SUR LES
MALÂCHIIDES D'EUROPE
BT PU
BASSIN DE U MÉDITERRANÉE Par m. E. PEYRON
MMBilS DC LA SOCitTt SNTOMOtiOaiOUS DC FRANCt, ne.
PARIS Chez M. de MARSEUL, boulev. Pébeire, 27i, Ternes;
OMleriBe» TjrFOgniihlt et Lithogniphie de A. roduoED.
AVANT -PROPOS
La Sym est parttculièreoMQi riche ea espôces de ceUe âtoûile et c'est en cbercbaat k cksecr iee œatéritux que j'y ai recueillis que j'en suis venu peu à peu à étudier testes les espèces eoaAuesde la réigton œédtierraAéeiuie, à ks décrire et eofia k publier oe tr«?milY pour qmê ces leoberches £siteB ptr moi pnmeal aussi preliter à laes collèges.
Dans cette étude, j*ai eu partlcuUàremeat en vos la dêterBÛBation des e^œs et, en ee qui coucer&e les genres, je m'en suis' rapporté aux exeellents travaux de mes devaucierS) wwquels je ne me suis permis de faire q«e ks» changemeiits iiidi^nsables« i'ai cherché k reaàp% n^ (kscfiptioiis aussi courtes que possihk et j'ai cru devotr laisser de eôté teut ea qui n'était pas essentiel pour la disti&ciiea éèB espèces : k plus forte nuaoa, ai-je évité de décrire cempiaisamnieati ainsi que le faisaient les anciens auteurs, les oaraetères tirés de la ifome exté^ lieure, des tmprèssîoiâ, de la poâduAtîeiit etc^ ees obh nctëres étant geftavJeBaeat varia2»les ^u peu facilemeat afpréeiahles.
Les îsaectas dte eette âMi^k «oot sigets à «e défisroMr ipès la mort et c'est là suitout ee ^m peMftst diffîcilAnœatd'élxiblœr la forme «exfecteée l'iaseote/^ de ia décrire; ea outre, la dUTérenot des sexes «st prMqiae ieiycm» tellemeat ^;raade o^ Vaa m peut ay«r de certitude ^mr la validité d'une espèce qu'après avoir rencontré ensemble
4 AVANT PROPOS
les deux sexes : il faut donc bien se garder, dans cette famille, de faire des descriptions sur un seuHndividu ; ce n'est qu'après beaucoup d'hésitations que je me suis moimôme décidé à le faire, car je m'y suis trouvé presque obligé par la nature de ce travail. On verra quelles erreurs ont commis des entomologistes éminents pour avoir voulu décrire des individus isolés que le hasard avait amenés dans une collection. C'est pour éviter cet écueil que j'ai cherché à rassembler le plus grand nombre possible d'individus, mais, malgré des recherches quelquefois répétées chaque année dans des localités éloignées, il y a telle espèce dont l'un des sexes m'a échappé jusqu'à ce jour.
La zone d'habitation que j'ai adoptée est la région européenne et méditerranéenne, mais c'est un peu arbitrairement quant aux limites ; mon dessein a été de les étendre autant que possible, en laissant de côté toutefois la partie la plus orientale de la Sibérie.
La distance à laquelle je me trouve des centres de l'entomologie était une difficulté 4^^ P^^^ grandes & vaincre pour le travail que j'ai entrons, mais j'ai pu surmonter cet obstacle, en faisant appel à la complai* sance, à l'abnégatlûn, faut-il môme dire, de la plupart de nos collègues qui n'ont pas craint d'exposer leurs riches collections h traverser les mers, dans l'espoir, que je souhaite n'ôtre pas déçu, de faire faire un progrès à nos connaissances entomok^iques.
Les noms de ces collègues qui m'ont ainsi communiqué leurs collections complètes ou fait des envois partiels doivent ôtre cités avec honneur et ils méritent non-seulement les remerciments que je leur adresse publiquement, mais la recdhnaissance de tous ceux à qui mon faible travail profitera.vÇle sont ceux de MM. Abeille, Bauduer, Bellier de la Ghavignerie, Ach. Costa, H. et Th. Deyrolle, Lethierry, Marmottan, de Marseul, Plason, Heiche.
AYANT-PROPOS. 8
Les caractères de la fhmille des Malachudes et de leurs genres ont été décrits soignea sèment par divers auteurs érainents, à tel point que leurs travaux peuvent me dispenser d'entrer ici dans des détails qui ne seraient qu'une répétition. Je crois qu'en renvoyant les lecteurs aux ouvrages d'Ërichson, Lacordaire, Jacquelin-Duval et Mulsant, ils obtiendront tous les renseignements désira^ blés sur l'étude des parties du co^s de ces insectes, leurs mœurs à l'état parfait, leurs premiers états et l'historique des travaux dont ils ont été l'objet
La méthode établie par Ericbson a pu subir quelque modification par les travaux de Jacquelin-Duval, JKiesenwetter, Mulsant, mais elle n'en est pas moins restée k base sur laquelle on s'est appuyé jusqu'à ce jour et dont il est d'ailleurs assez difficile de s'écarter. Toutefob J. Daval avait reconnu que les espèces du genre Anthocornus £r., chez lesquelles le second article des tarses antérieurs des cf est prolongé sur le troisième, devaient être distraites de ce genre et réunies aux Attaim du même auteur; d'après le môme principe, Kiesenwetier sépara les Aasinotarsus des Matachius et les Hypebœm des Mœus, C'était là une véritable innovation, car on donnait ainsi une valeur bien plus grande à un caractère que Fauteur allemand n'avait point considéré comme générique. De mon côté, j'ai dû m'écarter des idées d'Ërichson sur un point admis jusqu'ici par tous les autres entomologistes : il s'agit de la position des antennes. Il ne m'a pas été possible en effet de conserver l'ancienne distinction établie entre tous les genres dans lesquels les antennes seraient insérées entre les yeux, sur la portion antérieure du front et ceux où elles seraient insérées en avant des yeux, sur les cétés du front, plus ou moins proche de son bord antérieur. La distinction est des plus difBciles à faire, car on trouve tous les passages et même, lorqu'on examine un grand nombre d'espèces, on s'aperçoit que ce caractère devient presque illusoire : ce n'est
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rôellenient que dans quelques genres qae les antennes sont Insérées snr les côtés de la bouche) à la partie antérieure du Dront, â*une manière facilement appréciable.
Les différences sexuelles sont toujours tr^- marquées dans les Malaghiiinbs ; elles portent principalement sur la tête, les antennes, l'extrémité des élytres et les tarses antérieurs ; c'est au point qu'il faut absolument en tenir compte et même, dans une certaine mesure, les prendre pour base d'une classification, soit des genres, soit des espèces. Quelque désir que }'aie éprouvé de donner des tableaux qui permettent de classer les espèces à quelque sexe qu'appartiennent les individus étudiés, il ne m'a pas fallu bien longtemps pour me convaincre que tout essai de cette nature serait infructueux et qu'au lieu de faciliter la détermination, il n'arriverait qu'à l'embrouiller davantage. Au surplus, il est bien évident que l'espèce est constituée par l'individualité des deux sexes et, en négligeant les caractères particuliers à l'un d'eux, on n'arriverait qu'à un résultat absurde, c'est-àwiire, l'établissement de genres fondés les uns sur les mâles et les autres sur les femelles. Quoique en définitive, les systèmes de classification et principalement les tableaux n'aient d'autre objet que de faciliter la détermination, il ne faut pas cependant pousser si loin le désir de rendre facile cette détermination que de dispenser les entomologistes de faire quelques recherches pour avoir des espèces complètes, c'est-à-dire représentées par les deux sexes.
MALACHIID^
Erichson, Entomographien, 44. — Lacordaire, 6«iepa des Coléoptères, IV, 386. — Jacquefin-Duvar, Gênera des Coléoptères d'Europe, m, 113. — Redtenbacher, Pauna Austriaca, éd. 3, 536 (1). — Kiesenwetter, Naturg. Ins. Deulsehl. lY. 572. — Mulsant, Vésiculigères.
La famille actuelle ne pourrait être confbndue avec les autres familles des coléoptôfres, car elle s'en distingue Battement par ses tarses de 5 articles, exceptionnellement de 4 articles aux tarses antérieura des mâles d'un petit Bombre de genres, par les epoohets des tarses munis à leur base d'une lamelle plus eu moins développée, trèsrarement atrophiée, et surtout par la ppésence de caroncules latérales à la partie inférieure du prothorax et de la base de Tabdomen.
Tableau des Genres.
I* «— Antennes de i 1 articles bien distincts.
A. Tarses antérieurs de 5 articles dans les 2 sexes. B. Epistopiq plus ou moins forten^ent transversal, mais toi^JQurs bien distinct.
C, 2« article des tarses antérieurs des ^ simple. 0, Dernier article des palpes maxillaires beaucoup plus long que le 2«; pro thorax oblong, rétréci très- ^n^ibleipent en arrière. |. Ci/rtosus Motsch.
(1) G'e^t Ifi deuxième édition de cet pnvrage qae j*ai citée constamment dans eetwail.
8 MONOGRAPHn DES XALACHIIDES.
DD. Dernier article des palpes maxillaires pas plus long ou à peine plus long que le 2^; prothorax plus ou moins fortement transversal, presque éga^lement rétréci en avant et en arrière.
E. Dernier article des palpes maxillaires fusiforme, non ou étroitement tronqué à Textrémitô.
F. Tibias postérieurs plus ou moins courbés, cylindriques. II. Malachm Fabr.
FF. Tibias postérieurs fortement courbés et sinueux, comprimés et tranchants, surtout chez les cf. III. Anêhoeomus Er.
£E. Dernier article des palpes maxillaires ovale, fortement tronqué au bout. IV. Cerapheles Muls. ce. 2« article des tarses antérieurs des cf prolongé, recouvrant en grande partie le 3«.
G. Antennes insérées sur le front, au niveau du bord antérieur des yeux. V.Aximtairsus Motsch. GG. Antennes insérées sur les côtés de la tête, bien en avant des yeux.
H. Palpes maxillaires k dernier article ovaleoblong, atténué à Textrémité. VL Attalus Er.
HH. Palpes maxillaires à dernier article ovalecourt, tronqué à Textr^mité, plus fortement chez les c?. VII. ^dœus Er.
BB. Epistome très-court, linéaire, peu distinct.
I. Tête des çf non ou faiblement élargie entre les yeux, sans excavation médiane.
J. Tôte des cf mutique ; extrémité des élytres plissée dans le même sexe.
K. Prothorax transversal ; extrémité des élytres des çf munie d'appendices non spiuiformes. ' VIII. Hypebceus Kiesw.
KK. Prothorax oblong; extrémité des ély très des cf munie d'appendices spiniformBs.