‹ L'Abeille; journal d'entomologieChapitre 294 sur 335 · I. ARISTUS · texte numérisé non relu

I. ARISTUS

tes, le rétrécissement postérieur de sa tête, son prothorax à côtés presque parallèles dans sa moitié* antérieure^ ses élytres allongées, lisses ou presque lisses dans les intervalles des stries, Téloignent de tous ses congénères et le font reconnaître très-facilement.

Patrie : L'Algérie, où cette espèce paraît être peu commune à en juger par le nombre restreint des exemplaires qui se voient dans les collections. On ne Ta jamais prise en Europe, à ma connaissance.

' Espèce que je n*ai pas vne :

10. — A. SUBOPACUS WoUast. Can. Col. 1864. 53, 84. - ?c/vpeali« Brul. Web. et Berthel. Ent. Can. 57.

Noir, subcylindrique, oblong, glabre, un peu opaque, très-finement alutacé. Tête parcimonieusement ponctuée, ainsi que le prothorax, très-convexe, à peine impressionnée sur le front. Prothorax court, brusquement et fortement rétréci à la base, grossièrement rebordé sur les côtés, même aux angles postérieurs qui sont droits. Elytres subparallèles, légèrement striées-ponctuées ; interstrîes déprimés presque imponctués ; extrémité des élytres, palpes et tarses roux de poix. — Long. 11,6 mill.

Fuerteventura.

Est-ce le dypeatus de Brullé? C'est probable, mais ce ne peut pas être le véritable dypeatus de Rossi, car Tinsecte des Canaries est plus grand, plus parallèle et plus large, sa sculpture est beaucoup plus fine, sa tête plus convexe et sans fovéoles; son prothorax est plus fortement rebordé sur les côtés et même aux angles postérieurs, les antérieurs sont moins saillants, sa surface est glabre, plus alutacée et moins luisante ; à première vue, on le prendrait pour Vopacm. (Ex Wollaston.)

30 MONOGRAPHIE DBS DITOMIDES.

n. - GEinVE DITONIJ&I9 Bonelli, Obs. Ent. part. 1. TABLEAU DES GENRES

Tôte grosse, toutefois moins volumineuse le plus souvent que chez les Aristus, et, lorsqu'elle est très-développée, moins courte et moins arrondie en avant que dans ce genre, rétrécie en arrière d'une façon plus sensible, tantôt assez brusquement, tantôt d'une façon graduelle. Menton assez profondément échancré, muni en son milieu d'une dent assez aiguë, notablement plus courte que ses lobes latéraux. Languette épaisse, cornée, tantôt subtronquée, tantôt plus ou moins atténuée et arrondie à son extrémité, devenant chez les petites espèces relativement étroite et de forme presque lancéolée, sans que ces différences, entre lesquelles on observe toutes les gradations, puissent avoir une valeur générique; paraglosses ordinairement un peu plus courtes que la languette. Dernier article de tous les palpes en ovale allongé, un peu tronqué à son extrémité. Mandibules fortes, arquées à leur extrémité, ordinairement plus avancées et moins arrondies que chez les Aristus à leur côté externe qui est m^ême quelquefois visiblement sinué en dedans , ayant leur bord supérieur sensiblement épaissi et quelquefois, chez les cf de certaines espèces, dilaté près de la base en forme de ramure. Labre un peu plus avancé que chez les Àristttë, ordinairement un peu échancré en avant, arrondi à ses angles antérieurs. Antennes filiformes , plus ou moins épaisses, à !«' article plus gros que les autres, variant de longueur suivant les espèces. Prothorax rétréci en arrière en forme de pédoncule, moins court que celui des Aristus, avec ses angles antérieurs ordinairement très-obtus, arrondis, n'embrassant pas sensiblement la tôte, s'élargissant le plus souvent d'une façon notable à partir des angles antérieurs, fortement arrondi sur les côtés jusqu'à l'endroit où ils se redressent plus ou moins brusquement pour former le pédoncule basilaire. Elytres assez allongées, quelquefois soudées, le plus souvent libres. Ailes membraneuses ordinairement atrophiées

H. DITOMUS. 31

chez 'les grandes espèces, bien développées et propres au vol chez les petites. Pattes robustes; tibias antérieurs plus ou moins élargis à leur extrémité, souvent dilatés à leur angle apical externe et allongés en forme de dent, simulant un éperon, plus ou moins- avancée, plus ou moins saillante extérieurement ; tarses antérieurs tantôt simples dans les deux sexes, tantôt ayant leurs quatre premiers articles sensiblement dilotés chez les c? et garnis de brosses de longs poils en dessous. Forme générale assez allongée, assez parallèle ; épaisseur et convexité du corps variables; couleur ordinairement d'un brun de poix, noire chez deux espèces seulement.

On a essayé de subdiviser le genre JHtomus^ mais, à mon avis, les caractères dont on s'est servi n'ont pas assez de fixité pour que les coupes génériques qu'on a proposées méritent d'être admises. Dejean a créé pour le D. interceptus son genre Carterus^ auquel il assigne pour caractères principaux le labre plus long que chez les Ditomus et les tarses antérieures des cf à quatre premiers articles dilatés. Il a laissé dans le genre Ditomm plusieurs petites espèces très-voisines de Vinterceptus, même par leur faciès, sans s'apercevoir qu'elles ont aussi les tarses antérieurs sensiblement dilatés et le labre à peine plus court que chez le type du genre Carieras. Solier a proposé plus tard pour ces espèces le nom à'Odogmim, Le môme auteur a voulu réserver la dénomination de Bit&mm à deux espèces dont les cf ont une corne sur Tépistome, et les mandibules dilatées en dessus près de leur base en forme de ramure. Enfin, il a créé celle à'Odmtocarus pour les espèces dont les mandibules sont simples dans les deux sexes et dont l'épistome ne porte jamais de corne, mais est denticulé à son bord antérieur. Ce dernier caractère n'a pas môme une valeur spécifique, car dans les espèces qui le possèdent habituellement, il n'est pas rare de trouver des individus de l'un et de l'autre sexe chez qui il manque tout-à-fait, l'épistome est alors simplement échancré, très-légèrement en arc de cercle. Le nombre des dents, lorsqu'elles existent, varie dans une môme espèce, leur forme et leur position sont des plus inconstantes et souvent elles ne sont pas disposées symétriquement des

32 MONOGBAPHIB DES DITOMIDES.

deux côtés de Tépistome. Les D. ealydonius et trkuSpidor (us, formant la coupe des Ditomus proprement dits, le D. bcBticus qui appartient, à celle des Odontoixarus , les D. angmHpennis et vdlidiusculus qui rentrent dans les Carterus ou Odogenius^ sont autant d'espèces très-voisines qu'il me semble tout-à-fait impossible de ranger dans des genres différents. En plaçant les D. angustipennis et vdlidiusculus au commencement du groupe des Carterus^ immédiatement après les Ditomus proprement dits, j'aurais bien montré la transition des uns aux autres, mais cet arrangement m'aurait forcé de rejeter à la fin le D. interceptus qui est le plus grand développement et le type de la coupe à laquelle il appartient, j'ai préféré le mettre en tête et placer au contraire à l'extrémité de la série les espèces qui font le passage des Carterus aux Dttomtis et aux Odoniocarus.

Les Ditomus habitent tout le bassin de la Méditerranée, une seule espèce, le D. fulvipes, remonte au Nord jusqu'aux environs de Paris.

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