‹ L'Abeille; journal d'entomologieChapitre 287 sur 335 · I. ARISTUS · texte numérisé non relu

I. ARISTUS

rides longitudinales plus ou moins marquées suivant les individus, parfois très-obsolètes; yeux très-peu saillants. Prothorax court, en forme de croissant, plus ou moins large suiyant les dimensions de la tête, fortement échancré en avant, ongles antérieurs très-aigus et très-avancés, à peine émoussés au sommet, dirigés à peine au dehors bien que leur saillie extérieure dépasse toujours visiblement celle des yeux ; chez les exemplaires à grosse tête, la plus grande largeur du prothorax correspond au sommet des angles antérieurs, et il commence à se rétrécir à partir de ce point, chez ceux où la tète est moins développée, le prothorax s'élargit un peu jusqu'à la moitié environ de sa longueur ; à partir de ce point il se rétrécit d'une façon plus sensible ; les côtés sont redressés près de la base sur laquelle ils tombent carrément pour former des angles postérieurs droits ; la surface est un peu convexe et couverte d'une ponctuation un peu plus grosse et surtout plus serrée que celle de la tête, moins dense au milieu que près des bords. Elytres ordinairement un peu moins larges que le prothorax, parfois, au contraire, un peu plus larges que lui chez les exemplaires où il est relativement étroit, à peu près droites à la base, arrondies aux épaules, pas tout-à-fait parallèles mais commençant à se rétrécir presque dès les épaules, arrondies à l'extrémité, peu convexes, profondément striées-ponctuées, intervalles plus ou moins convexes, ponctués d'une manière très-variable ; le plus souvent il y a sur les 1®', 3* et 5® une ligne de points assez gros plus ou moins régulière, avec quelques points épars plus ou moins distincts, surtout vers la base et vers l'extrémité des autres ; quelquefois ces points disporaissent "entièrement et les intervalles sont tout-à-fait ligses, d'autres fois, au contraire; ils sont plus nombreux, épars sur tout l'intervalle au lieu de former une série unique, et sont à peu près aussi abondants sur les 2®, 4* et 6° que sur les autres. Cuisses de la couleur du corps ; jambes et tarses roussâtres.

La tête est toujours proportionnellement plus développée chez les grands exemplaires, qui sont des cf » que chez les petits qui sont des Q . Mais comme il y a des cf plus ou moins favorisés sous ce rapport, on observe tous les

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degrés dans le développement de la tète, et il arrive souvent qu'on est embarrassé pour reconnaître le sexe de certains individus sans ouvrir leur abdomen.

Patrie : L*Europe méridionale occidentale. Il remonte aa nord josqn^i Paris, où il est ordinairement très-rare et ne se prend guère que dans les détritus des inondations ; il parait plus commun dans le bassin de la Loire, et devient très- abondant dans le midi de la France ainsi qu*en Espagne, en Italie, en Corse, en Sardaigne, en Sicile, dans le» îles Baléares et sur le littoral africain correspondant. M. de Heyden m*en a communiqué plusieurs individus notés dans sa collection comme provenant des lies Ioniennes, mais Schaum (Kaffer fauna Griechenlands) dit qu'il n*en a pas vu un seul exemplaire de Grèce ; les îles Ioniennes seraient donc sa limite extrême du côté de TOrient.

4. — A. EREMITÂ Dej. Spec. i p. U7. — nitidulus Dej. Spec i p. U7 (*). — talpa Redt. Denkschr. Wien. Ac. i 1850 p. 47. Abeille iv 1867 p. 40. — perforatus Reiche et Saulcy. An, Soc. Ent. Fr. 1855. p. 589.

Long. 9-11,5 mill.

Tête grosse, arrondie, très-peu rétrécie en arrière, subconvexe, un peu aplatie toutefois sur le front où l'on remarque deux impressions longitudinales courtes, peu profondes, à peine rugueuses, assez visibles ordinairement surtout cbez les grands exemplaires, quoique moins longues et moins marquées que chez TA. clypeatus, parfois à peine distinctes chez les petits, couverte d'une ponctuation de moyenne grosseur, médiocrement serrée, bien qu'elle le soit un peu plus que chez l'A. clypecUus^ épistome coupé droit, couvert de rides longitudinales dont la force varie beaucoup suivant les individus; antennes brunes, à articles proportionnellement un peu plus grêles que chez l'A. clypeatus ; yeux très-peu saillants. Prothorax ayant à peu près la môme forme que chez l'A. clypeatus; angles antérieurs aigus, ordinairement un peu moins avancés que chez cette espèce, point ou presque point di-

{*) Le Catalogue Gemminger et Harold enregistre un A. nitidus Fald. qoi n*a jamais existé ; les auteurs ont copié par inadvertance un lapsus ou une faute d'imprimerie de VEnumériUion des Carabiques et Hydrocanthares du Caucats de M. de Gbandoir, où on lit, p. U% A. nitidus Stev. Fald. aux lieu et place d'A. nitidulus.

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