INTRODUCTION
Nous avons eu l’occasion d'observer un cas particulièrement typique d’abcès du cerveau d’origine otitique dans le service de MM. les professeurs Hédon- Mouret. Cette complication, sinon la plus fréquente, du moins la plus dangereuse des otites moyennes, a fait l’objet de nombreux travaux, les uns étudiant le diagnostic et la symptomatologie, les autres le traitement, certains enfin faisant une revue générale de la question. Il nous a paru intéressant cependant de reprendre le sujet à l’aide de recherches récentes qui permettent de préciser avec plus de soins certains points demeurés un peu flous.
Nous n’étudierons que l’abcès intra-cérébral proprement dit d’origine otitique, laissant volontairement de’ côté l’abcès dure-mérien et l'abcès du cervelet de même origine, dont la symptomatologie est différente.
Nous voudrions que l'on pensät plus souvent à cette
Die complication, car, malheureusement, dans de trop nombreux cas, ce n’est qu’à l’autopsie que l’on s'aperçoit que l'on avait affaire à un abcès cérébral. Il faut songer aussi aux conséquences médico-légales d’une erreur de diagnostic. N'a-t-on pas vu enfermer comme fous des malades porteurs de collections purulentes de l'encéphale? Certes, on n’arrivera pas toujours. il s'en faut, à ne pas laisser inaperçu un abcès du cerveau, car, suivant la remarque de Moure (Société française d'oto rhino-laryngologie, mai 1910), pour un besoin d'utilité thérapeutique, c’est surtout au début qu'il faudrait diagnostiquer la suppuration intra-cérébrale, et c’est surtout alors qu'elle est méconnaissable. On pourra du moins diminuer les chances d'erreur par une étude minutieuse de la symptomatologie, du diagnostic clinique aidé des méthodes de laboratoire et par la perfection de la technique de l'opération. Tels seront les points principaux sur lesquels nous insisterons particuliérement au cours de ce travail.
Mais, avant d'aborder notre sujet, qu'il nous soit permis d'adresser nos remerciements à M. le professeur Hédon : il nous a prodigué les soins les plus éclairés au cours d’une longue et douloureuse maladie, et nous a té. moigné, une fois de plus, sa bienveillance en nous donnant notre sujet de thèse el en nous aidant de ses excellents conseils. Nous sommes heureux de l’assurer publiquement de notre reconnaissance.
Nous remercions M. le professeur Mouret de nous avoir confié quelques-unes de ses notes et d'avoir bien voulu (avec M. le professeur Hédon) nous accepter comme interne dans leur service d'oto-rhino-laryngologie, à l'Hôpital-Général. s
SRE
M. le professeur-agrégé Galavielle fut pour nous, depuis de nombreuses années, le médecin qui aime et lami qui soigne. Nous n'oublierons jamais qu'aux heures pénibles de notre existence, il fut le meilleur des consolateurs, comme il a été, durant notre scolarité, le plus bienveillant des maîtres.
Nous avons le devoir de présenter à M. le professeur Granel l'hommage de notre respectueuse reconnaissance, en souvenir de l'amitié qui nous liait à son jeune fils, de l'affection déjà vieille qui nous attache à son fils aîné et des marques de bienveillance et de sympathie qu'il nous a toujours témoignées au cours de nos études.
Nous remercions aussi M. le professeur Rauzier et M. le professeur Estor, qui, guidant nos premiers pas en médecine et en chirurgie, nous accordèrent leur confiance et s'intéressèrent à nous.
Enfin, à MM. les professeurs-agrégés Lapeyre et Lagriffoul, membres du jury de notre thèse et maîtres écoutés, nous adressons nos meilleurs remerciements.
DT ve