‹ L'abime drame en cinq actes, en onze tableauxChapitre 67 sur 106 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

GEORGES, RISCHENBACH.

RISCHENBACH.

Puis-je vous être bon à quelque chose? M’est-il possible de vous aider?

GEORGES

Vous me trouvez dans un cruel embarras, cher ami.

RISCHENBACH.

Et vous ne me le dites pas tout d’abord? Que vous arrivet-il, bon Dieu?

GEORGES

Un vol de cinq cents livres sterling a été commis à notre préjudice.

RISCHENBACH, frappé.

Cinq cents livres! . %

GEORGES

Oui, cinq cents livres envoyées pour solde à l’un de nos fournisseurs ont été interceptées, et le voleur... (Mouvement réprimé de Rischenbach.) a poussé l’audace jusqu’à nous en faire parvenir le reçu. Un faux assurément.

RISCHENBACH, se contenant avec peino et s'efforçant de sourire.

Un faux 1 un vol? c’est choso’gravel savez-vous, Georges, qu’une pareille accusation !

L’A U IME

GEORGES

On ne nomme personne, mais le voleur semble être connu.

RISCHENBACH, so contenant violemment.

Par qui?

GEORGES

Par mon correspondant dont voici la lettre. Eh! pardieu, c’est l’un de vos patrons, Karl, peut-être pourrez-vous nous aider à trouver le coupable.'

niSCHENBAC»

Moi!

GEORGES, loi tondant la lettre.

Lisez vous-même, voyez si vous avez une idée de qui l’on accuse.

Rischenbach prend la lettre et la fixe sans pouvoir la lire.

RISCHENBACH.

Et le... le... reçu?

GEORGES

Le faux.

RISCHENBACH, avec un violent effort.

Le faux, oui!

GEORGES

Je l’ai là dans la caisse, avec les autres.

RISCHENBACH.

Là?

GEORGES

11 me faut'même le mettre à part.

Il prend le trousseau de clés, en ce moment au bureau, et va au coffro-fort

qu’il ouvre.

RISCHENBACH, b part, essuyant son front baigné de sueur. Découvert! perdu! Ah! Marguerite ! (jetant un regard féroce b Georges.) Et c’est lui ! mon faux est-il vraiment là? Pourrais-je le reprendre? Ah l si l’insensé le retire du coffre!

GEORGES, détachant le reçu d’une brochette où sont plusieurs autres.

Voici le reçu.

RISCHENBACH, b part, en s’élançant sur lui par un mouvement sauvage.

Je le tiens !

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