RICHARD, SARAH
R ICI! A RD, h Sarah.
Voulez-vous passer dans le bureau?
L’ABIME
SA BAH, se remettant et passant.
Je vous demande pardon, monsieur. (Elle va entrer dans le bureau lorsque tout à coup, elle s’arrête et jette un cri.) Ah!
RICHARD
Qu’y a-t-il? qu’avez-vous?
Rien.
RIC HA R D
Rien?
SARAH
Pardon... puis-je vous demander... Il y a un portrait dans ce bureau, monsieur?
RICHARD
C’est le portrait de ma mère. Qu’y a-t-il là qui vous effraie?
SARA.1I, k part.
Sa mère!
RICHARD
Oui, ma défunte mère.
SARAII, à part.
La dame d’il y a douze ans.
Elle fait un mouvement pour sortir. a
RICHARD
Encore une fois, qu’avez-voug?
SARAII.
Pardon, je regrette de vous avoir dérangé, je.. . je... ne crois pas que la place en question puisse me convenir.
Elle passe h gauche.
RICHARD
Restez, j’éprouve une émotion étrange... votre nom m’intrigue, votre figure m’est connue. Regardez-moi. J’y suis. Vous étiez l’une des gardiennes des enfants trouvés. Parbleu! # Sarah Robson, c’est vous qui m’avez soigné jusqu’à l’âge de douze ans.
SARAH, h part.
Que puis-je lui dire?
RICHAR D.
Vous êtes la chère créature qui avez eu pitié de ma pauvre mère. Oh! nous avons souvent parlé de vous, tous les deux. C’est vous qui m'avez désigné à elle dans le réfectoire, c’est vous qui m’avez fait ce que je suis.
SARAH
Oui, Dieu me pardonne, c’est moi!
RICHARD
Dieu vous pardonne! que voulez-vous diro? mais parlez donc.
SAIIAII.
Remettez-vous, monsieur. Vous avez dit il y a une minute que cette dame...