CONCLUSIONS
1. L'abcès du cerveau n’est pas la complication la plus fréquente parmi les complications intra-craniennes des otites. Au point de vue de la statistique il ne vient qu'en troisième ligne, après la méningite et la thrombose des sinus Par contre, 1l tient la première place parmi les abcès du cerveau en général. On l'observe surtout entre vingt et trente ans. Il est exceptionnel avant l’âge de dix ans, rare après 40 ans.
Il. La lésion qui lui donne naissance est le plus sou: vent l’otite moyenne suppurée chronique. L'infection peut trouver des routes toutes faites pour atteindre l’encéphale (déhiscences, voies anatomiques préformées). Sa propagation peut se faire par contiguité, par continuité, à distance.
111. L'abcès est en général unique, plus ou moins volumineux, rempli d'un pus verdâtre, grumeleux et fétide, ayant comme résidence habituelle la substance blanche plutôt que la substance grise et comme siège le lobe sphéno-temporal, sans préférence bien marquée pour le côté droit ou gauche.
IV. La symptomatologie est assez fruste, Elle est constituée par trois ordres de symptômes : l° Symptômes de suppuration; 2 Symptômes d’hypertension intracranienne ; 3” Symptômes de localisation. Les signes les plus importants sont : La discordance du pouls et de la température (le pouls est parfois extrêmement ralenti), l’amaigrissement du malade, la torpeur cérébrale, l’asthénie physique, la stase papillaire, enfin l’aphasie. Ilne faut pas compter sur la présence au tableau clinique de tous ces signes.
V. Le diagnostic est très difficile et la clinique doit s’aider du laboratoire. On fera, avec soin, l'examen du sang et surtout du liquide céphalo-rachidien. L'analyse du liquide céphalo-rachidien pourra nous mettre sur la voie d'un abcès cérébral compliqué ou non. L'étude du sang nous renseignera sur l’état de la réaction leucocytaire.
VI. Le pronostic est très grave: Un diagnostic précoce, une thérapeutique méthodique et énergique peuven l'améliorer. |
VIT. Le traitement doit être, avant tout, prophylactique. Siles pansements prolongés n’améliorent pas le malade porteur d’otite chronique, il faut avoir recours à l’évidement pétro-mastoïdien. Le traitement curatif comprend : La décompression du cerveau par la ponction lombaire, l'évidement pétro-mastoïdien, la trépanation, soil par la voie mastoïdienne, soit par voie écailleuse, soit par voie mixte, sait par voie mastoïdienne avec contreouverture écailleuse., La meilleure nous paraît être la
voie mixte qui permet de n’oublier aucune étape des lo-
calisations infectieuses intermédiaires