L'ABBÉ
Voyons.
JACQUES
Vos paroles de tantôt, l'abbé, ont fait grande impression sur moi.
l'abbé.
Tant mieux, cher enfant !
JACQUES
Je me marie I
l'abbé, avec joie.
Eh bien, à la bonne heure!
JACQUES, prenant la main de Thérès».
Oui, je me marie... et je vous présente ma fiancée.
L abbé, reculant.
Hein ?
THÉRÈSE, se jetant dans ses bras.
Ah I parrain !
l'abbé, abasourdi.
Votre fiancée... Thérèse!
JACQUES
Vous ne direz pas que je n'ai pas suivi vos conseils!
l'abbé, sans l'entendre.
Thérèse qui tout à l'heure me parlait de retourner au couvent et d'y prendre le voile !
THÉRÈSE, jouant l'étonnement.
Moi, parrain?
JACQUES, doucement.
Voyons, l'abbé, remettez-vous I
L ABBK> enciire un peu étourdi.
Oui, oui! (vivement.) Et inadaïuc la comtesse, mes enfants, madame la comtesse ?
Eli bien?
L'AnBK.
Quand elle apprendra... quand elle saura...
JACQUES
Elle le saura bientôt, car la voici qui traverse le jardin! — Nous vous laissons avec elle! (a Thérèse.) Venez, Thérèse, venez !
Jacques et Thérèse sortent vivement par la porte de gauche. l'abbé, voulant les retenir.
Attendez, mes enfants, je... Sainte Vierge!... Ils me laissent seul ! (Au comble de l'agitation.) Ah! mou Dieu, mon Dieu, mon Dieu 1