fnunenti et qiiinqiie minas avenae cum dimidia, capiendas apud Ravenel in grangia religiosorum sancti Jiisti (3). Serait-ce le même qu'Ingelran de Ravenel ?

24. Gilles, abbé de Saint-Martin, détermine quelles obligations incombent au chapelain de la chapellenie d'Antilly, à la suite des libéralités dont cette chapellenie a été Tobjet de la part de Guillaume de Séry, écuyer, et damoiselle Catherine, son épouse. Des messes seront dites pour eux de leur vivant et, après leur mort, à perpétuité. L'acte porte la date de i336,

(i) DouET d'Arcq, Collection de sceaux, t. 111, ir^ 904, p. 123,

(2) Arch. de l'Oise, H. 250.

(3) Arch. de l'Oise, H 193,

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sans doute iSSy, nouveau style (i).En 1348, suivant la Gallia des Bénédictins, il passait un contrat avec les habitants deMénévillers.

25. Jean 1". Mentionné en un titre de Tabbaye de Froidmont, en i352, et dans les registres du chapitre de Beauvais en i354, il prétait serment d'obéissance à Guillaume Bertrand, évéque de Beauvais, le 3i décembre i355 (2).

26. Thomas Beaufils, i363. En 1371, Thomas, abbé de Saint-Martin-aux-Bois, mettait fin aux contestations survenues entre le prieur de Dammartin et celui de Saint-Mesmes (3), relativement à deux setiers de blé, que le prieur de Dammartin prétendait avoir droit de percevoir sur les dîmes du prieuré de Saint-Mesmes. Nous le savons par un Vidimiis d'Adam Poussin, prévôt de Dammartin, de l'année 1452(4).

Thomas Beaufils reçut du pape Grégoire XI une bulle datée d'Avignon, lacinquième année du pontificat, c'est-à-dire i375 (5), Le 24 mars de Tannée suivante 1376 (1375, vieux style), Jean de Gros, ancien évéque de Limoges, cardinal-prctre du titre des saints Nérée et Achillée et grand pénitencier, donnait à l'abbé de Saint-Just commission d'absoudre Thomas Beaulils et de le relever de toute sentence d'excommunication ((>).

27. Jean II d'Auxonne. Jean, abbé de Saint-Martinaux-Bois, en i38i, vend à « Gilles Hannoque )> cent quarante-quatreverges,tantde vigne que de pré àiMénévillers, moyennant 3o llorins d'or au coin du roi. En 1396, il vend encore des biens au territoire de Ménévillers, notamment ceux qui provenaient du legs fait

(i) Arch. de lOise, H. !22.

(2) G. Ch., t. IX, 82S.

{■)) (;;anton de Clayc, Scinc-cl-Marnc,

(4) Arcli, de l'Oise, H. 252.

(5) G. Cil., t. XI, S28.

(6) Arch. do l'Oise, H. i8().

à son abbaye, en i25i, par Alix, dame de Ménévillers, et il en donne cette raison : « Dès le temps de deffuncts Thomas et Jehan, nos prédécesseurs abéz de la dicte esglise, et par le faict et négligence d'iceulx et de leur petit et simple gouvernement, nous et nostre dicte esglise ou monastère fussiens tenus et carchiés de plusieurs arriérages deubs à nostre Sainct Père le Pape, montans à certaines et grosses sommes de deniers (i). »

Pierre Renart, que nous trouvons prieur de Dammartin(2), en iSgi, devint, disent les frères de Sainte- Marthe, abbé de Saint-Martin-aux-Bois en iSgg. En cette année iSgg, il prenait encore à bail des terres à Dammartin, en qualité de prieur. Le bailleur était Guy de la Conche (3). Jean Boutery remplaça Pierre Renart comme prieur de Dammartin en 1400. Ce dernier devint-il abbé de Saint-Martin-aux-Bois? Il figure à Tobituaire au 14 novembre, mais avec le titre de prieur de Dammartin (4).

28. Jean III Paridot aurait permuté, en 1408, avec Tabbé de la Chaage, diocèse 'de Meaux.

2g. Jean IV DE Confolans, devenu, en 1408, abbé de Saint-Martin-aux-Bois, par échange avec Jean Paridot, auquel il aurait donné son abbaye delà Chaage, se fit représenter par un procureur au concile de Pise, en 140g (5). En cette même année « Jehan de Confoulant », en qualité d'abbé de Saint-Martin, accepta, pour le prieuré de Dammartin, une rente de i3 livres, donnée à ce monastère par Alain le Tonnelier et sa femme (6).

3o. Louis Le Vasseur figure en 1440. Son nom est à l'obituaire le 8 mai (7).

(i) Arch. de l'Oise. H. 277.

(2) Ibid., H. 252.

(3)lbid., H. 252.

(41 Arch. de l'Oise, H. 10)3.

(5) G. C//., t. IX, 828.

(6) Arch. de l'Oise, H. 252.

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3i. Jacques de Louvain, fils du seigneur de Herlies, de Tilloy, 1442. Une sentence de Tofficialité de Reims, datée de 145 1, déclare non recevable Tappel formé devant la cour de Reims par Jean de laMorlière, prieur de Saint-Mard-les-Roye (Somme), dans la contestation mue entre lui et Jacques de Louvain, abbé de Saint-Martin, au sujet de son prieuré de Saint- Mard (i). L'obituaire parle de lui en ces termes : Le i3 mars, obit de Jacques de Louvain, prctre et chanoine, d'abord abbé de cette église, puis prieur de Pomponnep3.rpermutat\on. III idiis martii obiit doiunus Jacobus de Louvain^ sacerdos el canonîcus uoster ^ primum abbas hiijiis ecclesiae, deinde, causa pennutationis^ prior de Potnponia (2).

32. Jean de Sainte-Usoye, de Sancta Eiisebia. En 1453, Jean, abbé deSaint-Martin-aux-Bois, permettait à Pierre Trumel, charpentier, de relever le moulin à vent de Dammartin « lequel estoit dès longtemps à grantruyneetdésolacion ))(3). En i456,Jean(( de Saint- Usoye », abbé de Saint-Martin-aux-Bois, et Nicole de Chancenay, prieur de Moussy-le-Vieux, louaient une maison et des terres à Moussy-le-Vieux à Jean Corrés autorisé par Marguerite de Versailles (4). En décembre 1456, Jean deMaignelay, dit Tristan, écuyer, procureur de noble et puissante damoiselle Antoinette de Maignelay, sa fille, veuve d'André, seigneur de Maignelay, s'engageait en son nom, devant Gobert, prévôt de l'église de Saint-Martin de Ruricourt, « dit ou Bos ». à servir chaque année aux chanoines de Saint-Martin trois muids de blé, mesure de Maignelay, et à donner une fois seulement vingt écus d'or du coin du roi « de 22 sous parisis pièce, monnoye royale à présent courant. »

(i) Arch. de l'Oise. H. -5 10.

(2) Ibid., H. K)3.

(3) Ibid., H. ICI.

(4) Ibid., H. 20s.

En retour, il demandait au chapitre de Saint-Martin de célébrer chaque année, le lo novembre, veille de la fête de Saint-Martin d'hiver, un obit solennel pour l'âme du seigneur de Maignelay « pour lequel service ils devront sonner, la surveille dudit jour de Saint -Martin, toutes les cloches de la dicte esglize, qu'on nomme la chapelle deMaignellais, et fournir de luminaire compétamment ; et, le lendemain au matin, dire matines des mors à neuf seaulmes et neuf leçons, et sonner une lesse comme dessus ; et puis dire trois messes à diacre et soubz diacre et à chappes, l'une du jour, l'autre de Nostre-Dame et Tautre de Requiem, et puis faire et dire les recommandations comme on doit faire pour les trépassés avec les seaulmes et oroisons qui à ce appartiennent. » L'acte de cette fondation fut scellé du sceau de « Estienne Mencon, garde du scel de la chastellenie de Creil (i). »

33. Jean VI Le Tonnelier conféraleprieuré de Saint- Germain deVersigny, au diocèse de Senlis, en 1459(2). Son obit se célébrait à l'abbaye le 23 juillet (3).

34. Nicolas de Chancenay, que nous trouvons à la tête du prieuré de Moussy-le-Vieuxen 1453 et 1456(4), était déjà, en 1463, abbé de Saint-Martin-aux-Bois. A cette date, il présentait à l'évêque de Meauxun titulaire pour le prieuré de Betz et Antilly (5).

Aux Archives nationales (M 74) se trouve un acte du 6 juillet 1464, émané de Nicolas, abbé de Saint-Martin de Ruricourt. Un fragment de sceau ogival de o,o5o millim. laisse voir un écu à la fasce frettée, accompagnée de sept mouchetures d'hermine posées en orle, timbré d'une croix, soutenu par un bras sur un

(i) Arch. de l'Oise, H. 347.

(2) G. Cil., t. IX, 829.

(3) Arch. de l'Oise, H. 193.

(5) G. Ch., t, IX, 829.

champ de fleurs. La légende est sigilluM Abba/is sancti Martini Rumcurtensis (i).

Les tribulations ne manquèrent pas à cet abbé. En 1465, Hue de Mailly, lieutenant des châtellenie et prévôté de Montdidier et Roye pour Charles le Téméraire, comte de Charolais, chargeait Jacques de Capieul, religieux de Saint-Martin-aux-Bois, d'administrer Tabbaye en Tabsence de Tabbé Nicolas de Chancenay devenu suspect aux envahisseurs à cause de son patriotisme (2). En 1466, Nicolas de Chancenay achetait, pour son abbaye, à Simon Joly et Simonne, sa femme, demeurant à Bapaume, une maison avec jardin, vigne et héritages, sise aux terroirs de Saint-Martin-aux-Bois et Montgerain (3). Il garda le gouvernement de son abbaye jusqu'à son décès arrivé le 3 juin 1473. Il mourut vraisemblablement aux environs de Rome, car il est dit de lui : extra curiam Romaitam, diem claiisit extremum (4). Son obit est marqué au 3 juin (5). Tertio nouas juuii, obiit domïnus Nicolaus de Caussenay, sacerdos et canonicus nostei\ abbas hujus ecclesiœ.

35. Guillaume de Baudereuil, nivernais, d'abord prieur de Montjay, fut institué abbé de Saint-Martinaux-Bois par une bulle de Sixte IV, datée du 22 juillet 1473, dans laquelle nous lisons qu'il était dans sa vingt-quatrième année, avait fait sa profession chez les Augustins et appartenait à une famille noble : dic~ tum ordinem professus^ de nobili génère procréa tus etinvicesimo quarto suce œtatis anno constitutus.Jeany abbé de Saint-Victor de Paris, fut délégué par le Saint- Siège pour le mettre en possession de son abbaye en

(1) DouKT d'Arcq, Collection de Sceaux, t. 111, iv Qdos, p. \2^.

(2) Arch. de l'Oise, H. hS(). (3I Ibid., H. 3îo.

(4)Ihid., H. hS().

(5) Ihid., H. K)-}.

1474(1), En janvier 1475, Guillaume de Baudereuil donnait à Jean Havyn, religieux profès, le prieuré-cure de Ladrancourt avec son annexe dite du Croc (2). Il fut le dernier abbé régulier. Le 25 octobre 149 1, il délivra une quittance de deux cent cinquante livres affectées à une pension viagère et à l'achat d'un calice. Son sceau s'y trouve appendu : Dans une niche figure saint Martin à cheval donnant à un pauvre la moitié de son manteau. Au-dessous, l'on voit un abbé priant, mitre, crosse, ayant à sa droite un écu chargé de trois cœurs couronnés. La légende, en caractères gothiques, porte : Sigillum Guillerui Abbatis sancti Martini. Au contre-sceau se trouve un écu à trois cœurs couronnés devant une crosse, avec ces mots : Guille Baudereul (3). En 1492, il résigna son abbaye entre les mains d'Innocent VIII en faveur de Guy, son frère (4). Il vivait encore en i5o2. A Tobituaire, il est fait mention de lui en ces termes : Le 29 juillet, mort du vénérable père de pieuse mémoire, Guillaume de Baudereuil,d'abord chanoine de Saint-Martin de Ruricourt et prieur de Montjay, puis abbé de cette église, titre qu'il résigna en faveur de son frère Guy de Baudereuil, premier abbé commendataire, et enfin prieur de Saint- Mesmes. Que Dieu lui soit propice (5) !

36. Guy de Baudereuil, licencié en droit civil, bachelier endroit canonique, avocat au Parlement. La bulle du pape Alexandre VI qui l'institua abbé de Saint-Martin est du 26 août 1492(6). Le 12 novembre i5oo, d'accord avec les chanoines de son monastère, il autorisa « Loys de Halwin », chevalier, seigneur de Maignelay, à exécuter tous les travaux nécessaires pour

(i) Arch. de l'Oise, H. 189.

(3) Demay, Sceaux de la Picardie, it^ 1415, p. 161

(4) G. Ch., t. IX, 829 ; — Arch. de l'Oise, H. 189.

(5) Archives de l'Oise, H. 193.

^6) Ibid., H. 189.

faire affluer à Maignelay Teau de la fontaine de Coivrel, mais sous la condition de ne nuire en rien au domaine de Tabbaye (i). En i5o5, il nomma Pierre Boucher, prieur de Saint-Martin, son vicaire général pour les affaires spirituelles, afin d'obvier aux inconvénients qui pourraient résulter de ses absences (2). En i5ii, son vicaire général était Pierre de Baudereuil, qui fut prieur-curé de Saint-Mesmes et de Nanteuil, puis curé de Quincy et chanoine de Roye, en même temps que receveur des biens dépendants de Saint-Martin-aux- Bois, et qui prenait en i525 le titre de gouverneur de l'abbaye et figure àl'obituaire le 26 janvier(3).^En i522, Guy de Baudereuil fournit au roi un aveu très détaillé des possessions de son abbaye (4). Il ne se fit pas faute de placer des membres de sa famille à la tête des prieurés dépendant de son monastère. En i5i8, Charles de Baudereuil était prieur de Moussy-le- Vieux (5). Le prieuré de Ladrancourt fut donné, en i522, à Jacques de Baudereuil et, en i53i, à Etienne de Baudereuil (6). Ce népotisme est vite oublié lorsqu'on s'arrête à contempler les importants travaux qu'il fit exécuter à l'église de Saint-Martin-aux-Bois,et qu'on lit dans le dénombrement de i522 les dépenses considérables qui restèrent à sa charge. On lui doit une sorte de formulaire relatif à la présentation aux bénéfices et à leur collation. Il nous apprend luimême qu'il l'a rédigé à la demande de son frère Guillaume de Baudereuil. Ce formulaire a pour titre : Registrum abbatiale ecclcsiae bcati Martini de Ruriciirte^ alias in ^osco, ordinis sancti Aiigustini, Belvacensis diocesis^ editiim ac propria manu conscriptiun

(i) Arch. de l'Oise, H. 24!;.

(3) Ibid., H. 275, 3(S8, 550 et 193.

;4) Ibid., H. 379.

(5) Ibid., H. 295.

(b) Ibid., 264.

per me Guidonem Baiidereul.jiiris civilis licentiatum, in canonico vero baccalarium, advocatum in suprema Parlamenti Curia Parisius ( i ).

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