E. A., ARCH. DE QUÉBEC
LETTRE DE MONSEIGNEUR C. LAROCQUE, ÉVÈQUE DE ST-HyYACINTHE,
Belœil, 31 Mai 1875:
Monsieuür le Supérieur,
Je vous suis vraiment reconnaissant de l'attention qué vous avez eue de m'informér dé la mort du Révd. M; Jos. Aubry.
Dans des circonstances ordinaires j'aurais fait un effort particulier pour assister à ses funéraillés. Gravement indisposé depuis trois semaines, je me sens encore assez faible pour n’entreprendre qu'avec crainte de me rendre aujourd'hui à St-Hyacinthe, où le devoir m'appelle.
Je me fais un devoir de reconnaissance d'accorder uné part dans mes prières au vénérable défunt, qui m'a, depuis au-delà de quarante ans, traité avec une bienveillance et une amitié dont le souvenir me sera toujours bien cher.
Agréez, Monsieur le Supérieur, l'assurance de mon estime et de ma considération, et croyez-moi bien amicalement
Votre très-humble serviteur,
+ C., Ev. DE ST-HYACINTHE.
Rév. M. Nantel, Supérieur du Sém. de Ste-Thérèse,
LETTRE LD£ MONSEIGNEUR J. LANGEVIN, ÉvèQuE DE Rimouski.
£vêché de Rimouski, 1 Juin 1875.
Monsieur.le Supérieur,
Si la choïe ne m'avait pas été absolument impossible, je me serais certainement fait un devoir d'assister aujourd'hui aux funérailles du regretté monsieur Joseph Aubry. Il avait tant de droits à ma vénération et à ma reconnaissance ! Je n’oublierai jamais qu'il a été mon directeur au Petit et au Grand Séminaire de Québec ; qu'il m’a fait faire ma première communion; qu’il m'a toujours conservé l’amitié la plus franche et la plus
expansive ; enfin qu’il a bien voulu diriger la retraite de mon clergé en 1868, malgré son âge avancé et ses infirmités.
Mais si je n'ai pu être présent de corps à la funèbre cérémonie, j'y aurai été d'esprit et de cœur.
Agréez, Monsieur le Supérieur, pour votre respectable maison, mes condoléances bien sincères de la perte qu'elle subit par la mort de ce vénérable prêtre ; et pour vous-même l'expression de mes sentiments de dévouement et d'estime,
: + JEAN, Év. De Sr. G. De Rimousr.
Rév. M. Nantel, Séminaire de Ste-Thérèse,.
Afin de ne pas séparer lé souvenir de deux frèrés unis autrefois dans la vie et aujourd’hui dans la mort, nous reproduisons ici, avec la permission de l’auteur, la notice biographique publiée dans la Minerve du 17 octobre 1873, sur l'abbé Clément Aubry, qui, lui aussi, a passé sur la terre en faisant le bien.