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connus ; on a décrit les larves de deux espèces, comme nous l'avons dit dans les considérations générales sur la tribu. Les renseignements que nous possédons, même sur rinsecte parfait, sont encore bien incomplets. Son genre de vie est très-varié, mais peu connu. La plupart des espèces vivent sur les montagnes et principalement sur les hauts sonamets, sous les pierres, ou sur les plantes et les arbres. Plusieurs vivent aussi sous les feuilles sèches qui jonchent le sol, dans les troncs d'arbres près des racines, dans la pourriture.
Il en est peu qui soient attachés à des plantes qui leur soient propres ; cependant plusieurs se rencontrent de préférence sur certaines plantes ou sur certains arbres : ainsi, 0. pupillatus se prend sur le coudrier ; lepidopterus, armor dUlo, chrysoœmus et difficilis, sur les arbres verts ; pictpcs, sur le chêne; niger, sur le pin; longiventris, sur Tortie quoiqu'on le rencontre aussi sous les pierres dans les lieux très-élevés où il n'y a pas d'orties.
Quant à leur distribution géographique, on peut dire que ce sont des insectes appartenant à l'Europe, à l'Asie occidentale et au nord de l'Afrique; car jusqu'à présent on n'en a découvert que quelques espèces dans les autres contrées du globe. Il n'y a pas même d'espèce répandue sur toute la surface des lieux indiqués, et quelques-unes seulement en occupent la plus grande partie. On peut citer, en première ligne, 0. ligtistid et maurus, La plupart n'ont qu'une habitat restreint et plusieurs sont confinés dans un petit espace, sur une seule montagne. Ainsi, pyrenceus et auropunctatus, sur les Pyrénées; densatys, negîectus et amplipermis, sur le mont Rose ; fortis, prolixus, montwdgvs, distincticomis, Mulleri^ etc., dans le Tyrol méridional; cuprechsparsus, pedemmUanm, amdbilis, cancéllatus, etc., dans les Alpes-Maritimes; truncatus, rhacusemis^ signatipermis, illyricus et plusieurs autres, en Carniole, Illyrie et Dalmatie ; Kollari, Bielzi, longivmtris, antennatus, Schaumi, en Transylvanie ; anadolicus et presque toutes les espèces voisines, en Asie-Mineure et en Turquie d'Asie ; rugosus, dans les environs de Saint-Pétersbourg; de même, l'Algérie, la Grèce, la Perse, la Sicile, l'Espagne, ont chacune leurs espèces propres.
102 MONOGRAPHIE DES OTIORHYNCHIDES.
Ce genre, si nombreux en espèces, présente à la fois peu d'homogénéité, et une grande variabilité dans ses parties. La sculpture de la tête varie extrêmement dans une même espèce : ainsi le rostre est canaliculé, comme dans turca, armatus^ gemmatus, etc.; quelquefois, au fond du canal médian, s'élève une fine carène qui souvent se développe au point d'égaler en hauteur les carènes latérales ; alors, nous avons le rostre cannelé, c'est-à-dire portant une carène longitudinale entre deux sillons (0. armatus, corvus, ojpulentus). Il y a des espèces chez lesquelles le canal du rostre s'avance toujours sur le front, tandis que dans d'autres espèces, il s'arrête au front dans la plupart des individus, quoique dans quelques-uns il s'avance par derrière et rejoint la fossette frontale ; ce qui ôte à ce caractère beaucoup de sa valeur dans la distinction des espèces et ne permet pas de l'employer pour celle des sousgenres et des divisions.
La longueur relative des articles des antennes, quoique fournissant des caractères spécifiques des plus constants, est assujétie à des changements considérables, non-seulement selon les sexes, mais encore dans des individus de la même espèce : c'est ainsi que dans le bistdcaius il n'y a guère que les articles extérieurs du funicule qui ne varient pas. La coloration des yeux dépend de la conservation des insectes; mais leur position et leur degré de saillie fournissent des caractères d'une certaine valeur.
Le prothorax et les élytres éprouvent aussi de grandes variations; cependant on peut emprunter à leur forme ronde ou en pointe un caractère généralement constant. L'assemblage des stries des élytres surtout offre des carao tères importants, quoique souvent un peu indistincts à cause de la force de la sculpture ou de la finesse des stries et aussi par suite de rares anomalies.
La squamosité des élytres varie pour la quantité des squamules ; leur forme et leur groupement, au contraire, sont très-constants ; il en est de même de la pubescence et des rangées de soies au moins dans les exemplaires frais et bien conservés.
La sculpture du ventre est aussi stable que celle du segment anal. Je ne connais qu'une seule espèce {alutch
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cens), dans laquelle il soit tantôt strié, tantôt non strié. La finesse de ces stries, dans les espèces de la i" division, est également stable. Je n*ai constaté d'exception que dans erythropus et lugdunensis. Au contraire, la fossette superficielle du segment anal est une marque très-inconstante.
La coloration des pattes n'a rien de stable, leur conformation, au contraire, ainsi que leur armature, fournit de bons et d'importants caractères.