ACTE TROISIÈME
toutes ses forces... il tenta vainement de parler... la voix s’éteignit dans sa gorge. 11 tenait cependant, pressée dans la sienne, la main de monsieur Rischenbach et promenait son regard inquiet du docteur à la porte. — Georges, où est Georges? demanda-t-il. Le docteur s’élança vers lui, il le repoussa de nouveau enattirantmonsieurRischenbach dans sesbras! Aimezle, dit-il, vous qui êtes... qui devez être... ce furent ses dernières paroles, sa pauvre tête décolorée setomba lourdement pour ne plus se relever.
GEORGES
Et je n’étais pas là! Pauvre... pauvre ami! mon bien-aimé frère !
S An A H.
Ce fut avec peine que monsieur Rischenbach put dégager sa main de l’étreinte mortelle, et le docteur prit à son tour la main abandonnée, mais tout était dit, monsieur George, la bonne âme s’était envolée.
GEORGES
Sa dernière pensée fut pour moi, pour mon bonheur. Oh! je le vois, il voulait assurer mon mariage avec M arguerite. Il voulait que Rischenbach et moi fussions amis.
SARAH
C’est assurément ce quo comprit monsieur Rischenbach, qui, se retirant sur un geste du docteur, dit : « Tes derniers vœux » seront exaucés, Richard, je te remplacerai auprès de Georges, » je le suivrai pas à pas, et j’accepte la triste mission de lui » annoncer ta mort. »
GEORGES
Et il a religieusement tenu parole, Sarah, je n’ai pas ou, depuis lors, de meilleur ami. (On frappe à la porte.) Qui est là ?