‹ L'abbéChapitre 133 sur 250 · LES ENVOYÉS · texte numérisé non relu

LES ENVOYÉS

J'ôte ce lourd fardeau de dessus ma tcle et ce sceptre pesant de ma main. IMes larmes effaceront les traces de l'huile sainte; ma main rejettera ma couronne ; ma langue abjurera mes droits sacre's, et de ma bouclie je relèverai mes sujets de leurs serments d'obéissance. Shakspeare, Richard II.

Lord Ruthven avait l'extérieur d'un soldat et d'un homme d'état ; sa taille et sa figure martiale lui avaient fait donner par ses amis l'épithète populaire de Greijsteil, nom du héros d'une ballade généralement connue alors. Son vêtement , qui était un justaucorps de buffle brodé, avait un caractère à moitié militaire, toutefois bien éloigné de la sordide négligence de celui de Lindesay. Mais, fils d'un père malheureux, et père d'une famille plus malheureuse encore , il avait cet air de visage mélancolique, auquel les physionomistes de l'époque prétendaient reconnaître ceux qui devaient périr de mort violente.

L'impression de terreur que la vue de cet homme fit sur l'esprit de la reine venait de la part active qu'il avait prise à l'assassinat de David Rizzio ; son père avait présidé à l'accomplissement de ce crime abominable, et, quoique si faible par suite d'une longue

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