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DIFFÉRENCES SEXUELLES

Le cf est, dans le plus gï'and nombre des espèces, plus étroit que la Q ; mais il y a également des espèces {rhaeusensiSy goerzensis^ sulphurifer, armadillo^ amplipermis^ etc.), dans lesquelles les élytres du cf sont plus larges et plus aplaties que celles de la 9 «

L'extrémité du rostre offre aussi, dans un très-grand nombre d'espèces, une différence sexuelle très-frappante : les carènes latérales, même lorsqu'elles sont peu marquées, deviennent d'ordinaire plus distinctes vers l'extrémité, y forment la limite interne et supérieure des scrobes, et se prolongent au bout, où elles se réunissent aux branches de la bifurcation de la carène médiane en une petite saillie qui souvent, chez le cf » forme une pointe aiguë, redressée en arc : comme on le voit dans presque toutes les espèces du dégroupe et en particulier dans les 4 1res espèces.

Les élytres présentent encore une différence dans leur forme en outre de leur largeur plus ou moins grande. La plus grande largeur tombe presque toujours plus par devant dans le c? que dans la Q > ce qui est surtout frappant dans le vehemens, dans lequel cela arrive au !«' tiers cf et au milieu Q ; d'où il suit que les élytres ont une forme très-différente.

Quant au segment anal, dans quelques espèces il est creusé cf d'une profonde excavation transverse, limitée par une lame perpendiculaire, garnie d'une frange de soies (plumipes, cribrosus); dans le densatus^ le segment anal n'est sculpté dans sa longueur que d'une strigositô

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peu marquée, tandis que les autres segments sont fortement striés à leur bord postérieur; on trouve aussi dans la 9 sur le même segment, une ligne élevée transversale, frangée de soies jaunâtres.

Dans plusieurs espèces, le cf a la poitrine et le dedans des pattes densément garnis de longues touffes de poils* {unimloT^ navaricuSj etc.); dans d'autres, il n'a de poils qu'aux jambes {pîumipeSy cupreo-sparsus) , Dans le çf les cuisses sont, pour l'ordinaire, un peu plus développées et armées de dents plus fortes que dans la Ç ; les jambes sont beaucoup plus arquées et garnies en dedans de denticules ou de rugosités plus fortes ; dans beaucoup d'espèces, celles-ci ont une échancrure remarquable tout en devant de l'extrémité, souvent avec une forte dent ou épine par derrière : cette disposition se voit aux jambes intermédiaires de plumipes et de cribrosus^ aux postérieures de ïongiventris et d'aspkaîtinus, et à toutes celles du puncticomi^. Enfin dans une espèce {dentipes), on trouve une grosse dent aoix jambes postérieures par derrière, un peu au-dessous du milieu. — Les tarses sont un peu plus larges que dans la 9 •

Il existe une particularité curieuse, c'est que la 9 présente dans toutes ses parties une bien plus grande variabilité que le cf , dans la structure des antennes, la sculpture du rostre, du pro thorax et des élytres, comme dans la taille et le faciès, au point qu'il est souvent difficile de déterminer une 9 isolée et que souvent on a établi des espèces sur des 9 anormales (par ex. cœcus),

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