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Verneau a constaté, d’une manière certaine, qu’une partie de la population Guanche, maintenant encore largement représentée, appartient indubitablement à cette même race qui vivait, il y a quelque cent mille ans, sur les bords de la Vézère.
Devons-nous en conclure que les Lapons, les Samoyèdes, les Tchoukchis, les Esquimaux, les Guanches sont originaires du midi de la France ; que la France a été le centre ou l’un des centres d'apparition de l'Homme; que c’est des bords dela Dordogne que l’humanitérayonna sur le globe? Assurément non.
Quelques traits communs entre les Asiatiques et les Esquimaux ne prouvent pas davantage que la race esquimaude à vu le jour entre le Tigre et l’Euphrate.
Tandis que la paléontologie retrouve des traits de famille entre des races si éloignées par l’espace et surtout par le temps, la géologie établit que nous n'avons que des idées très confuses sur les révolutions telluriques des premiers âges ; que nous savons peu de chose sur la géographie de ces temps lointains et que nous en sommes aux premières pages de l’histoire des migrations humaines. On entrevoit seulement, comme l’a dit M. Quatrefages, que c’est peut-être sous le pôle qu’il nous faudra chercher le berceau de notre espèce. Le seul fait qui paraît à peu près certain, c’est que les migrations dans le sens des longitudes ont eu lieu du nord au sud et non du sud au nord.
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Donc, tout en reconnaissant que les deux ouvrages de M. Petitot ont une valeur très réelle, qu’ils sont écrits avec talent, franchise et bonne humeur, nous croyons devoir faire les plus expresses réserves touchant ses insi-. nuations sur l'origine asiatique des Esquimaux, insinuations qui nous ramènent à ces genèses fantaisistes dont le but suprême a toujours été l’abêtissement et l’asservissement de l'Homme.