‹ L'abime drame en cinq actes, en onze tableauxChapitre 69 sur 106 · R1SCHEN B ACH · texte numérisé non relu

R1SCHEN B ACH

Vous entendez bien quejesuis demoitiédansl’affaire,que tant qu’ellene sera pasvidée, pointde repos possible pour moi. Je ne saurais vraiment attendre ici, vos renseignements de là-bas, et je veux d’ailleurs une explication catégorique et devant vous. Je veux de plufcvous faciliter la route. Les chemins sont médiocrement sûrs à cette époque de l’année, et je ne veux pas encourir les reproches de Marguerite.

GEORGES

Il faut que je la voie avant le départ.

R1SCBEN BACH.

Pardieu! Quand partons-nous?

GEORGES

Mais...

RISCHENBACH.

Voyons, pas d’enfantillage, et marchons vite en besogne. Venez dîner à la maison, vous ferez vos adiéux à Marguerite. Apportez votre bagage... le moins possible, vous savez? et nous prendrons le train-poste ce soir. Cela va-t-il?

GEORGES

Cela va.

RISCHENBACH.

Bien dit. A six heures alors!

GEORGES

A six heures.

RISCHENBACH.

Je cours prévenir madame Dor et Marguerite, (il remonte prendre son chapeau, puis il se retourne vers Georges, qui range la correspondance dans le pupitre A droite.) Dites donc, Georges?...

GEORGES

Quoi?

RISCHENBACH, désignant du bout de sa canne te tiroir où le faux

est enfermé.

N’allez pas oublier le reçu au moins.

GEORGES, riant.

Joli! Non, je n’oublierai pas le reçu.

RISCHENBACll, b part.

Je l’aurai, (il so retourne et se trouve face à face avec Sam qui entre.)

Au revoir, bon Sam; à six heures, Georges.

Il sort.

L’ABIME

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