LUI
LETTRES DE ERNOIL. COMTE DE Gl'INES, EXEMPTAIT SCR TOUTE S* TERRE L'ARRATE DU MONT-SAIM- ÉLOI DE TOIS DROITS DE MAGE ET DE VTIflACE . AISSl QTE DE TOUTES AUTRES COUTCHES.
lou Ernouls , cuens de Ghisncs , fach savoir à tous chiaus qui ces présentes lettres >crront et orront ke jou pour Dieu et en aumosne ai donné et octroyet et truite a tous jours a mes boins amis le abbé et le couvent du Monl-Sainl-Eloy d'en coste Arras. en me terre tout vuinage et tout paiage et toutes autres coustumes de toutes les cosc ke il akateronl et mèneront et feront mener parmi ma terre el parmi mon pays, ki alllert à leur proptr vivre et leur usage . et Noël et octroie ke sour chou il ou leur propre message soient de chou creu sous leur sairement , et soient quite à tous jours et passent en bien et en pais par ma terre, et pour chou ke je Noël ke ce soit ferme chose et estable jou ai ces présentes lettres seelées de mon scel. Les queles furent faites lan dcl incarnation Nostrc-Seigncur mcclx et dis et siet el mois de septembre.
{Archives du Pas-de-Calais . Cartul. d'Aubigny.)
LETTRE DO!\T L'ORIGI.VAL EST AUX ARCHIVES DE L'iRRATE DT «OST-SAIHT-KLOI .
Jov, Nicolas de Condé, chevaliers, sires de Moriaumés, et iouKaterine, remine de! devant Nicolas, dame de Karcnchi. raisons scavoir à tous chiaux qui sont et ki à venir sont, qui ces présentes lettres verront et orront , ke comme nostre chier ami , houme religieux li abbés cl li couvent du Mont-Saint-Eloy , de leur pure courtoisie à notre requeate ayeni
oltroyet à nous de prendre en leur maison au Mont-Saint-Eloy, tant qu'il leur plaira, pain el vin à taille ajuste pris, lequel pris nous sommes tenus de rendre à li : pour chou que nous ne voulons kr les courtoisies ke lidits religieux ont faites à nous et ores et autrefois, leur puissent porter en faire dommage al tems à venir, nous rccognoissons que tout chou ke il nous en ont fait et font et feront d'ores en avant . soit à taille , soit en quelque autre manière, c'est pure irrace, et pucent cesser toutes les fois qu'il leur plaira. Car ils n'en sont de rien tenu, ne à nous, ne à nos hoirs et en témoignage de toutes les choses deseure dites, nous avons ces présentes lettres scellées de nos sceaux. Che fut fait l'an de l'incarnation de Noslrc Seigneur mile deus cens vins el six, ledlves devant la Teste Saint Bcrtrcmiu.
i L'acte est scellé de deux grands sceaux. L'un représente un homme à cheval caparaçonné, tenant d'une main une épée nue et de l'autre unécusson avec les armes deCnndé- Ces mots sont écrits autour: Mcolai de Condrto dai de Moriautnes. L'autre représeule une femme couverte d'une robe ceinte et d'un manteau trai liant u terre, ayant sur la léte un bonnet carré et une fleur de lys sur les doigts. Aux deux cotés de celle fleure sont deux écussons contenant les mêmes armoiries qu'au sceau précédeut. Autour de celui-ci est écrit ce qui suit : /. Kalerine de Ca...y dme de MoriomesA
L'acte est aux archives du Mont-Saint-Eloi.
Charte de Konerl. Comte d' Artois, par laquelle, à la demande de l'abbé el du couvent de Saint-Eloy, ayant éi:ard à l'affection qu'en tout temps ils lui ont montré ainsi qu'à ses prédécesseurs, ayant espoir que leurs prières seront favorablement accueillies de Dieu, leur concède et veut que tous les héritages, n'importe de quelque manière que ce soit, à titre d'achat, de donation, d'aumônes et autres qu'ils possèdent légitiment au jour actuel, soient tenus de lui. sans être forcés de les vendre ou les retirer de son pouvoir, pour qu'ils jouissent librement et pacifiquement sans aucune exaction des possessions et héritages qu'ils ont ainsi acquis. Le Comte d'Artois leur fait librement cette concession, sauf en tout sa justice séculière, son droit et celui d'autrui.
m.t 3 «BU.
Donné à Hesdin, l'an t293 le 3 avril
iCartulaire d'Aubiyny fol. 51 ttrso.J
iCette charte est répétée au fol. r>7 verso.)
LETTRE I>E SERVAIS, ABBJ'. t)E SAINT-ELOÏ, E> 1300. LAQUELLE EST TIRtE PI SECRÉTARIAT d'aRRAS.
A tous ceux qui ces lettres verront, Servais, par la permission divine et de toute la communauté, abbé du mont-Saint-Eloy. salut à toujours dans Notre-Seigneur;
Sachent tous, que toujours appliqué à faire le bien général de notre maison pour le bien de la religion et l'utilité de notre dite maison, nous, d'un commun consentement, ordonnons tant pour le présent que pour l'avenir, que les choses suivantes soient observées, seavoir : Que tous nos prieurs et administrateurs de nos lieux d'Aubiguy, de Rebreuvcs, de Rullecourt, de Béthune, deGouy, d'Escoivres, après leurs dépenses faites, rapportent à la bourse commune du mont-Saint-Eloy, à la fin de chaque année, avec fidélité et Intégrité, tout ce qu'ils auront de reste, soit en argent secq, en dettes actives ou en quelque bien que ce aoil appartenant à nostre maison, en retenant néanmoins ce qu'il faut pour provisions de toutquoy ils nous feront apparoislre.
Et pour la plus grande sûreté tant des administrateurs que des autres compagnons ou associés, nous ordonnons que les administrateurs des lieux susdits seront tenus de rendre compte, tous les mois, de toutes et chaque recettes et dépenses qu'ils auront faites, et cela pleinement et totalement en présence de leurs compagnons qui demeurent avec eux ; les prieurs d'Aubiarny et de Rebreuvcs, devant deux compagnons au moins demeurant avec eux, sans en exclure néanmoins les autres qui voudraient y eslrc présents; et pour ôter tout-à-fait tout sujet de murmures, tous les administrateurs devant dits seront tenus de coucher sur des seidules l'importance de leurs recettes et dépenses et d'en faire un compte général. Le sous-l'révot sera tenu d'euregistrer dans le mois toutes ces seidules dans un grand registre, et pareeque n'avoir qu'une bourse a été utile de toute antiquité à nostre maison, nous voulons que tous et chacun de nos frères, sçavoir : le prévôt, le maistre d'hostel, lecélérier, le dépensier, le trésorier, les convers ou autres, nos domestiques, rapportent entièrement et totalement, le plus tôt qu'ils pourront le faire commodément, à la bourse commune, tout ce qu'ils auront acheté, vendu ou reçu des biens de nostre église, et le prévôt et le sous-prévot seront tenus de pourvoir sans difficulté à tout ce qu'il leur sera nécessaire.
Voulons aussy qu'on apporte un grand soin à conserver les édifices et que ceux qui sont
rhnrzés du soin des terres s'appliquent exactement mi labourage elles fassent marier dan> letomps.
F.t afin que toutes ces choses en soient plus stables à l'avenir, nous avons cru devoir apposer leseil à ces présentes, suppliant notre révérend père en Jésus-Christ et notre Seiirneur Gérard, 43' évèquc d'Arras, qu'il donne lui-même son consentement à tout ce qui est dessus, qu'il les ratifie, qu'il les approuve et daigne les confirmer par son autorité ordinaire.
Donné l'an 1300. le jour des Octaves de Saint-Augustin.
LVH.
IFIFHF.S DE LiS 1320 POlll LA FOMUTIOK n'i.NE CIIWELLEHIE I > l.'Èr.USF.
nt M0ST-SAI5T-F.1.0T.
A tous oheux qui ces lettres verront, nu orront. Marie, comtesse de Saint-Paul, et Jehant de Chastillon. cuens de Saint-Pol. ses fils, salut : Comme très-haut et très-noble de bouc mémoire, messireGuis de Chastillon, cuens de Saint-Pol et boulillicrs de Franche maris à moi, Marie dessus dite, et pères à moy Jehan de Chastillon. cuens de Saint-Pol. dessus dit, eust donné et laissé en son testament, à religieux et honnestes l'abbé et le couvent du mont-Saint-Eloy, douie livres de rente par an perdurablement, pour fere chanter en la dite église chacun jour une messe de Requiem pourles ames de nous deux . et tôt aime jou Marie viveraie pour cuater une messe du Saint-Esprit pour moy. Nous qui avons en tout point ferme volonté et en ce sommes persévérants de mettre à fin deve son bon propos , et spécialement le testament de sa dernière volonté, avons requis es religieux dessus dits qu'ils voulissent mettre ledit don et ottroyance à éxécution en tant qu'il pouet a eulx toucher, etc.
Lesdits religieux ayant reppondus qu'ils estoient trop charoés de services, et s'en estant excusez, la comtesse Marie et son fils fondèrent de la dite rente une paroisse en la villed'Antin, assise au patronage de l'abbé du mont-Saint-Eloy, à l'honneur de la Vierge Marie, de Saint-Jean l'évangéliste, et de Saint-Berthemiu, apôtre, laquelle fondation fut approuvée par Enguerran, évesque de Térouenne. cousin du comte Jean de Chastillon et par Bernard, abbé du Mont-Saint-Eloy, l'an 4320 au mois de décembre.
(Hist. de la mais. deChatillon, pag. 472.)