XII. — VITARD
(Titardus Aym. de Peyrac; Vitardus AndurandyJ
Si on ne connaît point l'année de la mort de l'abbé Ermenin, on n'est pas mieux renseigné sur l'époque de la promotion de son successeur Vitard. Cet abbé n'est
(1) Il convient de remarquer qu'on entendait alors par église une véritable propriété avec les droits qui y étaient attachés, c'est-à-dire la dîme, le baptistère et le cimetière, un bien possédé et transmis au même titre et de la même manière que tous les autres. L'usage en était conféré soit par l'évêque, soit par les abbés à des prêtres pour y remplir leur saint ministère, ou quelquefois même à de simples laïques qui, à partir de ce moment, en devenaient les collaleurs, et avaient, à leur tour, le droit de donner des églises en fief.
(2) Voir ci-dessus page 28.
(3) « Ludovicus, rex Aquitanie, imperavit anno Domini Ville XIII (v. s); qui hoc monasterium dilexit, ipsumque, dum fuit dux Aquitanie, visitavit ». Aym. de Peyrac, Chron., fol. 109, r°.
(4) Les auteurs de la Gallia christiana ont substitué à Vitardus, un certain Witardus qualifié abbé de Moissac et qui, à ce titre, aurait accepté en 847, d'un seigneur nommé Astanove, le château de Cerrucium, situé sur la Garonne dans le Toulousain. Cette charte, dont l'original se trouve aux Archives départementales de Tarn-et-Garonne, a été publiée par Devais (Eludes topogr. sur l'arrond. de Castelsarrasin) et par les éditeurs de la nouvelle édition de YHistoire de Languedoc (t. II. Preuves, Chartes et Dipl., col. 274).
Il résulte du texte même de l'acte : i° que le donateur de Caslrum Cerrucium s'appelait Ausloricus et non Astanova ; 20 que le donataire Witardus était abbé du monastère de Bonneval, fondé au diocèse de Toulouse sous le vocable de saint Pierre et de saint Avit et qu'on ne doit pas le confondre avec Vitardus,
LES ABBÉS RÉGULIERS
signalé que par une charte, datée de l'an vingt-quatre du règne de Louis-le-Débonnaire (838), par laquelle Léodagarius et Adalberte sa femme donnent au monastère trois églises situées en Auvergne : l'église de Saint-IIilaire, sur les fleuves d'Elionis et d'Elenque, l'église de Sainte-Anastasie, non loin de la première, et celle de Saint- Sernin-de-Valojul (1).