MAITRE
M. — On ne pevt rien pour le bonheur des irulividut, sans là soumission des individus» D'oii il suit^ qu'il faut un mattre. Yoilà du moins^ ce qu'on entend répéter de ci^ de là, partout.
L'écho répond : Ta pour un maître 1 et Ton ya«
La quantité de larmes que contient l'œil d'un roi^ n'est rien à côté de la masse de bonne volonté qui gtt dans les dispositions d'un peuple.
Le premier qui fut roi, savait cela. — Le génie politique dépend du plus ou moins d'art que
l'on met h dramatiset ces disppâitioiis-là, car tout peuple aime à jouer un rôle.
Quand la toile baisse, il s'ennuie, à moins de manger des oranges.
M. — Les rapports du maître à l'ouvrier ressemblent beaucoup aux relations de propriétaires à locataires : — Les uns se plaignent des autres, et, des deux côtés, les griefs semblent être si légitimes, que personne n'ayant tort, tout le monde a raison , — je me reprends ^ que tout le monde ayant raison, personne n'a tort.
Une des plaintes les plus sagement formulées que j'aie entendu formuler par un maître , est celle-ci ; € Lorsque nous mettons la main à la pâte, lorsque nous posons babil bas^ lorsque nous travaillons enfin, les ouvriers nous accusent de serrer leur salaire dans notre poche et de manger leur pain.
» Quand, au contraire, nous nous bornons à voir la clientèle, à faire ce qu'on appelle le dehors, les ouvriers s'écrient : a Le maître flâne, il fait les beaux tiras, tandis que nous crevons à la peine. Il nous
exploite^ et après s'être amusé à Paris, il ira se retirer à la campagne, avec nos rente», »