‹ L'abbé de Saint-PierreChapitre 149 sur 287 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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l'abbé de saint-pierre économiste

sont pas les riches qui donnent le plus ; le quatrième, c'est l'impression pénible que cause aux étrangers et aux habitants une ville où pullulent les mendiants ^.

On fournirait de l'ouvrage « chez eux avec liberté ou dans un hôpital sans liberté » à tous les pauvres inoccupés qui sont en état de travailler. Alors, remarque l'abbé ^, « de trois mille mendiants de Paris il y en a la moitié qui, de peur d'être menés à l'hôpital et de jeûner deux ou trois mois à la maison de correction au pain et à l'eau, cesseront de mendier et trouveront à travailler chez eux ou ailleurs, de sorte qu'il n'y en aurait pas quinze cents à nourrir, à loger et à occuper. Il faudrait seulement publier que ceux qui voudraient volontairement se renfermer dans l'hôpital ne seraient point mis à la maison de correction et seraient mis à l'ouvrage volontaire, nourris et entretenus. »

L'assistance ainsi comprise entraîne de lourdes charges. « Je sens bien qu'il faut une augmentation de bâtiments, qu'il faut acheter des meubles, des habits, des vivres. » Le travail des mendiants ne fournirait que la moitié environ de leur subsistance. Pour couvrir le reste des frais, l'abbé demande « que le roi accorde quinze sols d'augmentation sur les droits d'entrée par muids de vin ^. »

Le système de l'abbé de Saint-Pierre est plus doux que toutes les ordonnances édictées par la royauté contre les mendiants, et qui restaient lettre morte Il fut communiqué à la cour au commencement de l'année 1724 ^ et une déclaration du roi parut e 18 juillet suivant. « Il y eut un conseil des finances à Chantilly, rapporte Villars ^, dans lequel il fut décidé des matières très importantes, en tr 'au très une déclaration pour ne plus souffrir les pauvres mendiants et vagabonds dans tout le royaume. Ils furent distingués en Invalides et Valides. On prit des mesures pour trouver des fonds extraordinaires pour nourrir ceux qui

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