I. ARISTUS. 2t
rîgés en dehors de sorte que le prolongement idéal des côtés en avant des angles serait à peu près parallèle à son similaire et tangent à la surface des yeux, alors que chez l'A. clypeatus il divergerait un peu et ne rencontrerait pas le plus souvent cette surface ; angles postérieurs droits, parfois un peu aigus ; ponctuation un peu plus forte et surtout plus serrée. Elytres à peu près de la môme forme que celles du clypeatus, seulement un peu plus courtes, stries un peu moins profondes," intervalles moins convexes, couverts d'une ponctuation ordinairement assez forte, modérément serrée, parfois vaguement disposée sur deux lignes, souvent sans ordre et répandue d'une façon plus ou moins inégale dans tout l'intervalle, parfois presque entièrement effacée ou réduite à une seule série linéaire.
Les grands développements de cette espèce sont faciles à distinguer de ceux de l'A. clypeatus dont ils n'atteignent d'ailleurs pas tout-à-fait la taille, au moyen des caractères ci-dessus exposés ; on confondrait plus facilement entr'eux les petits exemplaires de l'une et de l'autre espèce ; souvent on n'a guère que la ponctuation plus serrée, les impressions frontales plus faibles et la longueur un peu moindre des élytres pour reconnaître l'A. eremita,
L'A. rdtidulus Dej. n'est qu'une variété de taille un peu réduite de l'A. eremita du môme auteur. J'ai pu m'en convaincre d'après plusieurs types de Dej ean, portant encore à leur épingle l'étiquette écrite de la main du maître, qui existent dans la collection de M. de Ghaudoîr et dans celle de M. de Vuillefroy.
Le type de l'A. perforatus Reiche et Saulcy, que M. Reiche m'a bienveillamment communiqué, est un exemplaire de petite taille de l'A. eremita.
Quant au Ditomus talpa Red t., je n'en ai pas vu le type, j'ai reçu seulement de M. de Heyden, sous le nom d'A. talpa Kind., inédit, un A. eremita provenant d'Asie Mineure. Gomme la courte description de Redtenbacher s'applique bien à cet exemplaire, je suppose que c'est l'espèce déjà répandue dans les collections soùs le nom proposé par Kindermann que l'auteur viennois a eu en vue. Le caractère des angles postérieurs du prothorax aigus que Redtenbacher donne à son espèce, n'a pas d'importance ;
22 MONOGRAPHIi: DES DITOMIDES.
la plupart des exemplaires des Â. eremita et ptmctulatus que j'ai examinés ont ces angles droits, mais il en est quelques-uns qui les ont visiblement aigus, sans qu'on puisse pour cela les considérer comme spécifiquement distincts.
Patrie : La partie orientale du bassin de la Méditerranée depuis TEgypte jusqu*à la mer Caspienne, TAsie Mineure, le Caucase, la Crimée, la Turquie, TUe de Crète. J*ai pris cette espèce communément dans toutes les parties de la Syne que j*ai visitées, les hauts sommets du Liban et de l'Ânti-Liban exceptés. I
5. — A. PUNCTULATUS Chaud.' Bull. Mosc. 18U. m p. 476. Long. 6,5-9,5 miU.
Tète proportionnellement un peu moins grosse que chez TA. eremita^ variant moins de grosseur suivant les individus, paraissant un peu moins arrondie en avant et plus triangulaire parce que les mandibules ont leur bord externe plus droit, un peu plus rétrécie en arrière, plus convexe sur le front qui n'a pas d'impressions longitudinales, couverte en entier d'une ponctuation assez forte et relativement serrée, épistome droit, antennes roussâtres, yeux plus saillants en avant, enchâssés en arrière à peu près de la môme manière que chez l'A. eremita. Prothorax ayant ses angles antérieurs ordinairement plus avancés, ce qui le fait paraître plus échancré en avant, angles le plua souvent un peu divergents, ce qui contribue avec le rétrécissement un peu plus prononcé de la partie postérieure de la tête, à faire qu'ils soient plus éloignés de sa surface, prolongement idéal des côtés du prothorax un peu divergent en avant et le plus souvent non tangent aux yeux, partie postérieure rétrécie un peu plus longue qu'elle ne l'est ordinairement chez l'A. eremita; angles postérieurs droits le plus souvent, parfois plus ou moins aigus; ponctuation un peu plus forte et surtout plus se^ rée que chez l'A. eremita. Elytres taillées à peu près sur le même modèle que chez cette espèce, paraissant toutefois un peu moins larges, plus longues et plus parallèles si on compare ensemble des cf bien développés, striées à peu près de la môme manière, mais couvertes dans les intervalles des stries d'une ponctuation plus forte, ce qui