V. — J'ai trouvé cliez un fou la note suivante
L'âme est un mystère, le corps est un fait; la vie n'est qu'un phénomène.
On saura un jour ce que c'est que la vie , et la science physiologique aura son couronnement.
La vérité sur le phénomène de la vie et la découverte de la navigation aérienne, seront deux faits contemporains.
Les maladies de la vie ne peuvent être traitées que par l'électricité et le magnétisme. Il en est autrement de la maladie des organes.
Dieu a déjà permis que l'on supprime la douleur. Dieu permettrait peut-être que l'on supprimât la mort. Le remords seul ne sera jamais aboli, car l'âme seule est au-dessus de nos atteintes.
L'âme ne finit pas, bien qu'elle ait, humainement, commencé avec la vie : donc, tout ce qui commence ne finit pas de nécessité absolue ;
Donc, la vie n'a pas une fin absolument nécessaire.
I^ mort est (dans le domaine physiologique) le fruil de l'ignorance, comme tout ce qui est mal en ce monde.
V. — Sait-on ce que peuvent sur nos organes les douces émotions de Tâme et les battements d'un cœur satisfait? — Oui, la bonté, Taffeclion, les généreux sentiments sont les aliments de la vie proprement dite. Pour soutenir tout le reste, on mange et on boit. Vos réflexions m'ont conduit à ce résumé : la vie préside à l'organisation ; la vie n'est point un effet, mais une cause. — L'organisation se prête ou se refuse à la vie. — La vie se retire quelquefois de l'organisation, — L'organisation résiste parfois et absolument à la vie; de là deux genres de mort; de là deux genres de médecine, car il y a réellement maladie de la vie, lorsque c'est elle qui tend à so retirer d'une organisation; il y a maladie de l'organe quand c'est lui qui cesse de se prêter au mouvement de l'existence.
V. — Oq se prend à douter des plus beaux projets do rhomme, quand on pense h tous les mystères qui fout de rhonnmc une énigme... dont la mort est le root.