VOCATION
V. — Vous admirez l'abeille! donnez-lui une toile d'araigné? à faire et vous la traiterez de maladroite et d'imbécile. — Ce fait ainsi raconté ne vous paraît être qu'une bizarrerie, mais il se produit chaque jour dans les ateliers et coûte bien des larmes à de pauvres gens bien méritants d'ailleurs.
La civilisation a, certes, inventé des professions bien étranges, bien drolatiques même. Il ne serait pas raisonnable d'y chercher des vocations dans l'espèce humaine, mais, enûn, elles se rapportent de loin à
certaines aptitudes. Nous n'aurons pas le courage de reprocher à des parents, pleins de misère et d'ignorance, de n'avoir pas découvert ces aptitudes avant de faire ou de laisser apprendre un état à leur enfant.
Le voisinage, le quartier, la maison que Ton habite tiennent le plus souvent lieu do vocation dans le choix d'un état.
Dans les professions qui exigent de l'adresse, il faut des natures d*hommes spéciales pour chaque genre d'adresse : à ce point de vue, l'homme a ses castors, ses vers à soie, etc., etc. — Tel individu, éminemment capable dans une profession, mourrait plutôt que d'exécuter passablement l'œuvre la plus élémentaire de l'état le plus voisin.
ir. — J'ai lu quelque part : « Tout homme qui remplit une autre profession que celle pour laquelle il est né s'en acquitte mal ; il agit mécaniquement moins la régularité de la mécanique. »
Fort bien ; mais est-il prouvé qu'un homme vienne au monde pour devenir agent d'aSaires, par exemple t
Le livre dont il s'agit ajoutait: « Le véritable attrait du travail, c'est la vocation pour ce travail. Une besogne ingrate, mais aimée, porte avec elle-même les compensations à la soufifrance et à la misère.»— Les profits dans une œuvre indifférente rendent l'homme cupide et ne lui apportent pas la rémunération vraie qui est l'appréciation, le contentement de soi-même.
XERCÊS
X. — Xercès fil batlro la mer qui avait dispersé sa flotte; Xercès se trompait, la mer avait subi Tordre du vent. — Ces hommes-là sont toujours bêtes, — plus bêtes encore que méchants.
JL. — Les jeuX, les amourcuX finissent par un X, c'est-à-dire par une croix.
ir. — Allez- Y. — Relournez-Y. — Quelle étraDge sjgniûcation a donc TY? Jadis aujourd*hu-y finissait par un Y. — C'était moins sec et plus allongé qu'aujourd*hu-i. L'Y ressemble à ces portraits que Ton accroche dans certaines maisons : il donne comme une généalogie aux roots.
2. — U>rsque nous en sommes venus là, dans notre enfance, nous allons épeler : quel bonheur qui nous arrachera bien des larmes I ^L'enfance est finie.
L'expérience a son Z aussi; quand nous àroDS Uen souffert des événements, se succédant les uns aux autres, il faut assembler les tettres de cet alphabet redoutable. — L'illusion est terminée.
S est à Z comme tu est à vovis.