IX. Theuriet V homme
Comme homme, Theuriet possédait ces qualités sympathiques qui rendent ses livres si attrayants. Son amour de l'humanité, de la nature, des animaux, des oiseaux, des arbres et des fleurs se fait sentir aussi bien dans sa vie que dans ses livres. Son amour de la province et de ses habitants est vrai et sincère. Bien que les scènes qu'il décrit à Paris soient faites de main d'artiste, néanmoins, il excelle surtout à peindre l'Argonne, ses forêts, ses collines noires, la vallée de l'Ornain, les fleurs, les oiseaux, ainsi que la bourgeoisie française moitié paysanne, moitié villageoise. Comme employé du gouvernement il a su se conformer aux idées bureaucratiques et se créer une position des plus honorables. Comme patriote, pendant l'époque douleureuse de la guerre franco-allemande, il a servi sa patrie d'un dévouement à toute épreuve. Comme littérateur, il a toujours été absolument indépendant, ne s'identifiant jamais avec les partisans des nombreuses écoles littéraires de son temps tels que les réalistes, les naturalistes, les parnassiens, et cetera et qui comptaient parmi eux les élus des littérateurs.