‹ L'abdication de Bayonne; d'après les documents d'archives et les mémoiresChapitre 18 sur 25 · AGONIE DE DVNAS1I! , RI · texte numérisé non relu

AGONIE DE DVNAS1I! , RI

aninv tire le prince de la Paix. Ils onttoujoui

rt bons termes, échangeant des présents et faisant ut d'aimables prop i. lorsqu'il a connaissance

des dispositif : n, il est tout prêt à les seconder.

.1 que de Bordeaux Napoléon fait connaître ,iuc de B utention de voir le prince de la

v.tnt de prend ar rien. Uan-

dtt encore a son lieutenant : « <<>uant au nouveau ; me mandez qu'il ci air a

tine, je pense que cela ne pourrait être qu'utile (i). » Cette idée du voyage en l-rance. Napoléon Ta conçue •les IV au moment même où l'on discutait les lu traité de I ontainebh 'epuis, il |

and il quitte Paris pour se rendre à

la pensée d'une entrevue, mais

d'un voyage à Madrid « où, dit- il. il arrivera comme une

bomb I il en sera temps (3), * Pour des ra

divan n de ceux qui participent a l'exécution des

pereur ne se soucie de le voir faire le voyage

.1. Murât, qui y est le premier en son absence

bien que. n présent, il passera au second plan.

:; aurait qu'un inconvénient médiocre si Napoléon le

tgne. Mais, à mesure que Murât devient d'une moins en moins précise. Beasières, qui coingarde imper tpagne, ne peut se défendre d'un sentiment d'inquiétude à la pensée d'un

I p.ts plutôt arrivé qu'il déclare mi que tout ce qui a le bonheur de lui être

le voir i

pomlance, \ Y I rnvee WoronUov. \WII i56.

Dèf la fin d« mur», Murât annonce ton arrivée pr«>. réparer le* lo^-

t.-» d'invitation pour un banquet. On IcArlccbe. Guerra Je /.« / I . J90).

\ I H l\ 1)1 lUldNM

'v i IIU|

lui l). »

une langue dorée. Mois que Mural s'est mainl l'expectative vis-à-vis de Ferdinand, lui n'i

: te complimenter nom de 1*1 mpereur. Il séduit tout te monde ntou-

de Ferdinand VII, aussi bien te duc de l'Infantado miz. « J'allai, raconte- 1- il dan ri du

il, avec le duc de l'Infantado chez le princi turies

qui me demanda la permission de j'ai:

cabinet son confesseur et le due de l'Infantado. I

dura une demi-heure et nVut lien d'officiel. Les deux per

sonnages parlèrent beaucoup et me demandèrent

• •ils. Je n'ai rien dit d'officiel. Mais neanmoir

prince, qui est un écolier, m'a prié de le menei

demain 10, je devancerai de quelques heures le prince des Asturies. le duc de l'Infantado qui .t

S il y a deux ans, le confesseur, le ministre lui de la I l'anil que je convoierai ju

:ine, dans la crainte de quelque revirement dans leur ition. Il ne reste ici que l'infant Don Antoine (homme nul), »'t la proclamation ci-jointe pour représenter li tiand, c'est-à-dire que le grand du

lt ici où il a déjà tant fait [i). »

tsement d

ions kiêtcriqne

fi

« I ont Ci que mon maître de lt de savoir si les sentiments sont aussi favorables à

il ce cas, il est tout dispos.

vos droits .1 la couronna, mais le plus si \vnir, cYst une entrevue avec H oipereur, enta tutanl

plus facile à réaliser, q

i pour Madrid al que vous vous rencontra ment avec elle dans le chemin (i). » Quand, Ifl I erdinand quitte Madrid, il n'est pas question ent: et lui de Rayonne, ("est BttTgOi qui est le lieu indique : l'entrevue et quand, à Burgos, 1 erdinand VII apprendra que Napoléon n'est pas encore arriv. hési-

teront. Ils auront bien la pensée que quelque chose ne marche pi de leurs désirs. Ils se pa ur ce

qu'il y a à faire. Mais, au pis aller, ils estiment que le maximum de ce que pourra demander Napoléon.

■mge des provinces au delà de Tibre contre le Portugal ou une route militaire à travers le nord pagne (a). D'ailleurs, Savary n'est-il pas la ;. urer.-

','on part pour Yittoria ou sans doute on rencontrera Napoléon. L'Kmpereur n'est pas arrive.

mier a s'en étonner. Il n'a garde d'affecter une hàt pourrait inquiéter. Les Grands d'Espagne, que Ferdinand a envoyés en France complimenter Napoléon, ont écrit de Bayonne que l'Empereur est bien loin d'avoir de mauv intentions (3). La lettre que l'on remet de sa part a 1 erdille lui promet l'alliance d'une prin-

francaise et n question de reconnaissance, la

subordonnant a l'examen des circonstances de t'ak tion (4). Or, pour Ferdinand pontanément que

père a abdiqué; c'est spontanément qu'il lui a remis le

1 Ko»»euw-Saint-lIiIoire. Ilisi f*ët Mil

(3) Modeitn Lafuente. Hutoria «/< 1

(3) De Prndt. Mémoiriê kUtorifU*ê%

9nt$f<mémm <-. KVII, 12.

i IL M PEDF

et de renonciation au trône. Aussi lorsque le vieux ministre Urquijo veut e de retenir Ferdinand a

en lut prédisant ce qui va arriver à Baronne, le duc de l'Infantado se recrie : « Voua calomnie: un héros.* —

ne conn éplique Urquijo. I

Plutarqu. [ue la plupart n'ont élevé leur

leur que sur des monceaux de cadavres. » Les favoris

erdmand VII raillent le vieux pédant qui cite Plu-

et quand Savary conseille de ne pas attendre

longtemj qui peut-être passerait par une

autre route, il trou oreilles disposées à écouter

Son langage n'est- il pas la netteté même? « Je me

laisserais couper la tête, dit-il avec une franchise d»

i un quart d'heure après votre arrivée à Baronne,

^nnu pour roi d'Kspagne et des

Il commencera peut-être par vous donner le titre

rttôt après il vous traitera de Majesté et

après, tout sera en règle |

Ce qui iry à une nouvelle intervention, ce

sont les conciliabules qui ont signalé ce court séj*

\ ittoria. les avis prophétiques, les offres de service n'ont

pas mani, n Gorrea, chef des douanes de la ligne

. est venu mettre à la disposition de Ferdinand

les bras de ses deux mille douaniers. Rica: lava.

er de marine, propose de faire évader le roi déguisé

en mulet. lue de Mahon, commandant général du

f îuipuicoa, promet d'assurer sa fuite en Aragon [3). Mais

le pire, c'est le flot populaire qui assiège les abords du

s. < Le plus grand enthousiasme, a écrit un témoin

ssait animer cette foule de Biscayens, venus

d'une foule d voisines, et qui, en se livrant à

>s sortes de jeux pour divertir le monarque, poussait à

ent des vivats formidables. I n de ces crieurs

<7irf XIII, 448.

i lùumkt III, 148.

lui n

qu'il n'y eût pas un moment de perdu (< . « Pour peu que

moindre deeir di ige, on ne peul p

l ! Nous ! K qu'il

levé par la moir

r l'élan du popula en eussions eu la volonté ei que, dans li

tutté, notre sort n'était pas douteux, perdu .s d.ms notre coche, au sein de le b mis probablement été mis en cannelle

t nous ne nous dissimulions pas cette v» : La voiture se remit en route, et bientôt on passait la fron-

<< Rien n'était dispose dans les deux premiers b pour la réception, raconte Desmarest (5), DM

igO, qui prit les devants pour avertir i, en

relayant à Saint-Jean-de-Luz, avait a la hâte fait di; maire par un gendarme que le roi arrivait et de le i voir. 1-e maire, homme d'esprit, quoique emban un message verbal si laconique, se décida pour le plus de pompe possible. Au moment où, i la tête de tout

(t) Mémoires de l amiral Ci II

Ba Kspajçne, les mu! ige onl loul

inul.- •• sont de quarante pi

. t - t i.i 1 il iJr l.i \ oiUll

renirs, \, 2".r>. n A Viltoi

|lœ* «1. ' j.- erai ii fi momenl c]u<- mou pri

échapper, mai* j \ mi* 1m.ii « >r- 1 r«-. .!•• lui fis peur. — Enfin, lui du-je, <* il avait initiale, est-ce que

reprit-il. mais je vous atteste m il ptial laissé relour-

I (M™" deKémusat. Mémoires, III 18]

municipal, il saluait le roi dans

prince I pit de la

main et, la serrant contre son cœur, effusion :

« Oui, monsieur, et son ami le plus intim heures après, Ferdinand VII «■:

A Madrid, le départ du roi l'étant effectue il n'y avait pas cin ersonnes à la porte de son j

quand il était monté en voiture. Vers midi, une effervescence s'était manifestée, bientôt calmée | chage delà proclamation du roi it dit : « '■ ■

se rendant à Madrid, pour y resserrer l'alli. l'Espagne, le roi ne pouvait se : d'aller au-d.

d'un hôte aussi illustre (i). » L'après-midi, Murât passait la revue de la garde et de la première division 1 adrid

s'y trouvait réuni et admirait la belle tenue des 10 ou 12000 hommes qui paradaient au camp de Chamartin. « J'ai emmené avec moi, écrivait Murât, M. Laforest. Il n'a pu s'empêcher de me dire : « J'avoue que je ne ci trouver tant d'enthousiasme pour nous parmi les habitants de Madrid. » El Murât ajoutait : « Je ne nu jamais de le répéter, Vot eut prendre telle

détermination qu'elle voudi

sans opposition. Le peuple espagnol ne veut pas conquis, mats il se donnera (2). » Beauharnais était tout aussi optimiste, mais c'était au gouvernement provf laissé par Ferdinand qu'il rapportait la gloire du bon ordre qui régnait dans Madrid (3).

En possession des ordres donnés le : Napo-

léon en ce qui concernait la personne de Godoy, Murât demanda à la junte qui exerçait le gouvernement provi de lui faire livrer le prisonnier. C'était l'infant I tonio qui la présidait. Ennemi personnel du prince de la

*fWS*S*^V^*W^NSV*^VMW*

(1) Kosseuw Saint ililiiirt-. Iltitoirr

(2) Lombroto. Lettres de Murât, !

(3) Clerc. La < apitulnlion <fe //«/y. . . . I Champngny, la avril kl

AG< I IL DE PEUI'i

Paix, il se hâta de déclarer qu'il n'avait pas le pouvoir néce r relâcher un prisonnier de cette importance.

Murât se alors à agir militairement. Il fit cerner

pendant la nuit le château de Villaviciosa par une brigade française qui avait ordr uener le prince de la Paix

, Murât fit prévenir le marquis Kelge au service de l'Espagne, commandant Villaviciosa, que, si tes gardes du corps exécu

eut faite de poignarder le prince de la Paix plutôt que de le rendre vivant, ils seraient tous fusilles sans rémission sur son cadavre,

la a en référer a la junte qui. cédant à la force, donna l'ordre de remettre le prince de la Paix aux troupes fran • avril).

malheureux arriva dans un état pitoyable an i

prés avoir mis à sa disposition tout nt il pouvait avoir besoin, le fit monter en voiture ip, char- onduire,

piquets de cavalerie francai ter ni jour ni nuit, jusqu'à IV i Il mpereur

colonel Manhcs fut designé pour cette : rince de la Paix. pagné du valet de

tait seul demeure fidèle, -t fort

tivitc. - Lorsqu'il -ortit d tchot,

Constant, il était effl voit a ci

i maigreur qu

it causée. Il a ne chemise depuis

un mois et n'avait jamais pu obtenir qu'on lui en donnât

rdu l'habitud Il fut obligé de les fermer et a mal au grand ait

d'une m ichée

tng \). Il disait qu'on l'avait laissé quelquefois trente

heuiv nourriture, qu'il ne s'était paa passé de jour

• nitant. il

Mémorial, VI, 68.

u qu'il : supplice ouïe lendemain

donnant sur la pla<

• le massa lies, it avait livre" l'Espagne aux Maui tprès tant de semaines écoulée ku étaient an qu'on n'osa lui i

nu la nu Baudus le vit ainsi arriver

du u il. la

>n d'aller 1*' trou* ne pourtant .t

combattre la vivo répugnant e que j'éprouvai

un homme que la voix il mois qualifiait de

traître. Las détails minutieux dans lesquels il me fît entrer sur U 8 qu'il pouvail ir les pr>

Hons prises afin de les prévenir, étaient assez naturel! faut en convenir. I . la viw frayeur que d

questions, d'abandon avec lequel cet homme

rder son âme, en face d'un étp timent indigne d'un grand » Sur

.te de Baronne, on remit à me letti

Chartes l\. Incomparable ami Manuel, lui écrivait- il, combien nous avons sottfl

notre ami.

d'importuner le grand-duc ci i I sont eu» qui nous >mt tir.- du péril, nous entreprendrons i ■ pour loi, et pour qu'il r sse vivre

jusqu'à la mort. Car nous se1 ri les

invariables amis et mme

us (i . » !

-lit à son valet d [isolation que j'ai tout l»* monda m'aband : qui ont trahi laui

péri plus rien Qu'on ma paru damant de an asile en France

pour mes enfanta et pour moi (2)! »

C'était à l'Eacorial, sous la protection des troupes fran . que la famille avait passé les pi

1 il, dans une pénurie à laquelle Godoy ne l'avait pas habituée. Quand le II, le général Mouton prit le commandement de l'Eacorial, ' rivait

piteusement à Murât : « Nous pas m<

notre service. A Aranjuez il y avait de tout : ici, il rien et, au roi et à moi, on nous donne très mal à

l serions très affligés que Votre Altesse Impériale et ;le put douter de notre vérité et p; que nous

ne voulions pas donner à ses généraux et que nous ferions avec plaisir (3). » La bonne volonté des souverains déchus n'était pas douteuse. Ils n'avaient 1 poir que dans les troupes françaises et craignaient sans cesse d'être enlevé ris tous les trois jours de service

auprès du roi Charles IV, rapporte Castellane. Je

ais à cheval, a la promenade, à < iture.

Son escorte était composée B carabiniers, mou

chaque nation, (maries IV me recommandait d'entre:

les Espagnols et de surveiller ces derniers. Il mourait de peur d'être enlevé et il me rép chaque fois : « VOUS avez un joli cheval; ne me lai enlever (4). » 1 les jours, on lui donnait

(t) Modesto Lafuente. ll'n pané W I

loy, Menu" (3) Titeux. Le G-nrral Dupont,. II.

«.tellane. Journal, Wl.

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