AGONIE DE DYNASTIE, REVEIL DE PEUPLE
r l'attitude du populaire, envoya de son quartier général un bataillon appuyé de deux pièces d'artillerie, somn le feu est ouvert sur la foule qui encombre la
place du palais. Le bruit de la fusillade, les des
Je vengeance des fuyards soulèvent iemi-heure après, les rues s'emplissent d'un la diable qui de sabres, qui d'escopettes, qui mblons (i). La Puerta del Sol, les rues d'Alcala, del nimo, sont parcourues par ces émeutiers qui ne font de quartier ni aux soldats ni aux of fie i planton près de la porte du palais est tué
:rmes. Un DOÎi et de vivres,
qui débouche de la rue de la Zarza, est mise en fuite, soldats sont recueillis par des Madrilènes de la :ie. qui les cachent dans leurs maisons. Le i garde espagnole sauve les blessés de l'ho- ;t aucun quartier aux mamelucks, escorte habituelle rat, que les Madrilènes ont en horreur,
qu'ils les prennent pour des Maures. Quand la fou! battus, elle les traine sur le sol (2).
int, cette joule comprend qu'elle ne pourra lutter concentrés par Murât et prend la route asernes des troupes espagnoles. Celles-ci sont renferm iers et refusent de laisser péné-
trer 1 s, deux officiers d'artillerie se font
s le parc. Il y a là seize artilleurs espagnols et un détachement français. L'adjudant du commandant te une collision entre la foule et les lie, peu à peu, d'autres officiers et soldats I dans le quai Bientôt les capi-
taine donnent le signal du sou
ante grenadiers du les artilleurs et, aux cris de : « Vive le
1 Si itim '■■ « </# /« guerra de la Independencia,
de la Independr
i l'artUUri
\ e, .t la porte prin<
\ Uenl l'approcha d i\ marcha
sur Itpan D de la
imps du
lerie sur la ville al ses faub : quartiei à la monl I Principe
: t, U ne trouve de résistance sérieuse. Seuls, quelques émcutiers arrachent les fusils des main
précipiter ensuite sur les pelt ms le
faubourg, les femn I les meubles par les fenêtre
La junte vient de dél I I » larrill pour
férer avec Murât et parcourir les rues en invitant les habiau calme. Murât les fait accompagner par Haï
son chef d'etat-major. Cependant, les colonne* marchent sur le parc, accueillies par une décharge dè*8 canons i fusils, répartis par Yelarde aux défenseurs du quartier d'artillerie, la place et les avenues sent bu-
de morts ei de blessés. I ne autre colonne e. l n
envoyé de la junte mei irtil
leurs de service aux pièces font une dernière salve.
Ipostentà coupa de fusil. C'est la colonne Lefranc qui entre en jeu. Elle s*élance a la baïonnette. Velarde est t est mortellement blessé. Quelques instants
le parc est enlevé. Quelqu< mitraille dispersent ensuit. iblements (a). Puis
nt les fusillades. A la l'iu-rta del Sol, au Pi n, tout ouvrier, tout petit bourgeois pris les armes a la main, est fusille < >n établit des
(1) ' omer de Ait<«h.-. Hùtoria ,lr la ^urrra
Je la 1/iJc penU*
la lueur . mamelucks, dira
it à l'Empereur, ont au n à eux Murât parle de
fusillés ta I i-t chiff; icoup moins
nnent pas plus de 406 morts et de 17a hlesrts français, (Tapi
nd arriva 1 Bayonne la nouvelle du mouvement du
n'y vit que I.
i. Il se rendit sur-le-champ auprès du roi . L'entretien dura plus d'une heu- ind il
uffe le vieillard, il l'invita à mander
lui l<* priti •!.* et
uvernement. \
l\ en le v»
• de mon allié, de mon ami, le grand N oulé
pagne si nous avions affaire ;« un vainqueui généreux l as déchaîné le peupl
une n'en est plus maître. Rend trop
te pour toi et donne-là à celui qui est seul capable de . non pi-i outre
i, c'est par vous que je l'ai mblail en présence de la
. qui on terni'
s, quand il juge - «on, d'un mim •
■mme
rebelle. » Alors Ferdinand, qui
ne. e >i • dont de mon • suis pré
1 dit son pere » i I sort, il
ntottrédi
sa Cv xpose la 1
causes de sa résolution. 1 Je vais abdiquer, dit-il, pour ne
point exposer la vie de mes nobles compag :ifor-
tune. Croyez que, pour mon compte, je mépri
que c'est votre seul intérêt qui me guu
constance <i). »
Napoléon, en quittant le palais de Chail
;. Là, il descend dans le jardin, et a; trois ou quatre tours avec beaucoup d'agitation, il appelle •personnes qui s'y trouvent et, comme un homme plein d'un sentiment qui l'oppresse, ttttl dans
ce style pittoresque plein d'images, de ve: qui lui est familier, la scène dont il vient d'être témoin. Il peint le roi Charles se plaignant à son fils de ses COI rations, de la perte de la monarchie, qu'il avait su
entière au milieu des révolutions de l'Europe, des outi
a ses cheveux blancs. « C'était, dit Napoléon, V Priam. 1 Puis il s'arrête et, après un moment ajoute : « La ecène devenait fort belle, quand la reih venue l'interrompt- ■ tant en invecti
contre son (Us, et après lui avoir reproché de
nés, elle m'a demande' de le faire monter sur Vi faud. Quelle femme! Quelle mère! s'écria-t-il, elle horreur, elle m'a intéressé pour lui (2). »
Le t> mai, Ferdinand remet aux mains de ' v la
soumission qu'on lui a imposée. Charles IV abdique tour, abandonnant sa couronne à Napoléon. Leprilù la Paix, Escoïquiz, Duroc règlent les qu»
(1) Napoléon, I an<r, \ I I i Mémoires
d'après une lettre dune personne de la ifl riHUSlHi
('-') De Pra.lt Membres historique», 130.
ri, puis l< le roi, les infants et les deux reines
l'exil. I alleyrand note l'impres- « I lie a quelque chose de triste qui
jusqu'à une sorte d'etourdissement (i). »
. donne la note comique. Dans une lettre, datée de
yrandà propos du premier billet
qu'il a revu de Ferdinai prince, dif-il, m'appelle son
ridicule, il doit simplement
Ult, au bruit des fusilla d, toute
>n s'est bercé de l'illusion qu.
seuls hommes qui foulassent le sol de Midis que la mon; abîme, partout le
mi debout, et hommes, niais les femmes et jusqu'aux ix, à Séville, à Yalen
sse et jusque dans villages, on prend les armes pour châtier les Napoléon. C'est une ans pitié,
te est mari parcourir les plaines nues, ou il .•ront empOÎ '.mit la pi
ime l'appelle
' a voulu chasser, les
>ufi(ton$ i.
Talle/nu. -, I, 386.