AGONIE DE DVNAS1I! , RI
aninv tire le prince de la Paix. Ils onttoujoui
rt bons termes, échangeant des présents et faisant ut d'aimables prop i. lorsqu'il a connaissance
des dispositif : n, il est tout prêt à les seconder.
.1 que de Bordeaux Napoléon fait connaître ,iuc de B utention de voir le prince de la
v.tnt de prend ar rien. Uan-
dtt encore a son lieutenant : « <<>uant au nouveau ; me mandez qu'il ci air a
tine, je pense que cela ne pourrait être qu'utile (i). » Cette idée du voyage en l-rance. Napoléon Ta conçue •les IV au moment même où l'on discutait les lu traité de I ontainebh 'epuis, il |
and il quitte Paris pour se rendre à
la pensée d'une entrevue, mais
d'un voyage à Madrid « où, dit- il. il arrivera comme une
bomb I il en sera temps (3), * Pour des ra
divan n de ceux qui participent a l'exécution des
pereur ne se soucie de le voir faire le voyage
.1. Murât, qui y est le premier en son absence
bien que. n présent, il passera au second plan.
:; aurait qu'un inconvénient médiocre si Napoléon le
tgne. Mais, à mesure que Murât devient d'une moins en moins précise. Beasières, qui coingarde imper tpagne, ne peut se défendre d'un sentiment d'inquiétude à la pensée d'un
I p.ts plutôt arrivé qu'il déclare mi que tout ce qui a le bonheur de lui être
le voir i
pomlance, \ Y I rnvee WoronUov. \WII i56.
Dèf la fin d« mur», Murât annonce ton arrivée pr«>. réparer le* lo^-
t.-» d'invitation pour un banquet. On IcArlccbe. Guerra Je /.« / I . J90).
\ I H l\ 1)1 lUldNM
'v i IIU|
lui l). »
une langue dorée. Mois que Mural s'est mainl l'expectative vis-à-vis de Ferdinand, lui n'i
: te complimenter nom de 1*1 mpereur. Il séduit tout te monde ntou-
de Ferdinand VII, aussi bien te duc de l'Infantado miz. « J'allai, raconte- 1- il dan ri du
il, avec le duc de l'Infantado chez le princi turies
qui me demanda la permission de j'ai:
cabinet son confesseur et le due de l'Infantado. I
dura une demi-heure et nVut lien d'officiel. Les deux per
sonnages parlèrent beaucoup et me demandèrent
• •ils. Je n'ai rien dit d'officiel. Mais neanmoir
prince, qui est un écolier, m'a prié de le menei
demain 10, je devancerai de quelques heures le prince des Asturies. le duc de l'Infantado qui .t
S il y a deux ans, le confesseur, le ministre lui de la I l'anil que je convoierai ju
:ine, dans la crainte de quelque revirement dans leur ition. Il ne reste ici que l'infant Don Antoine (homme nul), »'t la proclamation ci-jointe pour représenter li tiand, c'est-à-dire que le grand du
lt ici où il a déjà tant fait [i). »
tsement d
ions kiêtcriqne
fi
« I ont Ci que mon maître de lt de savoir si les sentiments sont aussi favorables à
il ce cas, il est tout dispos.
vos droits .1 la couronna, mais le plus si \vnir, cYst une entrevue avec H oipereur, enta tutanl
plus facile à réaliser, q
i pour Madrid al que vous vous rencontra ment avec elle dans le chemin (i). » Quand, Ifl I erdinand quitte Madrid, il n'est pas question ent: et lui de Rayonne, ("est BttTgOi qui est le lieu indique : l'entrevue et quand, à Burgos, 1 erdinand VII apprendra que Napoléon n'est pas encore arriv. hési-
teront. Ils auront bien la pensée que quelque chose ne marche pi de leurs désirs. Ils se pa ur ce
qu'il y a à faire. Mais, au pis aller, ils estiment que le maximum de ce que pourra demander Napoléon.
■mge des provinces au delà de Tibre contre le Portugal ou une route militaire à travers le nord pagne (a). D'ailleurs, Savary n'est-il pas la ;. urer.-
','on part pour Yittoria ou sans doute on rencontrera Napoléon. L'Kmpereur n'est pas arrive.
mier a s'en étonner. Il n'a garde d'affecter une hàt pourrait inquiéter. Les Grands d'Espagne, que Ferdinand a envoyés en France complimenter Napoléon, ont écrit de Bayonne que l'Empereur est bien loin d'avoir de mauv intentions (3). La lettre que l'on remet de sa part a 1 erdille lui promet l'alliance d'une prin-
francaise et n question de reconnaissance, la
subordonnant a l'examen des circonstances de t'ak tion (4). Or, pour Ferdinand pontanément que
père a abdiqué; c'est spontanément qu'il lui a remis le
1 Ko»»euw-Saint-lIiIoire. Ilisi f*ët Mil
(3) Modeitn Lafuente. Hutoria «/< 1
(3) De Prndt. Mémoiriê kUtorifU*ê%
9nt$f<mémm <-. KVII, 12.
i IL M PEDF
et de renonciation au trône. Aussi lorsque le vieux ministre Urquijo veut e de retenir Ferdinand a
en lut prédisant ce qui va arriver à Baronne, le duc de l'Infantado se recrie : « Voua calomnie: un héros.* —
ne conn éplique Urquijo. I
Plutarqu. [ue la plupart n'ont élevé leur
leur que sur des monceaux de cadavres. » Les favoris
erdmand VII raillent le vieux pédant qui cite Plu-
et quand Savary conseille de ne pas attendre
longtemj qui peut-être passerait par une
autre route, il trou oreilles disposées à écouter
Son langage n'est- il pas la netteté même? « Je me
laisserais couper la tête, dit-il avec une franchise d»
i un quart d'heure après votre arrivée à Baronne,
^nnu pour roi d'Kspagne et des
Il commencera peut-être par vous donner le titre
rttôt après il vous traitera de Majesté et
après, tout sera en règle |
Ce qui iry à une nouvelle intervention, ce
sont les conciliabules qui ont signalé ce court séj*
\ ittoria. les avis prophétiques, les offres de service n'ont
pas mani, n Gorrea, chef des douanes de la ligne
. est venu mettre à la disposition de Ferdinand
les bras de ses deux mille douaniers. Rica: lava.
er de marine, propose de faire évader le roi déguisé
en mulet. lue de Mahon, commandant général du
f îuipuicoa, promet d'assurer sa fuite en Aragon [3). Mais
le pire, c'est le flot populaire qui assiège les abords du
s. < Le plus grand enthousiasme, a écrit un témoin
ssait animer cette foule de Biscayens, venus
d'une foule d voisines, et qui, en se livrant à
>s sortes de jeux pour divertir le monarque, poussait à
ent des vivats formidables. I n de ces crieurs
<7irf XIII, 448.
i lùumkt III, 148.
lui n
qu'il n'y eût pas un moment de perdu (< . « Pour peu que
moindre deeir di ige, on ne peul p
l ! Nous ! K qu'il
levé par la moir
r l'élan du popula en eussions eu la volonté ei que, dans li
tutté, notre sort n'était pas douteux, perdu .s d.ms notre coche, au sein de le b mis probablement été mis en cannelle
t nous ne nous dissimulions pas cette v» : La voiture se remit en route, et bientôt on passait la fron-
<< Rien n'était dispose dans les deux premiers b pour la réception, raconte Desmarest (5), DM
igO, qui prit les devants pour avertir i, en
relayant à Saint-Jean-de-Luz, avait a la hâte fait di; maire par un gendarme que le roi arrivait et de le i voir. 1-e maire, homme d'esprit, quoique emban un message verbal si laconique, se décida pour le plus de pompe possible. Au moment où, i la tête de tout
(t) Mémoires de l amiral Ci II
Ba Kspajçne, les mu! ige onl loul
inul.- •• sont de quarante pi
. t - t i.i 1 il iJr l.i \ oiUll
renirs, \, 2".r>. n A Viltoi
|lœ* «1. ' j.- erai ii fi momenl c]u<- mou pri
échapper, mai* j \ mi* 1m.ii « >r- 1 r«-. .!•• lui fis peur. — Enfin, lui du-je, <* il avait initiale, est-ce que
reprit-il. mais je vous atteste m il ptial laissé relour-
I (M™" deKémusat. Mémoires, III 18]
municipal, il saluait le roi dans
prince I pit de la
main et, la serrant contre son cœur, effusion :
« Oui, monsieur, et son ami le plus intim heures après, Ferdinand VII «■:
A Madrid, le départ du roi l'étant effectue il n'y avait pas cin ersonnes à la porte de son j
quand il était monté en voiture. Vers midi, une effervescence s'était manifestée, bientôt calmée | chage delà proclamation du roi it dit : « '■ ■
se rendant à Madrid, pour y resserrer l'alli. l'Espagne, le roi ne pouvait se : d'aller au-d.
d'un hôte aussi illustre (i). » L'après-midi, Murât passait la revue de la garde et de la première division 1 adrid
s'y trouvait réuni et admirait la belle tenue des 10 ou 12000 hommes qui paradaient au camp de Chamartin. « J'ai emmené avec moi, écrivait Murât, M. Laforest. Il n'a pu s'empêcher de me dire : « J'avoue que je ne ci trouver tant d'enthousiasme pour nous parmi les habitants de Madrid. » El Murât ajoutait : « Je ne nu jamais de le répéter, Vot eut prendre telle
détermination qu'elle voudi
sans opposition. Le peuple espagnol ne veut pas conquis, mats il se donnera (2). » Beauharnais était tout aussi optimiste, mais c'était au gouvernement provf laissé par Ferdinand qu'il rapportait la gloire du bon ordre qui régnait dans Madrid (3).
En possession des ordres donnés le : Napo-
léon en ce qui concernait la personne de Godoy, Murât demanda à la junte qui exerçait le gouvernement provi de lui faire livrer le prisonnier. C'était l'infant I tonio qui la présidait. Ennemi personnel du prince de la
*fWS*S*^V^*W^NSV*^VMW*
(1) Kosseuw Saint ililiiirt-. Iltitoirr
(2) Lombroto. Lettres de Murât, !
(3) Clerc. La < apitulnlion <fe //«/y. . . . I Champngny, la avril kl
AG< I IL DE PEUI'i
Paix, il se hâta de déclarer qu'il n'avait pas le pouvoir néce r relâcher un prisonnier de cette importance.
Murât se alors à agir militairement. Il fit cerner
pendant la nuit le château de Villaviciosa par une brigade française qui avait ordr uener le prince de la Paix
, Murât fit prévenir le marquis Kelge au service de l'Espagne, commandant Villaviciosa, que, si tes gardes du corps exécu
eut faite de poignarder le prince de la Paix plutôt que de le rendre vivant, ils seraient tous fusilles sans rémission sur son cadavre,
la a en référer a la junte qui. cédant à la force, donna l'ordre de remettre le prince de la Paix aux troupes fran • avril).
malheureux arriva dans un état pitoyable an i
prés avoir mis à sa disposition tout nt il pouvait avoir besoin, le fit monter en voiture ip, char- onduire,
piquets de cavalerie francai ter ni jour ni nuit, jusqu'à IV i Il mpereur
colonel Manhcs fut designé pour cette : rince de la Paix. pagné du valet de
tait seul demeure fidèle, -t fort
tivitc. - Lorsqu'il -ortit d tchot,
Constant, il était effl voit a ci
i maigreur qu
it causée. Il a ne chemise depuis
un mois et n'avait jamais pu obtenir qu'on lui en donnât
rdu l'habitud Il fut obligé de les fermer et a mal au grand ait
d'une m ichée
tng \). Il disait qu'on l'avait laissé quelquefois trente
heuiv nourriture, qu'il ne s'était paa passé de jour
• nitant. il
Mémorial, VI, 68.
u qu'il : supplice ouïe lendemain
donnant sur la pla<
• le massa lies, it avait livre" l'Espagne aux Maui tprès tant de semaines écoulée ku étaient an qu'on n'osa lui i
nu la nu Baudus le vit ainsi arriver
du u il. la
>n d'aller 1*' trou* ne pourtant .t
combattre la vivo répugnant e que j'éprouvai
un homme que la voix il mois qualifiait de
traître. Las détails minutieux dans lesquels il me fît entrer sur U 8 qu'il pouvail ir les pr>
Hons prises afin de les prévenir, étaient assez naturel! faut en convenir. I . la viw frayeur que d
questions, d'abandon avec lequel cet homme
rder son âme, en face d'un étp timent indigne d'un grand » Sur
.te de Baronne, on remit à me letti
Chartes l\. Incomparable ami Manuel, lui écrivait- il, combien nous avons sottfl
notre ami.
d'importuner le grand-duc ci i I sont eu» qui nous >mt tir.- du péril, nous entreprendrons i ■ pour loi, et pour qu'il r sse vivre
jusqu'à la mort. Car nous se1 ri les
invariables amis et mme
us (i . » !
-lit à son valet d [isolation que j'ai tout l»* monda m'aband : qui ont trahi laui
péri plus rien Qu'on ma paru damant de an asile en France
pour mes enfanta et pour moi (2)! »
C'était à l'Eacorial, sous la protection des troupes fran . que la famille avait passé les pi
1 il, dans une pénurie à laquelle Godoy ne l'avait pas habituée. Quand le II, le général Mouton prit le commandement de l'Eacorial, ' rivait
piteusement à Murât : « Nous pas m<
notre service. A Aranjuez il y avait de tout : ici, il rien et, au roi et à moi, on nous donne très mal à
l serions très affligés que Votre Altesse Impériale et ;le put douter de notre vérité et p; que nous
ne voulions pas donner à ses généraux et que nous ferions avec plaisir (3). » La bonne volonté des souverains déchus n'était pas douteuse. Ils n'avaient 1 poir que dans les troupes françaises et craignaient sans cesse d'être enlevé ris tous les trois jours de service
auprès du roi Charles IV, rapporte Castellane. Je
ais à cheval, a la promenade, à < iture.
Son escorte était composée B carabiniers, mou
chaque nation, (maries IV me recommandait d'entre:
les Espagnols et de surveiller ces derniers. Il mourait de peur d'être enlevé et il me rép chaque fois : « VOUS avez un joli cheval; ne me lai enlever (4). » 1 les jours, on lui donnait
(t) Modesto Lafuente. ll'n pané W I
loy, Menu" (3) Titeux. Le G-nrral Dupont,. II.
«.tellane. Journal, Wl.