‹ L'abime drame en cinq actes, en onze tableauxChapitre 84 sur 106 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

GEORGES, RISCHENBAGH.

RISCHENBACH, qnia versé du laudanum dans l’un des verres remplis d’eaude-vie, le présentant à Georges.

Ceci est de votre ressort, Georges, déguste^ et jugez. (Georges boità moitié la liqueur offerte et rend le verre àRUchenbach.j Médiocre, n’est-ce pas?

GEORGES

Plus que médiocre. Il y a un goût amer... Je ne vous conseille pas d’en boire.

RISCHENBACH.

Et je suivrai l’avis. (Il jette le reste de l’eau-de-vie droguée et repose le verre sur le plateau.) Et de plus je vais me coucher. A mon tour, je vous conseille d’en faire autant. Il faut être debout avant le jour, vous savez?

GEORGES, qui a passé à la cheminée.

Je le sais.

RI SC HE NB AC H , allumant sa bougie à celle de Georges sur la table.

Allons, bonsoir. A propos, Georges, est-ce que vous fermez notre porte à clef la nuit?

GEORGES

Jamais ! Je dors trop profondément.

RISCHENBACH.

Singulière raison! Je ne comprends pas.

GEO RGES.

Vous me comprendriez facilement si l’on avait à me réveiller du dehors, et que vous vous fussiez promis de dormir plus longtemps qile moi.

RISCHENBACH.

Vous plaisantez.

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