IL NE FAUT PAS JOUER AVEC LAMOUK
Ainsi , dans un de ces momens, il me semble partir avec Marie-Rose et son pèie pour le bois de Boulogne. La voiture nous berce doucement; nous sentons ensemble les mêmes ondulations ; nous voyons ensemble les groupes d'arbres courir le long du chemin. Marie-Rose a une robe de mousseline bleue, une capote de paille , et un léger voile que le vent apporte sur mes lèvres. — Arrivés au bois , nous trouvons précisément unami de son père qui l'emmène en causant , et les deux vieillards suivent le grand chemin de sable. Nous , nous entrons dans l'épaisseur du taillis; nous allons nous asseoir sur un tertre de gazon. Pour plier une branche d'arbre qui la gêne , je passe un bras derrière sa taille; une plante, qui tend sa petite fleur sur la robe de mousseline , me donne l'occasion d'avancer l'autre main pour la cueillir; Marie- Rose est ainsi dans mes bras. Elle ne s'éloigne pas, elle ne fait aucun mouvement de crainte, elle accepte l'intervention de la branche et de la fleur. — L'épaisseur du feuillage nous en-