SCENE TREIZIEME
LA COMTESSE, après uq temps.
Faites venir votre filleule.
L'aBBIî;, très troublé.
Ma filleule ?
LA COMTESSE
Oui.
L ABBÉ, hésitant.
Vous voulez que...
LA COMTESSE, sourian .
Mais dépèchez-vous donc !
l'a BBÉ, anxieux.
Gonsentiriez-vous?...
LA COMTESSE
Le moyen de faire autrement?
l'abbé, vivement.
Il n'y en a pas.
LA COMTESSE
Alors... faites ce que je vous dis.
l'abbé, enthousiasmé.
Ah! madame, vous êtes un ange du paradis! (Allant
à la porte de gauche et appelant.) JacqueS ! Thérèse ! !
SCtlNE XIII
Les Mêmes, JACQUES, THÉRÈSE, puis SGHOL.\STIQUE.
THÉHÈSE, entrant.
Mon parrain ?...
46 L'ABUE V1^CENT
l'abbé, à Thérèse.
Madame la comtesse a quelque chose à te dire.
THÉRÈSE, timidement.
A moi, madame ?
L ABBÉ, bas à Jacques, en se frottant les mains.
Espoir !
LA COMTESSE, à Thérèse.
Oui, mon enfant... Une question à vous poser... Votre parrain vient de me dire que vous aimiez mon fils...
JACQUES, vivement.
C'est vrai, maman !
LA COMTESSE, sévèrement.
Ce n'est pas vous que j'interroge, .Jacques.
THÉRÈSE, baissant les yeux.
Je n'aurais pas répondu autre chose, madame.
l'a BBÉ.
Vous les entendez, madame la comtesse, vous les entendez I
la comtesse.
Oui, mon cher abbé , et je vois que nous n'avons plus l'un et l'autre qu'à leur donner notre bénédiction.
l'abbé, vivement.
Avec plaisir, madame la comtesse, avec plaisir 1
JACQUES, avec émotion.
Ma mère, vous êtes la plus sainte et la plus adorable des mères !
LA COMTESSE, souriant.
Depuis quand, Jacques ?
SGHOLASTIQUE, au fond.
Monsieur le curé, on vous attend au confessionnal.