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MONOGRAPHIE DES OTIORHYNCHUS

Tautre groupe Tarôte externe elle-même est anguleusement recourbée en dedans, de sorte que la base du !«' article des tarses est assez couverte. Lacordaire appelle l'extrémité des jambes, dans ce dernier cas, corbeilles caverneuses, et dans le 1«' corbeilles ouvertes, La suture, anguleuse entre le 1®' et le 2« segment ventral, distingue les Peritelus des genres Sciobius, Holcorhinus (chez lesquels elle est droite) ; l'avance large, parallèle, du 1«' segment ventral entre les hanches postérieures, les distinguent des Ptochus (chez qui elle se rétrécit par devant, et des Phyllobides (chez qui elle est étroite). Les antennes fortes les séparent des Laparocerides ; la position des scrobes, des LeichenophaguSj Trachyplosus, Cathyrrniocerus, Omias, Scoliocerus, Anemophilus et Ascepamus (chez lesquels elles se trouvent aux côtés du rostre), et desMylacus (chez qui elles sont au milieu du rostre et en forme d'entonnoir). Troglorhynchus, Otiorhynchus et Tyloderes ont les cuisses fortement épaissies en massue ou môme dentées, et toujours les ongles séparés, et présentent souvent des granules, des côtes ou des sillons sur les élytres et sur le prothorax, mais jamais une squammosité également épaisse, avec des cuisses inermes. Quelques espèces de la division de VOtiorhynchvs pidpes sont vêtues d'une épaisse squamosité mais non uniforme, et les élytres sont marquées de points ocellés et les cuisses dentées. De plus, dans les Otiorhynchus, comme, l'indique ce nom, les ptéryges sont fort élargies, tandis que dans les Peritelus elles sont tout au plus légèrement saillantes ou nulles. Nastm a les cuisses dentées. Ccmopsis se distingue par la rayure du dessous de la tête et la position des yeux sur le rostre.

Le genre Meira enfin, séparé par J. Duv. des Peritelus uniquement à. cause de ses antennes épaisses et du manque de squamules, ne peut être maintenu, car il y a un bon nombre de petites espèces qui neutralisent la difTérence indiquée par Lacordaire, consistant en ce que la scrobe va jusqu'aux yeux, et qui forment la transition aux Peritelus; cette disposition des scrobes se retrouve dans le sous-genre Leptosphœrotus. Quant au manque de squamosité, on ne peut s'en servir pour les séparer (autrement il faudrait en éloigner la Meira suturella qui est

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