SCÈNE IV
Les Mêmes, RISCHENBA CIL
R I se il EN B A CH, dn dehors.
Ici, dans le salon, par ici...
Madame Dor se réveille en sursaut et reprend h terre ses ustensiles de
travail.
MARGUERITE, h Leslie.
Mon tuteur, laissez-moi!...
RISCHENBACH, suivi d’une bonne, qui pose des fleurs sur la console *• du fond.
Vois, Marguerite, regarde donc! Vois ces fleurs du pays, et dis-moi si une seule de celles que tu aimes a été oubliée?
MARGUERITE
Oh! qu’elles sont jolies! Que je vous suis reconnaissante!
RISCHENBACH.
Elles te font plaisir! Alors, c’est moi qui suis heureux. Mais mon cadeau n’est pas fait encore. (Tirant -on écrin de sa poche et le présentant ouvert à Marguerite.) Tiens, enfant, porte ces diamants et pare-les de cet éclat de jeunesse que leur valeur ne saurait leur donner.
MARGUERITE
Ohl comment avez-vous pu faire pareille folio 1 Pourquoi ne vous êtes- vous pas contenté des fleurs? Est-ce que j’oserai jamais porter de tels bijoux !
RISCHENBACH.
Rien, rien n’est trop beau pour toi, je voudrais...
Il s’arrête soudain. Marguorito a posé son écrin sur la table pour attacher à son cou le médaillon offert par Georges. Elle se retourne et pâlit sous le regard consterné de son tuteur, qui a suivi tous scs mouvements.