‹ L'abbé C.-H. Laverdière [microforme]Chapitre 2 sur 4 · TZ · texte numérisé non relu

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ses connaissances théologiques, l’inaltérable douceur de son caractère, le désignaient d'avance comme une précieuse acquisition pour une maison d'éducation.

Le Séminaire de Québec se l’agrégea, et peudant des années il fut successivement professeur de troisième, de seconde, de mathématiques, de physique, de chimie et de musique vocale et instrumentale, et plus tard nommé titulaire à la chaire d'histoire de l'Université Laval et conservateur de l’importante bibliothèque de cette institution,

C'était 13, à travers les longues files où s'étalaient ses livres chéris qu'il faisait bon de voir l'abbé Laverdière, la soutane toute poussiéreuse, les mains tachetées d'encre, expliquer comment l’Université avait obtenu possession des Heures de Marie Stuart, moutrer ses collections d'incunables et fairé toucher du doigt ses Alde, ses Estienne, ses Plantin et ses Elzévir.

Bibliophile comme l’étaient Charles Nodier et Brunet, comme sont encore Jacob, Edwin, Tross et Harris, il n’y avait pas un coin de cette vaste salle qui ne fût connu de l’abbé, L’hôte le plus petit, le plus obscur, était choyé à l’égal des plus précieux in-folios, et la collection de brochures canadiennes recueillies par ses soins, est peut-être unique en son genre, L’œil du maître rayonnait partout dans cette immense royaume de l’intelligence, et que de notes, de conseils, de renseignements précieux se sont éparpillés là, sur ce parquet, prodigués à pleines mains par ce modeste savant, qui donnait sa science au premier venu, avec la candeur et l’insouciance d’un enfant,

Nul, mieux que l'abbé Laverdière, avait sû se rendre maître des secrets de notre histoire surtout depuis 1500 jusqu’à 1700, et lui seul connaissait et emporte malheureusement avec lui une foule de choses curieuses sur cette époque reculée et si intéressante.

Ne refusant jamais un service, loyal, franc, délicat, d'une politesse exquise mais sans raffinerie, ayant toujours sur les lèvres une excuse pour ceux que l'on attaquait devant lui, l'abbé joignait à toutes ces charmantes qualités un grand amour pour le travail, sous quelque forme qu'il vint à lui, musique, peiuture, beaux-arts, lettres ou sciences.

Chez lui, le sentiment artistique était on ne peut plus déve-

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