AMABILIS Seidl. Berl
Ressemble beaucoup au cf du pyrenœus pour la taille et la physionomie, mais le rostre est distinctement plus long, avec la carène et les sillons latéraux plus forts, antennes également grêles, cependant le 2® article presque 2 fois aussi long que le 1«'. Prothorax plus court que large, élytres bien plus profondément sillonnées, les points séparés par des intervalles moins distincts, segment anal çf bien plus grossièrement strié. Les deux sexes diffèrent peu entr'eux.
Ovale-oblong, noir, peu luisant, éparsement pubescent de gris. Tête médiocrement convexe, densémont et finement ponctuée, avec une fovéole frontale oblongue, plus profonde. Yeux arrondis, médiocrement saillants. Rostre de moitié plus long que la tête, densément ponctué, avec 3 carènes. Antennes noires, aussi longues que la moitié du corps, assez grêles; 2« article du funicule de plus de moitié plus long que le 1", les suivants en cône allongé, massue assez étroite, en pointe. Prothorax plus large que long, ayant sa plus grande largeur avant le milieu, assez fortement élargi sur les côtés, densément couvert de granules assez forts. Elytres à peine plus larges en devant que le prothorax, s'élargissant jusqu'au milieu, à peine arrondies séparément par derrière, assez déprimés, presque comme dans le cf * du précédent, profondément sillonnées, indistinctement ponctuées dans les sillons, interstries très-convexes et fortement granulés-ridés ; les poils gris se condensent parfois en très-petites taches peu visibles. Pattes comme dans le précédent, cuisses rouges, jambes d'un rouge un peu plus foncé ou noirâtres, genoux et tarses noirs. Jambes antérieures arquées en dedans vers l'extrémité et indistinctement dentelées. •— Long. 11,5 à 12,5 — larg. 5,5 mill.
cf A peine plus déprimé que la Q, ptéryges en pointe
Vn. OTIORHYNCHUS. i^o
réfléchie, dessous impressionné, segment anal assez forte* ment strié.
Q Dessous finement ponctué-ridé.
I Piémont.
S 58. 0. CJECVS Germ. Spcc. 1824. 351, i83. — Scli. Cure, n 562, 18
I et Bohm. Sch. Cure, vu 260, 10. — Kûst. Kœf. Eur. xxvin 73. —
Stierl. Beri. 1861. 86, 58.
Ce n'est probablement qu'une variété du nigev Ç, La forme du corps, la structure du rostre et des antennes, la forme et la sculpture du prothorax, s'adaptent exactement à un niger Ç un peu large, la seule différence qui se trouve c'est qu'il est un peu plus grossièrement et plus fortement pubescent de jaune soufre et que les points des élytrcs, aussi gros mais moins profonds, ne sont séparés que par un granule au lieu de l'être par un point distinct, comme dans le niger. Les interstries sont granulés-ridés, comme ' dans celui-ci. On ne voit çà et là la pubescence plus forte
que dans les points superficiels des stries ; la purulence et la pubescence du corps ne sont pas plus fortes que dans les individus tout-à-fait frais. — Long. 13,5 — larg. 1,5 mill.
On trouve encore une var. Q , qui pour la sculpture ne s'éloigne pas ou très-peu du cœms, dans laquelle les élytres sont plus convexes et beaucoup plus ventrues et presque globuleuses. — Long. 8 — larg. 6 mtll.
Carniole.
59. 0. NIGER Fab. Syst. Eni. 1775. 150, 121. — Spec. i 191, 1C8.
— Manl. 1 118, 223. — Ent. Syst. n 473, 332. — Syst. El. n 530, 137. — Germ. Spec. 3i8, 38. — Clairv. Ent. Helv. i 88, 5. PI. 8. f. 1, 2. — Payk. Fa. Suec. ni 295, 119. — Oliv. Enc. v 541, 317.
— Panz. Ent. Germ. 239, 175. — Gyll. Scli. Cure, ii 560, 15. vu 265, 23. — Redt. Fn. Austr. 742. — Kûst. K«f. Eur. xxvni 77. — Stierl. Berl. 1858. 260, 3 et 1861. 87, 59. — Multipmctalus 01. Ent. V 1808. 83«. p. 372, 441. PI. 25. f. 361. — Aler Herbst. Col. VI 1795. 332, 306. PI. 86, f. 4. — Gyl. Ins. Suec. ni 291, 22. — Scrobiculatus Gyl. Sch. Cure, n 1834. 561, 17.
Var. montanus Bohra. Sch. Cure, vu 1843. 306, 98.
Var. villosopunctaius Gyl. Sch. Cure. 1834. 560, 16. — Redt. Fn
Aust. 422.
Var. rugipennis Bohm. Sch. Cure, vn 1843. 265, 24.
Noir, luisant, peu pubescent de gris. Tête densément
iG6 MONOGRAPHIE DES OTIORnYNCfllDES.
ponctuée comme le rostre; front avec une fovéolo; rostre plus long que la tête, élargi par devant, anguleux, avec une ligne élevée médiane plus forte et un sillon assez léger de chaque côté. Antennes noires, pubescentes de gris, 2*' article du funicule 1 fois 1/2 aussi long que le i**, les suivants coniques, 1 fois i/2 aussi longs que larges, massue étroite ou longue. Prothorax aussi long que large, densément granulé, distinctement pubescent de gris sur les côtés, un enfoncement plus ou moins distinct de chaque côté un peu après le milieu. Elytres beaucoup plus étroites cf que 9 , strié de points un peu éloignés, gros, fovéolés, mais peu profonds, garnis sur les côtés dans les tîxemplaires frais de poils gris qui disparaissent par le frottement; interstries ridés et garnis de granules, distincts sur les côtés, mais déprimés et comme usés au milieu. Pattes rouges, genoux et tarses noirs. — Long. 8,5 à
cf Elytres ovales allongées, segment anal évidemment strié, ptéryges du rostre subacuminées, un peu redressées.
ç Elytres plus larges, segment anal ponctué.
Cette espèce est très-variable pour la taille (de 8,5 à 13,5 mill.); les exemplaires alpins sont extraordinai rement petits; pour la largeur des elytres, souvent beaucoup plus étroits (f ; pour la sculpture :
1* Du rostre : toujours de môme longueur proportionnellement à la tête, mais un peu étranglé à la base dans les individus des Alpes; la carène médiane est toujours médiocrement développée, mais les sillons latéraux sont souvent indistincts, de manière que le dessus du rostre paraît tout plan ; dans ce cas la ponctuation est plus forte et plus distincte; mais parfois on voit deux fossettes oblongues le long de la carène, qui forment naturellement des carènes latérales plus ou moins distinctes.
2*» Du prothorax : de temps en temps cf distinctement et assez grossièrement ponctué, sans granules, ou môme ponctué avec une ligne médiane lisse raccourcie devant et derrière.
3° Des elytres : tandis que les points des elytres sont plus profonds ou plus superficiels, les interstries paraissent plus ou moins fortement riJés ou granulés-ridés. Gêné-