CONCLUSIONS
4. — Les sinusites fronto-ethmoïdales, les traumatis-: mes de la région frontale (chute, projectiles) peuvent se compliquer d’abcès du lobe frontal.
2. — Get abcès siège presque toujours au voisinage de la lésion primitive, c'est-à-dire dans la partie antérieure ou antéro-inférieure du lobe frontal.
3. — L'infection partant de la muqueuse antrale ou elhmoïdale, gagne de proche en proche la paroi cranienne, la dure-mère et, à la suite d'adhérences empêchant l'infection des méninges molles, le tissu encéphalique.
Dans certains cas l'infection suit la voie veineuse ou la voie lymphatique.
Dans les abcès d’origine traumatique, le point de départ est le plus souvent une lésion osseuse; celle-ei s'infectant contamine à son tour les enveloppes cérébrales el le cerveau lui-même, à moins que ce dernier soit directement infecté par des débris septiques, esquilles, tragments de projectiles, ete.
4. — Les symptômes de l’abeès du lobe frontal sont peu accusés, surtout au début, et en rendent à cetts période le diagnostic très délicat.
Plus tard, l'amaigrissement prononcé, l'aspect plombé da malade, des sighes nets de compression intra-crauienne (céphalée, vomissements, cérébration lente, ralentissement du pouls), surtout lorsqu'ils persistent après ‘opération curatrice de l'antrite, parfois des signes de localisation, permettent le plus souvent de sou peonner «A présence.
5. — Après un début insidieux et lent, une phase d'état ne dépassant pas quelques jours, l’abcès du lobe frontal, s’il est abandonné à lui-même, aboutit -fatalement à la mort, soit par poussée de méningite aiguë, soit par envahissement du ventricule latéral, soit im aggravation des troubles comateux.
6. — L'abcès soupconné doit done être immédiatement recherché, largement ouvert et soigneusement drainé.
‘7. — La guérison semble/avoir été obtenue dans un quart des cas environ, mais ne pourra être affirmée d'une façon définitive qu'au bout d’un temps éloigné.
Vu : LE PRÉSIDENT DE LA Thèse, Le Doyen, LANNOIS.
HUGOUNEN(Q.
Vu et permis d'imprimer .
Lyon, le 22 avril 1920 Le Recreur Présinenr pu ConsEiL DE L'UNIVERSITÉ,
JOUBIN.