‹ L'Abdication du Prince CuzaChapitre 2 sur 43 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

l’Académie roumaine, qui a confié ce précieux dépôt, le. 27 janvier 1928, à la Bibliothèque de cette Institution.

De ces derniers documents, infiniment précieux, et dont il faut espérer dans l'intérêt de la science historique une proche publication, nous n’avons pu faire ici qu’un discret usage, puisque l'essentiel de notre étude porte sur la période qui suit la révolution de février. Ils nous ont permis cependant de nous rendre plus exactement compte de la haute valeur de l’œuvre accomplie par le dernier hospodar indigène qu’aient eu les Moldo-Valaques, et des difficultés sans nombre qu’il à eu à vaincre; et ils ajoutent quelque lumière à ce que l’on savait des dispositions des grandes puissances à l'égard de l’hospodar au moment même où se tramait sa chute.

À Paris et à Vienne, c’est la pensée même des cabinets que nous avons retrouvée, et non seulement de ceux de France ou d’Autriche, mais aussi de Turquie, de Russie, d'Angleterre; car la France, en ee début d’année 1866, est encore pour peu de semaines le centre de la politique européenne, et Vienne a toujours été l’un des plus merveilleux observatoires de la politique générale de l’Europe.

Aïnsi armé, nous avons pu étudier les derniers moments du règne de Cuza d’un point de vue européen; nous avons pu suivre l’évolution de la crise d’après les rapports, intéressants à des points de vue différents, des consuls de France et d'Autriche, et d’après les instructions des principales cours à leurs ambassadeurs ; et nous avons pu ainsi replacer l’incident des Principautés dans le cadre de l’activité diplomatique du moment, à laquelle l'approche, puis le fait même de la guerre de 1866 forme comme une toile de fond orageuse qui n’est pas restée sans influence sur le jeu des acteurs.

On n’attendra pas de nous sans doute un récit détaillé des événements. Les principales phases de la crise sont connues, et nous ne nous sommes attaché, dans l’Introduction qui précède les pièces que nous publions, qu’à

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