‹ L'abbesse de JouarreChapitre 54 sur 75 · PREMIER MILITAIRE · texte numérisé non relu

PREMIER MILITAIRE

Que nous avons bien fait de croire à la patrie ! Avouez que, dans les premiers temps, nous eûmes du mérite. Était-ce assez horrible! Nous avions l'air de soutenir le règne de hideux tyrans. J'ai eu le bonheur de ne pas voir Paris durant ce temps.

LA FRESNAIS.

Moi, j'ai vu le tribunal révolutionnaire. C'était affreux et sublime comme un champ de bataille. Soldat, j'ai assisté aux plus belles manifestations de la grandeur humaine qu'il soit possible de rêver. Je vous assure que les quatre ou cinq jours que je passai, il y a un an, à Paris, m'ont laissé des souvenirs qui ne s'effaceront jamais. Je ne puis

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