Journal drs principales affaires, loc cit., j
4. Correspondance administralive de Louis XIV et de Co/^er/. Bibliothèque nationale; fonds français, ms.2771-2772, p. 182, et édit. Depping, t. V,p. 527.
5. Elle y était encore en 1720, lorsque mourut l'abbé Renaudot.
6 VTE DE RENAIJDOT
désignait pour ses héritiers ses deux frères, Isaac et Rusèbe. Or, Isaac n'avait pas d'enfants; nnoyennant une compensation, d'ailleurs inconnue, il abandonna la Gazette à son frère Eusèbe qui la confia lui-même plus tard à son fils aîné, l'abbé Renaudot; celui-ci devait la rédiger en son propre nom pendant plus de quarante ans.
Désormais, Eusèbe était le personnage le plus considérable de la famille Renaudot. Il reçut le titre de premier médecin du Dauphin, en 1672; et, peu de temps après, celui de conseiller d'Etat. 11 avait une clientèle médicale nombreuse et choisie, et ses entrées à la Cour; il sentait son importance. Désireux de fournir aux futurs historiens de sa maison des informations dignes de foi, il tenait depuis longtemps son Journal^.
La première grande nouvelle qu'il y inscrivit fut la naissance de son premier enfant, qui fut aussi le plus aimé : aucun autre, parmi les treize qui suivirent, ne flatta comme cet aîné, par ses succès, l'orgueil paternel. Plusieurs de ces enfants furent enlevés très jeunes par la mort. Les deux garçons, Eusèbe et François, embrassèrent l'état ecclésiastique. Une des filles entra au couvent; une autre épousa le D'" Matthieu Thuillier, « docteur-régent en médecine, » qui assista son beaupère en sa dernière maladie. Une troisième, Hélène, née en 1659, épousa M^ Jacques Chaspoux, seigneur de Pierre-Dure et de Verneuil, lieutenant des gardes du corps de Monsieur, frère du roi; son fils, secrétaire du cabinet du roi et receveur général, fut l'héritier testa-
1. C'est le Journal des principales affaires de ma famille, que nous avons déjà plusieurs fois cité.