SCÈNE II
Les Mêmes, SAM.
SAM, passant sa tête par la porte entre-bâillée.
Moi, jeune patron.
GEORGES
Entre et attends là un moment, (a Sarah.) Et ce papier que je tiens est la copie du testament que toi et Sam avez signé comme témoins?
SARAn, arec nn sonpir.
Oui, monsieur Georges.
SAM, même sonpir.
Oui!
fiKnnr.ES.
Moi aussi, Richard, jo jure que ton dernier vœu sera exaucé, et que je trouverai, moi, l’homme que tu as cherche vainement pour lui restituer ta fortune, quand je devrais .y dépenser toute la mienne.
SAM, h part, se touchant le front.
Encore un jeune patron dont le toit n’est pas solide... lui faudrait six mois de cave.
• GEORGES
Eh bien? qu(y a-t-il, Sam ?
SAM, lui temlant une lettre.
Une lettre de Suisse, monsieur Georges. Oh! la Suisse! on n’a plus que ça ici. . L’héritier est Suisse, les amis sont Suisses, le champagne est Suisse. Pauvre patron I pauvres Anglais!... (Georges ouvre la lettre qu’il lit. Sam Passe à Sarah, qui se dirige vers la porte à droite, au delà du pupitre.) ÊtCS-VOUS un peu remise de votre douleur, mademoiselle?
SAn Ail.
Il faut se soumettre aux arrêts de la Providence, monsiébr Sam, c’est l’un des graAds enseignements de ce triste monde, et je tâoherai de m’y résigner.
Elle sort lentement, Sam la suit des yeux.