‹ L'Abeille; journal d'entomologieChapitre 293 sur 335 · I. ARISTUS · texte numérisé non relu

I. ARISTUS

peu de chaque c^té pour venir rejoindre les bords latéraux, surface assez convexe, fortement et densément ponctuée, ponctuation devenant souvent confluente près de la base. Elytres un peu allongées, à peu près droites à la base, arrondies aux épaules, n'atteignant pas en ce point la plus grande largeur du prothorax, s'élargissant ensuite et dépassant cette largeur vers leur tiers postérieur, un peu comprimées latéralement vers leur tiers antérieur, fortement striées-ponctuées, intervalles subconvexes, assez fortement mais irrégulièrement et peu densément ponctués, 3® et 5« intervalles et parfois aussi le i®', offrant, outre la ponctuation ordinaire, une série de points plus gros, espacés, plus ou moins distincts, surface légèrement convexe au milieu, fortement sur les côtés et vers l'extrémité où elle s'abaisse assez brusquement. Pattes assez courtes et assez fortes, noires sur les cuisses, d'un brun foncé sur les tibias, s'éclaircissant un peu sur les tarses. Cette espèce bien distincte se sépare de toutes ses congénères par la ibrme allongée de son épistome, ses yeux relativement gros et dépassant extérieurement les angles antérieurs du prothorax, ses antennes proportionnellement un peu plus longues et surtout plus épaisses, son prothorax moins dilaté, moins en croissant, ses élytres plus étroites en avant, plus larges en arrière, plus con4 vexes, sa ponctuation générale plus forte.

Patrie : Je ne connais de cette espèce que les exemplaires, au nombre d*une douzaine, que j*ai pris en Syrie, sur les pentes du Djebel-ech- Cheik, le plus haut sommet de TAnti-^Liban. Je les ai trouvés au mois de mai, sous les pierres, dans un bois ombreux, près du village de Hibbaryeh, à une altitude d'environ 1,000 mètres.

9. — A. OPACUS Er. Wagn. Reise ni, p. 168. — Luc. Expl. Alg. pi. 5. f. 1.

Long. 12-U mill.

Allongé, parallèle, glabre, ayant seulement un pore sôtigère très-obsolète vers le milieu des côtés du prothorax, d'un noir mat, ponctué sur la tête et le pro thorax, lisse ou à peu près lisse dans les interstries des élytres. Tête grosse, sans atteindre les développements exagérés qu'elle présente souvent chez les A. dypeatus et capito^ assez

28 MONOGRAPHIE DES DITOMIDES.

convexe, sans impressions, couverte d'une ponctuation assez forte, assez serrée sur le front, moins dense sur l'occiput, épistome rétréci en avant, légèrement échancré en arc de cercle à son bord antérieur, un peu rugueux longitudinalement, labre un peu échancré, mandibules robustes, épaisses, médiocrement allongées, ayant leur bord supérieur très-épaissi et fortement saillant en dessus, surtout près de la base où il forme un angle très^ arrondi à son sommet, antennes fortes, très-courtes, n'atteignant pas tout-à-fait la longueur de la tête et du prothorax réunis, yeux un peu saillants, joues gibbeuses, formant en arrière des yeux une petite saillie quelquefois plus proéminente en dehors que celle de ces organes, rétrécissement postérieur de la tête assez brusque et bien visible. Prothorax beaucoup moins court que chez les autres Aristus, à peu près de la largeur de la tête entre ses angles antérieurs, parfois un peu dépassé sur les côtés par la gibbosité des joues, à peine échancré, bord antérieur presque droit en son milieu, angles antérieurs aigus mais très-peu avancés, côtés à peine sinués au-dessous des angles antérieurs, presque droits et presque parallèles jusqu* un peu avant le milieu de sa longueur, arrondis ensuite presque en arc de cercle, redressés près de la base et devenant môme ordinairement un peu divergents en arrière pour former des angles postérieurs un peu aigus, surface assez convexe, assez fortement déclive sur les côtés, couverte d'une ponctuation ordinairement un peu plus fine que celle de la tête, médiocrement serrée surtout au milieu. Elytres de la largeur du prothorax, droites à la base, arrondies mais point atténuées aux épaules, assez allongées parallèles sur les côtés, convexes fortement déclives latéralement, striées peu profondément mais assez fortement ponctuées dans les stries, intervalles plans en avant, légèrement convexes en arrière, lisses, les 1^', 3* et 5® ayant seulement une série irrégulière de points espacés, petits, souvent presque effacés surtout sur le !«' intervalle. Pattes peu allongées.

L'absence de pubescence, la forme parallèle et presque semi-cylindrique de cette espèce, ses mandibules à bord supérieur épaissi et fortement relevé, ses antennes cour-

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