RICHARD MAY, UN NOTAIRE , SARAII, SAM
LE NOTAIRE, tenant un testament à te main. •
Sam Spark et vous Sarah Robson, vous êtes prêts tous deux à affirmer que ce testament, dont, comme témoins, vous venez d’entendre lecture, est l’expression de la volonté du testateur librement exprimée?
RICHARD
Oui, monsieur, telle est ina volonté ; n’est-il pas vrai ? ami Sam.
SAM
Moi! jeune patron, tout ce que vous voudrez. Seulement, j’ai à dire que rien de tout cela ne serait arrivé, si on n’eût pas changé le nom de la vieille maison.
RICHARD, secouant la lête tristement.
Le nom de la vieille maison changera bientôt encore, mon pauvre Sam.
SARAH
Ah! monsieur, que dites-vous là?
RICHARD
Sarah! tu m’as enveloppé de langes lorsque je partais en nourrice, tu m’habilleras bientôt pour un plus long voyage. Le nom de l’habit sera changé, voilà tout.
SARAH
Quelles idées! à votre âge!
RICHARD
Tu n’as pas répondu à la question de monsieur le notaire. Affirmes- tu que ce testament est l’expression de ma volonté?
SARAH
Il lo faut bien, mais rentrez, au nom du ciel, rentrez dans votre chambre. En l’absence du médecin, c’est moi qui réponds de vous.
• RICHARD, au notaire.
Est-ce prêt à signer, monsieur?