VII. OTIORHYNCHUS
courte ; rostre parallèle, large, fortement courbé en dessus ; ptéryges non divariquées ; prothorax deux fois plus large que long, élytres larges et arrondies par derrière, interstries égaux. — Long. 2,5 à 3 mill.
Ressemble étonnamment à un TrachypJiksus et s'éloigne par là des deux précédents. Rostre plus large, parallèle ; ptéryges pas du tout saillantes; dessus assez fortement courbé et canaliculé ; yeux plus grands que dans le ftssirostris et plus aplatis. Prothorax près de deux fois aussi large que long, fortement arrondi sur les côtés, très-rétréci par devant. Elytres seulement environ d'un quart plus longues que larges avec les côtés parallèles, largement arrondies par derrière, striées- ponctuées, garnies de fortes soies, interstries égaux. Le dessin n'est pas fort net, mais assez semblable à celui du ftssirostris.
Angleterre. Rhin, Créfeld. France : Le Mans, en novembre, dans les mousses; Normandie; Mont-de-Marsan, commun.
¥11. — OTIORHTNCHIJS (c&tiov, petite oreille; fOvxoç, rostre.) Sdiœn. Dispos. Méthod. 1826. 206. — Germ. Spec. 343. — Stierl. Berl. 1861. 13. — Seidl. Otiorh. 24. 14. — Lacord. Gen. vi. 155. — Tyloderes Sch. Disp. Méthod. 1826. 206. — Troglorhyhchus Schmidt, Zool. Bot. Wien. iv 1850. 25.
Antennes longues, le plus souvent assez grêles, rarement fortes ; scape dépassant les yeux, en massue ou graduellement épaissi ; les deux 1«" articles du funicule assez allongés, obconiques, arrondis ou lenticulaires; massue ovale-oblongue ou ovale.
Rostre souvent plus long que la tête, épaissi et dilaté à l'extrémité; ptéryges apicales divariquées; scrobe courte, élargie, aplanie vers les yeux, qui sont arrondis, peu ou médiocrement convexes.
Prothorax tronqué devant et derrière, dilaté-arrondi au milieu des deux côtés, d'ordinaire plus étroit en devant, convexes en dessus.
Ecusson petit, triangulaire, à peine distinct.
iOO MONOGRAPHIE DES OTIORHYNGHIDES.
Elytres le plus souvent subovales, quelquefois en ovale allongé, à peine plus larges à la base que le prothorax, avec les angles huméraux arrondis, convexes, quelquefois un peu déprimées sur le dos.
Pattes médiocres ; cuisses souvent dentées ; jambes terminées en crochet ; ongles simples.
Les Otiorhynchus se distinguent, par les ongles des tarses libres, des Omias^ Peritelm et Chiloneus, dont plusieurs espèces leur ressemblent extrêmement, ainsi que des Nostus et Elytrodon, genres très-voisins, ayant comme eux les ptéryges rostrales saillantes. Les Cathormiocerus se séparent des Otiorhynchus par la position particulière de leurs yeux, et les Laparocerus par les ongles des tarses soudés à la base.
Le D' Seidlitz leur réunit les Tyloderes, qui s'en rapprochent extrêmement, et que Stierlin n'a séparés qu'avec la plus grande hésitation et parce qu'ils ont une carène particulière sur les élytres et offrent peu de différences dans la forme du rostre : cet organe est plus long chez eux que chez les Otiorhynchus^ ses ptéryges sont moins développées et la scrobe finit en réalité immédiatement après le point d'insertiun des antennes, pour se prolonger en cône allongé, entièrement plan, jusqu'aux yeux, tandis que dans les premiers la scrobe se dilate^ en s^aplanissant sans doute, mais en continuant à former un sillon distinct qui atteint les yeux. Il en est de môme des Troglorhynchus ^ qui ne sont que des Otiorhynchus sans yeux.
Au contraire, il en retire les Stomodes, comme formant un genre très-naturel et caractérisé par les ongles des tarses libres, les cuisses fortement renflées en massue-, et allant jusqu'à être armées d'une dent; la saillie intercoxale du 1«' segment de l'abdomen coupée droit; la suture du 2® segment en angle et celui-ci plus long que les deux suivants ensemble ; la scrobe antennaire supérieure en devant, avec de fortes ptéryges (d'où leur vient leur nom), cessant, ou bien plus ou moins latérale, aplanie par derrière.
Les premiers états des Otiorhynchus sont encore peu