XXX. — ANDRALD II
(Arnaldus Aym. de Peyrac et Andur.; Andraldus Arch. de l'abbaye;
Amaldus Gall. chr.
La sixième année du règne de Lothaire, au mois de février « anno 6° quo Loterius sumpsit imperium » il fut fait donation par Ilelesgarinus « en faveur du monastère de Moissac, situé sur les bords du Tarn et à la tête duquel se trouve le vénérable Andrald » des vignes et champs qu'il possédait au lieu de Campeslres, diocèse de Toulouse (4).
(1) Coll. Doat, vol. 128, fol. 1 1. — Arch. défiarl. de Tarn-et-Garonne, G, 570.
François Moulenq [loc. cil., p. 291) attribue cette donation à un nommé Bernard II, abbé de Moissac, dont « tous les historiens auraient ignoré l'existence », mais comme il place ce Bernard II le cinquième après Arquinar dans la liste des abbés, qu'Arquinar était à la tête du monastère en 920 et que l'acte en question est daté de 929, il faudrait admettre, sans aucune preuve, pendant une courte période de sept à huit ans, une succession de six abbés, ce qui n'est guère probable.
(2) Aymeric de Peyrac (fol. 156, v", col. 2) s'exprime ainsi au sujet de cet abbé : « Aiquarius, eo tempore, anno Domini millesimo V'°, Ungarii fidem Chrisli susceperunt, qui Franciam, Burgundiam, Acquitaniam ferro et igne annapagam existentem devastarunt ».
Il y a évidemment une erreur dans la date donnée de 1005, puisque Raymond Ier, le cinquième successeur d'Aquaric, était, d'après Aymeric de Peyrac, abbé de Moissac en 996.
(3) Coll. Doat, vol. 128, fol. 13 et 14.
(4) Coll. Doat, vol. 128, fol. 9.
LES ABBÉS RÉGULIERS
Les auteurs de la Gallia christiana ont pensé que dans la mention de la date de l'acte il s'agissait de Lothaire, fils de Louis-le-Débonnaire, et lui ont alors assigné l'année 846, mais Andurandy(i) estime que le prince visé est Lothaire, fils de Louis IV d'Outremer, en 954. Le premier, toujours en lutte avec son père et avec ses frères, n'a jamais eu un pouvoir fixe et bien déterminé, tandis que le second a gouverné pendant trente-deux ans. L'opinion d'Andurandy paraît être la plus vraisemblable.