‹ L'Abeille; journal d'entomologieChapitre 258 sur 335 · SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT

GYRTOSUS ^STIVUS Peyr. — J'ai trouvé dans le Liban, près de Ehden, une- variété de cette espèce dans laquelle le prothorax est noir avec une bordure latérale rouge, assez étroite.; les antennes sont rembrunies à partir du 4« article.

GYRTOSUS FRIGIDUS Peyr. — La tache postérieure des élytres couvre parfois toute l'extrémité.

MALACHIUS CONPORMIS Er. — J'ai trouvé, dans le mont Liban, près de Ehden, un seul individu c? d'un Malachius qui me paraît devoir être rapporté à cette espèce. Il est bien conforme par ses caractères à la description donnée par Erichson, mais la taille est plus petite (3 mill.) ; les antennes sont de la longueur des 3/4 du corps, minces, à !«' article faiblement épaissi, 2® court, obconique, 3« plus du double aussi long que le 2®, un peu plus long que le 4®, allongé et denté en scie à l'extrémité, ainsi que les suivants, sauf le dernier ; la couleur rouge de l'extrémité des élytres ne remonte pas sur les côtés.

ATTALUS FUSGULUS Peyr. — Gette espèce doit disparaître de ce genre et elle est môme étrangère aux 3falachiides J'en ai trouvé dernièrement bon nombre d'individus des deux sexes et j'ai pu reconnaître qu'elle appartient aux Telephorides, où provisoirement elle peut être rangée parmi les Malthodes. Gette erreur prouve bien le danger qu'il y a, dans cette famille, a décrire des individus isolés, surtout lorsqu'on n'a pas examiné les deux sexes.

EB^US VELATUS Peyr. — Je l'ai trouvé près de Tripoli et aussi à Tarsous.

HYPEBiEUS VIGINUS Peyr. — J'en ai pris un individu cf à Tarsous.

TROGLISGUS RHINOGEROS Mars. — îl se trouve aussi à Tarsous.

288 MONOGRAPHIE DES IUUGHIIDE8.

Pour compléter le tableau des espèces de la tribu des MalacMdes^ si bien étudié et heureusement élaboré par notre ami M. Edm. Peyron, et n'omettre aucune des espèces de Y Ancien-Monde publiées jusqu'à ce jour, nous reproduisons les descriptions des espèces de Madère et des CSanaries par M. Wollaston, qui n'entraient pas dans son cadre, et quelques-unes signalées par Motschulsky, dans un Mémoire très-rare, que nous n'avons pu nous procurer en temps utile. s. m. m.

i. MALACHIUS MILITARIS Woll. Mad. 1854. 245. 189. •— Long. 3,6-4,6 mill. — Etroit, linéaire, oblong, luisant, d'un noir profond, avec un obscur reflet verdâtre, vôtu d'une très-fine pubescence cendrée. Tôte convexe postérieurement. Prothorax d'un roux clair, avec une tache obscure au milieu du disque, qui manque rarement. Elytres d'un roux clair au bout. Mésothorax roux. Base des antennes et pattes antérieures ordinairement d'un brunâtre très-obscur.

Ressemble beaucoup pour l'aspect et les couleurs an rufiœllis; il en diffère par ses pattes et surtout ses antennes beaucoup plus courtes, par ses tarses et ses jambes d'un roux ayant une tendance à devenir plus clairs, par son prothorax moins transverse ou plus étroit par derrière, avec une tache noire longitudinale au bas du disque, et ses élytres presque sans apparence de poils noirs dressés.

Madère, Funchal.

2. MALACHIUS RUFOTERMINATUS Woll. Attlant. 195. note. — Long. 3,6 mill. — Luisant, glabre, très-finement, à peine visiblement pointillé; tôte assez large et élytres

d^un noir bleu ; leur extrémité et le prothorax d'un roux testacé clair ; pattes d'un noir bleu.

Cette espèce, trouvée par H. de la Perraudière, à Ténériffe ou à Hierro, représentée par 2 mauvais exemplaires dont l'an, communiqué à M. Wollaston, avait perdu ses antennes dans la traversée, a les antennes assez longues, brun de poix avec 1-3 brunâtre-testaoé en dessous, le 2« article est très-petit, 3* allongé, deux fois plus long, 4-5, égaux au 3®* Le bord antérieur du prothorax est rembruni par transparence, transverse, pas sensiblement rétréci par derrière.

Ce n'est qu'avec hésitation que M. Wollaston l'a décrite comme espèce distincte du rufi/pes.

3. ATTALUS RUFIGOLLIS WolUJourn. Ent. i, 1862. 428. — Cat. Can. 219. 342. — Long. 4 mill. — Le ruficollis se reconnaît à sa tête d'un roux brillant, ordinairement sans aucune tache. Les exemplaires des régions plus élevées sont généralement un peu plus densément ponctués et bronzés et ont leur fine pubescence couchée, cendrée, plus visiblement développée. On passe graduellement de cette variété aux exemplaires qui se trouvent dans la plaine. Cependant on trouve à Palma une petite variété {pauperculus WoU.), dans laquelle les jambes, les tarses et les antennes ont une tendance à devenir testacés.

Ténériffe, très-commun, sur les fleurs.

4. ATTALUS PELLUCIDUS Woll. Mad. 1854. 247. — Journ. Ent. i. 429. — Cat. Can. 219. 343. — Long. 3,6 mill. — Subacuminé en devant, pubescent, luisant, d'un noir bronzé ; tête et prothorax peu densément ponctués; l'une subarrondie, assez large; l'autre petit, pâle, translucide aux angles postérieurs; élytres légèrement ponctuées-ruguleuses ; base des antennes et des tarses rembrunie.

Ténériffe, commun sur les fleurs.

Le seul caractère important qui le sépare du rufiœlUs est que le prothorax, au lieu d'être d'un rouge brillant, est noir, ainsi que le reste de la surface, avec un petit espace à chacun des angles postérieurs, et quelquefois une

290 MONOGRAPHIE DES MALACHimES.

très-étroile bordure à la base d'un jaune un peu transparent; en outre, la surface est un peu plus bronzée, et Fauteur penche à le considérer comme une variété. Quoique aussi répandu que le précédent et dans les mêmes conditions, il n'a découvert aucun passage entre eux.

5. ATTALUS PALLIPES Woll. Cat. Can. 1864. 220. 344. — Rép. 13. — Long. 3,5 mill.

Téoériffe et Gomére.

6. ATTALUS ORNATISSIMUS Woll. Joiirn. Ent. i. 1862. 431. pi. XX. f. 2. — Cat. Can. 221. — Tête et élytres d'un bleu brillant ou verdâtre; prothorax roux n'ayant qu'une bande centrale très-large plus foncée; pattes généralement noires. Tête moins luisante que le reste de la surface, très-densément et très-finement ruguleuse. Pronotum sculpté de la même façon quoique moins densément. Elytres très-densément mais finement pointillées, les poils dressés disparaissent presque à la base et sont très-longs vers l'extrémité.

Palma, sur les montagnes, très-répandu.

7. ATTALUS RUGIFRONS Woll. Journ. Ent. 1862. i. 43L — Cat. Can. 221, 347. — Varie beaucoup de couleur, comme la plupart des espèces, néanmoins il se distingue bien par sa tête subopâque, finement et densément ruguleuse (en quoi il ressemble un peu à Vangustifrons), par la couleur roux testacé de ses quatre pattes antérieures et de la base de ses antennes, arête supérieure des cuisses et parfois des jambes noire; pronotum d'un roux testacé sur les côtés et à la base ; quelquefois il est entièrement obscur, excepté vers les angles postérieurs; d'autres fois la tache médiane même finit par disparaître, et toute la su^ face est plane.

Gomère, sur les collines, près de St-Sébastien.

8. ATTALUS OVATIPENNIS Woll. Journ. Ent. 1. 1862. 429. — Cat. Can. 220. 345. — Long. 3 mill. — Cet Attalus est le seul qui ait été trouvé dans toutes les îles de l'archipel canarien, et il varie beaucoup. Il présente un aspect différent presque dans chacune des lies. Wollaston a

donné des noms à chacune de ces variétés : v. excelsusy Grande-Canarie ; v. collaris, Palma ; v. gracilipes, Gomère ; V. subopacus, Fuerteventura. Il est toujours reconnaissable à sa forme ovale ou élargie postérieurement, par la teinte bronzé-verdâtre de sa tête et de ses élytres obscures, par son prothorax qui n'a ordinairement que le bord basai et les angles postérieurs pâles, mais parfois une grande portion de sa surface, et par ses jambes et ses tarses d'un testacé clair, ainsi qu'une portion des cuisses.

9. ATTALUS BISGULPTURATUS Woll. Joum. Ent. i. 1862. 430.— Cat. Can. 221. — Se distingue de toutes les autres espèces par sa sculpture très-remarquable. Son prothorax et sa tète sont très-déprimés, opaques, grossièrement et uniformément alutacés ou finement granulés sur toute leur surface, ses élytres sont brillantes et simplement ruguleuses, sa couleur est noire excepté la portion postérieure du prothorax, qui est d'un jaune testacé, et les jambes, les tarses et la base des antennes, qui sont d'un brun testacé.

FoerteTentura, très-rare.

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