‹ L'abbaye et les cloitres de MoissacChapitre 117 sur 154 · PILIER · texte numérisé non relu

PILIER

Ce pilier, dont les' angles sont rabattus, est recouvert sur trois de ses faces de

plaques de marbre : du côté du préau il ne présente aucune ornementation, à l'exception du tailloir qui est en calcaire ; il est décoré sur la face septentrionale de lignes ondées simulant les flots de la mer.

Les faces latérales sont garnies d'imbrications, figurées, sur l'une par un simple trait, sur l'autre par une double ligne ainsi que le représente le dessin de la figure 151.

Ces ornements imbriqués rappellent parfaitement des écailles de poisson, et à la note 2 de la page 66, nous avons fait connaître, en parlant de l'abbé Ansquitil, l'opinion émise à ce sujet par le chroniqueur Aymeric de Peyrac.

D'après lui, Ansquitil aurait fait reproduire, a cause de son nom, des écailles de poisson tant sur le trumeau du portail de l'église que sur les piliers du cloître. Ces écailles figurent aussi dans la galerie orientale, sur le pilier où est représenté l'abbé Durand ; nous les retrouvons également sur le trumeau du porche de l'église.

Nous avons relevé l'analogie qu'il peut y avoir entre le mot latin Squilla qui désigne une série de poissons et celui d' Asquilinus. Pour ne point faire de répétition inutile, nous renvoyons le lecteur à la note précitée.

La frise, aujourd'hui bien dégradée, présente, sur tous ses côtés, des têtes d'ange aux ailes éployées. Au-dessus se développe un cordon de lignes également imbriquées.

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