MARGUERITE, RISCHENBACH, MADAME DOR
Madame D>r ravaude des bas à la table à ouvrage près de la fenêtre Marguerite est assise à ses côtés, elle brode. Rischenbach compte de Par- -gent au bureau de gauche.
MARGUERITE, jetant un coup d’œil sur le square.
Monsieur Leslie sait que c’est aujourd’hui ma fête, et cependant monsieur Leslie ne vient pas.
RISCHENBACH, comptant l’argent.
Cent, deux cent, quatre cent, quatre cent cinquante livres sterling. Il en manque cinquante encore pour compléter les cinq cents, la somme soustraite par moi et qu’il me faut remplacer SOUS peine d’être perdu. ^Il s’assied au guéridon et y déposa . l'argent qu’il compte) Oh! ce luxe ruineux!... cette apparence menteuse d’opulence et de prospérité! Marguerite saura-t-elle jamais ce que me coûte le bien-être qui l’entoure ? L’a-t-elle même remarqué? (Marguerite vient prendro le panier U laine sur le guéridon près de lui. Rischenbach lui envoie un baiser. — Marguerite sourit à son tuteur et retourne k sa place.) Oui, oui, il n’v a que trois mois que nous sommes à Londres et elle a décidément changé d’allures vis-à-vis de moi, elle est plus familière, elle s’est souvent montrée presque affectueuse. Oh ! oui, elle pense beaucoup moins à cet homme, ce Leslie!
MARGUERITE
Pas de trace de M. Georges. Cependant je croyais si bien qu’il serait le premier à me souhaiter ma fête.
RISCHENBACH, maniant l’argent.
Que vais-je pouvoir luidonner?... Rien... rien que les fleurs qu’elle aime, les quelques fleurs dont la pauvre éloquence devra parler pour moi. S’il lui fait un présent, lui, ce sera