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VII. OTIORHYNCnUS

ralement les cf ont les points plus profonds et les interstries plus lisses, les Ç les points plus légers et les interstries plus fortement ridés; les ç présentent aussi les formes les plus différentes. 11 y a des individus qui ont les interstries presque tout-à-fait lisses et les points très-profonds; il y en a d'autres avec des points très-faibles et les interstries fortement granulés-ridés ; on trouve tous les passages.

On peut réduire les variétés aux suivantes :

Var. viUosopmwtatus (Ziegl.). —Points plus légers, garnis de feutre blanchâtre dans les exemplaires frais ; interstries un peu fortement ridés.

Var. riigipennis Bohm. Sch. — Stries ponctuées plus légères, interstries ridés-granulés, rostre caréné mais légèrement et distinctement ponctué.

Var. angustatus (Mœrk.). — Long. 8,0 — larg. 3 mill. cf , gentille forme alpine, avec un léger étranglement à la base du rostre, les points des élytres assez profonds, avec les interstries lisses et les pattes d'un rouge de sang vif,

Pas rare dans les Alpes suisses.

Var. montanus Bohm. Sch.

Taille du meridionalis. Ovale -oblong, luisant, presque glabre. Tèto épaisse, ponctuée-ridée entre les yeux; rostre un peu plus long que la tète, épais, plan, dcnsément ponctué, légèrement caréné au milieu, avec de légers sillons latérajax. Antennes dépassant presque le milieu du corps, 2* article du funicule près de 2 fois aussi long que le !«', les suivants arrondis. Prothorax plus long que large, médiocrement arrondi sur les côtés, densément granulé-ridé. EJytres dilatées-arrondies aussitôt après la base, en pointe arrondie commune par derrière, grossièrement striéesponctuées ; interstries, surtout par devant, convexes, finement et densément granulés-ridés. Segment anal finement strié longitudinalement cf. Pattes touges, genoux et tarses noirs.

l^ns toute TEurope moyenne, de France jusqu'en Servie et aux Balkans, sur les sapins. Commun en Allemagne en plusieurs lieux ; com- *'«un dans toute la Suisse supérieure et dans les Alpes jusqu'au-dessus de 6,000 pieds.

168 MONOGRAPHIE DES OTIORHYNCniDES,

59«. 0. RUTILIPES Hoch. Mosc. Bul. 1851. i 75.

Ressemble assez à première vue aux plus grands exemplaires de Vovatus, toujours cependant un peu plus grand : à cause do la forme des antennes et de ses cuisses inermes, il trouve sa place près du montamis (Parr.) Sch.

Ovale-oblong, noir, luisant, presque glabre, antennes et pattes rousses. Front, ainsi que le rostre, fortement ridé dans sa longueur, marqué d'une profonde fovéole entre les yeux; plus forte cf que Q, Rostre aussi largo à l'extrémité que la tôte, à peine plus long qu'elle, fort rétréci de là aux yeux; également impressionné sur toute sa surface, de sorte que les bords latéraux sont tout aussi saillants que la fine carène médiane. Yeux très-grands, presque plats. Antennes grêles et s'étendant jusque sur les épaules des élytres ; 2® article du funicule un peu plus long que le 1*", les 4 derniers plus larges que longs, les 2 avant-derniers distinctement tronqués au bout, massue en ovale allongé. Prothorax un peu plus large que long, assez convexe, encore beaucoup plus fortement arrondi sur les côtés, densément garni de fortes fovéoles, entre do grosses rides légères qui latéralement se transforment en rides granuleuses; quelquefois il se forme au milieu une ride longitudinale, plane, droite, assez large, qui n*est pas plus élevée que les autres. Elytres ovales, fort convexes, rabattues par derrière et terminées en pointe obtuse; points assez grands mais peu profonds, et au devant de chaque point s'élève leur bord antérieur de manière que les élytres paraissent légèrement ridées en travers. Les peints sont à peine visibles sur la portion déclive, mais les élévations sont plus fortes et plus pointues et semblent presque tu berculi formes, les points des deux rangées souvent un peu irrégulières des interstries et ceux des lignes longitudinales un peu plus serrés sont également grands. — Les derniers ne sont pas toujours placés en séries superficielles, mais au contraire ordinairement, par leur rapprochement, distincts des rangées des interstries; sur les bords rabattus, on peut reconnaître deux sillons réguliers, dont toutefois l'un ou l'autre est tantôt raccourci, tantôt interrompu au milieu,

vu. OTIORHYNaïUS. \()\)

Antennes et pattes rouge clair, ces dernières très-luisantes ; cuisses fortes, en massue étroite et inermc ; jambes droites un peu rétrécies à la base et avant l'extrémitô, fortement élargies en pelle à rextrémitô môme. — Antennes et pattes pubescentes de jaunâtre; la surface est parsemée de poils sétiformes semblables, écartés, qui ne sont visibles qu'à la loupe. — Long. 6 mill.

Sibérie, Nertschinsk.

GO. 0. AUROPUNCTATUS. Gyll. Sch. Cure, il 1834. 56i, 23. -

Stierl. Berl. 1861. 89, 60.

Yar. fossor Bohm. Sch. Cure, vu 1843. 280, 54. Yar. rufipes Bohni. Sch. vu 1843. 269, 33.

Oblong-ovale, noir, subpubcsoent. Tête densôment ponctuée avec une Ibvéole fixjntalc ; rostre un peu plus long que la tête, distinctement caréné, sillons latéraux distincts seulement vers le bout, ponctué et faiblement pubescent. Antennes aussi longues que la moitié du corps, 2® article du funicule de moitié plus long que le 1", les suivants coniques; massue étroite, en pointe, densément pubescente. Prothorax pas plus long que large, médiocrement dilatéarrondi sur les côtés, densément granulé-ridé, et assez fortement bombé. Ely très médiocrement élargies, convexes, indistinctement arrondies chacune à l'extrémité, densément granulées-ridées, avec des rangées indistinctes par fois, peu visibles, de points plus gros distants; parsemées de points ou de taches de squamules dorées, plus ou moins nombreux, petits. Pattes rouges avec les jambes et les tarses plus obscurs ; jambes antérieures arquées et dentées en dedans. — Long. H à 12,5 — • larg. 5 à 5,5 mill.

Cf A peine plus étroit et plus déprimé que 9j segment anal assez fortement strié.

Cette espèce varie pour le nombre des taches squamuleuses, la force des stries ponctuées, ainsi que pour la taille.

Var. Le fossor Sch. a les macules squamuleuses vertdoré nulles, le rostre plus finement caréné.

Var. Le rufipes a les élytres un peu plus profondément striées-ponctuées et les macules vert-doré nulles.

Var. Enfin on trouve des individus beaucoup plus pe-

i70 MONOGRAPHIE DES OTIORIIYNCHIDES.

tits, surtout plus étroits, et du roste semblables au wfipes. Propre aux Pyrénées.

60». 0. COUYLI Chcvr*. Gren. Cat. 1863. 107, 129.

Ressemble au nifipes, mais il s'en distingue par ses ély très ovales plus étroites et plus convexes. Noir brillant, pattes rouges; Rostre conique, dilaté par devant, ôchaneré en angle, densôment rugueux-ponctuô, carène bifurquéo en devant. Tête de moitié plus courte, convexe, poîntilléo, marquée entre les yeux d'une petite fovôole; antennes allongées, obscures; scape atteignant le tiers du prothorax, i*^' article du funicule allongé, 2 fois i/2 plus long que le 1"; massue ovale -allongée, moins aiguë. Prothorax arrondi au milieu des côtés, coupé droit devant et derrière, plus étroit et moins rétréci en avant, couvert de granules serrés et nettement arrondis. Ely très plus étroites et régulièrement convexes, se terminant en une pointe mousse; stries avec des enfoncements carrés, séparés par des tubercules réguliers, à surface plane; interstries couverts de fortes granulations. Poitrine finement granulée ; abdomen luisant, ponctué, rugueux et strié. Pattes densément pointillées, inermes; cuisses et jambes terminées en massue. — Long, a — larg. 5 mill,

Alpes marilimes, sur le noisetier.

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